mercredi 15 août 2018

ET POUR ADIEU

Et pour adieu s’il faut le pauvre donde ces quelques lumières qu’on a cru entrevoircette tendre illusion, cet ultime partageà notre insu pourtant ne pourrons-nous alorscontraints nous aussi par quelle obscure dictéeécrire qu’une langue à jamais étrangèrecomme s’il n’était de mots pour ce témoignages’il devait être dit et rester inconnurévélée sa présence plénière et d’aucun nom rompued’aucun sens en nos fibres abîmée — la haute digitalereste intacte sur le bord du chemin, protégéepar la mort, d’elle seule est scellée cette lettrede... [Lire la suite]
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lundi 30 juillet 2018

LE CORPS UTOPIQUE...Extrait

Or, si l'on songe que l'image du miroir est logée pour nous dans un espace inaccessible, et que nous ne pourrons jamais être là où sera notre cadavre, si l'on songe que le miroir et le cadavre sont eux-mêmes dans un un invincible ailleurs, alors on découvre que seules des utopies peuvent refermer sur elles mêmes et cacher un instant l'utopie profonde et souveraine de notre corps. Peut-être faudrait-il dire aussi que faire l'amour, c'est sentir son corps se refermer sur soi, c'est enfin exister hors de toute utopie, avec toute sa... [Lire la suite]
mardi 17 juillet 2018

PATRICK ASPE...Extrait

Suis-je déjà mort... Il est des temps où la raison l'emporte sur les choix du temps...Mille raisons qui font la volonté des humains ...Que demain m'apporte la nuit infinie des mots,Morts joyeuses en éclats de vie,allongé dans les fougères fraîches,contemplations des cieux sous les grands arbres,la tête proche des racines et des pierres,monde oublieux...,l’eau des sources me baigne - aux galets,aux sables,où est-il ce mystère des hommes...Prendre son temps pour s'offrir aux vents...Rires insouciants des enfants...Les baisers... [Lire la suite]
mardi 5 juin 2018

UN FIL ROUGE DANS LE LABYRINTHE...Extrait

Mais ce n'est rienCela fait partie de l'illusion Racines plongées loindans le songequi tient l'éveillé Où fuitl'échaudéOù criel'écorché Sur la routeDans la traverséeEn chemin( tout perdresauf la peine ) Pas de raison Nous coulons dans le hasard profond   .     CHRISTIAN ARJONILLA     . .   Oeuvre Christian Arjonilla
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jeudi 8 février 2018

POURTANT, UN JOUR...

Quand le ciel est raide, dénué de la générosité qu’il offre au crépuscule pour couvrir le jour quand il décline, quand son bleu se lénifie à devenir le mauve parme que produit la blessure ; quand l’aube peine à étaler sa blancheur véloce à refuser aux sourires l’extase de creuser les fossettes ; quand la nuit s’écrase sur les massifs des nostalgies sans douceur, sans courtoisie ; quand les étoiles sont fuyantes, quand elles s’éteignent subitement après leur apparition augurant de nouvelles surprises dures à porter ; quand les cœurs... [Lire la suite]
samedi 23 septembre 2017

POURQUOI DES POETES EN TEMPS DE MANQUE ?

" La poésie de nos jours est-elle un sujet d'étonnement ? De dérision plutôt. Non pas aux yeux des autres : à ceux d'abord des poètes. L'écriture, son agonie.Ne fallait-il pas découvrir les pièges où la poésie facilement se laissait prendre ? Ce mythe de l'innocence ou de l'unité grâce auquel les poètes ont pu vivre en ces temps du manque, ou survivre, angélisme, a-t-on dit, respectant, perpétuant le schéma reli­gieux : poésie, paradis. Le poème avait mission de purifier, il le pouvait, ses mots parti­cipaient à l'être et tendaient... [Lire la suite]

mercredi 26 juillet 2017

DISSOUDRE

Regarde les tes pierres grises et sales Tu dis qu’en les retournant on y trouve Des grenades tranchées des rouges qui ruissellent Et l’or des fous qui pleure le long de la blessure Vive Regarde ce que tu vois et que personne Ne veut voir et remets les pierres en place Garde pour toi les cris le feulement et l’herbe Couchée sous les deux corps qui s’enlacent La trace de l’étreinte et le goût sombre du baiser Toutes les Eurydice dans les bras de Maman Perséphone Concierge de l’Enfer qui fait cuire ses poireaux Le monde qui a l’odeur des... [Lire la suite]
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samedi 15 juillet 2017

L'ILLUSION

Bleutée Fragile L'Illusion Racole Sur nos chemins de terre Porteuse de risques et d'étoiles Elle naît d'entre les dunes Comble nos vides Rachète nos chagrins Si l'œil lucide La traverse Elle s'écroule Essaimant voiles et chimères Blessant le souvenir Chute provisoire En attente Du prochain envol. .     ANDREE CHEDID     .     Photographie Nathalie Magrez mondessensibles.canalblog.com        
samedi 8 juillet 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Elle rêvait souvent, alors...Elle multipliait les rêves comme si la vie, menacée dans son terme, avait besoin d’être doublée, prolongée par l’illusion du songe.Son inconscient créait des lieux infinis. Elle passait de l’un à l’autre avec aisance, traversait le temps, les âges, les contrées sans s’étonner. Elle nouait le presque réel à l’absurde sans se réveiller. Il lui arrivait d’en rire dans son sommeil, d’en sourire encore se réveillant......Ses rêves germaient le jour et s’épanouissaient la nuit. Mais, de temps à autre, ils... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

BLEU SEULEMENT

A la lisière seulement ce vent qui bruisse Une basse à laquelle s’accommode le temps Une illusion de soleil et de verdure Derrière laquelle vont tous nos maux Le bleu seulement le bleu Une promesse de repos une étamine Sur le grand lit des désespoirs Sur le patchwork des espérances Une veille parcimonieuse et altérée De vains rêves que nous faisons Et qui s’étiolent ainsi que des soleils levants Que la lumière écartèle et tue Le bleu seulement le bleu Offrande des silences Ceux que nous avons sertis Des pierres que nous avons... [Lire la suite]