mercredi 17 avril 2019

MADAME, AVANT LE JOUR...

  Madame,qui d'hier me regardezcomme un jugement d'ailes on m'a conté vos criset vos prières l'histoire de mes frères assisveillant à vos côtés l'ange noirla beauté des Enfersque leurs yeux n'osaient plusni voir ni boirede peur qu'on les réveille avant le jour, Madame,avant le jour Tant d'années ont passé à lisser l'aube et la lumière sous une barquesans autre poésie que l'oubli de la Seine Tant d'objets ont polijusqu'à l'iris nos coeurs d'enfants sous une imagesans autre... [Lire la suite]

mardi 16 avril 2019

LARMES DE PHARAONS

  En dépit de l'embrasement du coeur de Paris, je pense à tous ces compagnons du Devoir qui vont avoir un travail digne de leur savoir-faire pendant quelques années pour restaurer ce chef-d'oeuvre qui retrouvera une seconde jeunesse, pas virginale mais sûrement aussi belle qu'avant. D'ailleurs le sieur Pinaud vient de faire don de 100 millions à la nation, ses amis vont suivre et ça ne gêne personne qu'il n'y ait jamais de pognon pour sortir les pauvres de la misère, pour soigner ceux qui ne le peuvent... Une cathédrale vaut... [Lire la suite]
mercredi 15 août 2018

LE ROYAUME INVISIBLE...Extrait

Où est la semence De l’arbre abattu, Des bois incendiés,   Ou bien racine vivante Ensevelie sous la cendre ? Sortant des replis du bourgeon   Quelle dernière feuille s’efforce A la vie, quelle dernière Fleur desséchée ?   Le fruit de notre moisson Notre longue peine N’est-il que poussière ?   Vers quel pays lointain, merveilleux, Portée par le vent Quelle semence ailée   Quelle étincelle du feu De l’holocauste Pour allumer une étoile ?   .     Where is the... [Lire la suite]
mardi 28 août 2012

CHANT V

… Et toi, Femme dont la peau caresse quand tu passes, plus blanche que la douceur de le dire, dont la respiration suspend la planète à travers l’eau rouge d’aurores, le souffle qui éteint un astre et en allume un autre, tu portes mon tremblement comme je porte sur moi ton existence. Femme de colombes en plein vol, aux yeux de métal blessé, aux yeux où l’eau incendie et le feu mouille, sépare-moi de cette solitude qui laisse en solitude tout ce qu’elle touche. Femme, jour fermé, femme à la démarche nue, au chant nu, je vais et viens... [Lire la suite]