dimanche 2 décembre 2018

LES SEPT SOLITUDES....Extrait

  L’année était du temps des souvenirs, Le mois était de la lune des roses, Les cœurs étaient de ceux qu’un rien console. Près de la mer, des chants doux à mourir, Dans le crépuscule aux paupières closes ; Et puis, que sais-je ? Tambourins, paroles. Cris de danse qui ne devaient finir, Touchant désir adolescent qui n’ose Et meurt en finale de barcarolle. — T’en souvient-il, souvient-il, Souvenir ? Au mois vague de la lune des roses. Mais rien n’est resté de ce qui console. Est-ce... [Lire la suite]

dimanche 30 septembre 2018

LE DESIR ET LA POUSSIERE...Extrait

Les ombres des morts sortent de la poussière et s’envolent dans le vent   je crois en une seule terre en un seul ciel je crois en la résurrection des pierres et l’immortalité des vagues   je crois au murmure des graines dans la terre je crois au silence des lacs de forêt   les nuages descendent quand je les appelle les continents engloutis surgissent de la mer et l’arc-en-ciel se casse en deux les églises se renient les unes les autres avant que le coq ne chante pour la troisième fois les déserts... [Lire la suite]
dimanche 16 septembre 2018

FRERES DE MEDITERRANEE

Frères de Méditerranée, nés en Afrique, nés en Europe, que les continentsNe contraignent pas ne contiennent plus(Alors, les pays…) Frères noir bleu, noir d'éclair, bistres, basanés, ocres,Frères des grands rivages et des criques cachées,Frères des générosités, des pirogues des felouques frères des voiliers,Frères des voyages et des voyageurs, frères des langues que nous nous échangeonsGages de paix, Frères droits dans la mort et dans l'amitié Frères de pitié,Frères des khamsins et des meltems, Frères des vents insaisissables et des... [Lire la suite]
mardi 1 août 2017

SONATINE POUR PIANO

Viens ici, faisons une poésie qui n’ait senteur de rien et cependant tout dise, et soit ruisseau de sons grêles qui dans les sables se perd et meurt quand son murmure s’amenuise ; faisons une sonatine pour piano à la Maurice Ravel, petite musique incohérente mais sans complications, de toute façon crois bien qu’à gratter le fond point de sens ; faisons quelque chose d’un genre léger.   Viens ici, point même besoin d’aller déranger la Nature avec ses graves paysages et les pyrotechniques astrales ; nous n’irons... [Lire la suite]
jeudi 4 mai 2017

FRENCH DREAM...Extrait

 « Je ne sais pas enfin, quand je relis le mot destin qui s’est glissé sur la page un peu plus haut sans que je le pense réellement, si je dois fondre en sanglots ou rire aux éclats, sautantsottement en cognant ma tête contre le mur le mieux serait d’alterner rires et larmes engrimaçant ,tant ce mot est dans mon esprit associé à la grandeur, la gloire, l’immortalité. Il est inapproprié en fait de nommer destin une chienne de vie menée sans laisse au jour le jour,dont une grande partie est consumée dans des bars sordides « trous à... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

" Il se pourrait que le chant Soit plus fort que la nuit Il se pourrait que le sang Sculpte une terre de vie Il se pourrait que le vent Conduise vraiment au pays Et que les mots faisant la chaîne Arrachent à la roche la gorgée d'eau Où tremble la femelle du renne Ce peu de clarté pure qu'il faut Pour croire que ca valait la peine Les faims les soifs et les couteaux Quand tu seras devenue très belle À force de souffrir Quand tu seras devenue très belle Je m'approcherai sur la pointe des ailes Je toucherai tes paupières Ton... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 20 juillet 2013

LES MOTS LONGS - POEMES 195O - 1994...Extrait

La fleur pourrait voler, le papillon prendrait racine, l’étoile éclairerait la vie dans le cœur, la veille effaroucherait le jour, et le rêve aurait un sens. Tout est possible, peu importe. L’indifférence est la haute pensée qui règle le cours des événements. .... L’envie d’immortalité est pareille à la peur de l’ombre, et histoire de voiler la même réalité, on croit surmonter ses propres limites en se figurant que le savoir de l’autre vaut l’infini. J’énumère de désagréables évidences. Il semble pourtant que le plus vrai ne... [Lire la suite]
mercredi 6 octobre 2010

LA TERRE PROMISE...Extrait

Je n’ai pour amie que la nuit. Avec elle, toujours je pourrai parcourir De moment en moment des heures, non pas vides, Mais un temps que je mesure avec mon cœur Comme il me plait, sans jamais m’en distraire. Ainsi, lorsque je sens, Encore s’arrachant à l’ombre,  L'espérance immuable À nouveau débusquer en moi le feu Et le rendre en silence À tes gestes de terre Aimés au point de paraitre, lumière, Immortels. . GIUSEPPE  UNGARETTI .