mercredi 10 août 2016

ARTHUR RIMBAUD A PAUL DEMENY - " JE EST UN AUTRE "

« Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène. Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !... [Lire la suite]

lundi 22 avril 2013

SOUFFLES...Extrait

"Du vaisseau natal ne reste quel'avenir d'un voyage avorté.Coule sur le corps l'âcre couleurd'un lever d'inconnu. Qui pour dire?Une main, ou peut-être une voix,s'approche, frôle, emmène le crivers le val de deux sources immunes :C'est la première douceur à vif.Un peu de matin dans le nocturne."   .   JEAN-FRANCOIS AGOSTINI   . Oeuvre Michaël Parkes        
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lundi 21 janvier 2013

LES MARGES DU JOUR...Extrait

La terre est mince comme un fil et sans le balancier des étoiles il craint à chaque pas de tomber en dehors de changer d'âge, de couleur d'yeux de ne pouvoir rien prendre avec les mains sinon la main de l'inconnu, en face qui marche vers lui comme sur la mer   .   JEAN-PIERRE LEMAIRE   .  
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vendredi 23 novembre 2012

RESTER HUMAIN...Extrait

(...) Chaque âge, chaque blessure ouvre un secret, révèle un pan invisible de nos vies. Ne juge pas. Écoute. Ne prétends pas savoir. Regarde. Ne te plie pas aux illusions partagées. Vois. Chaque âge a son ombre. Chaque blessure a son fantôme. Avance. Écoute le murmure derrière le cri, regarde le fantôme derrière le rire vois la chair devenir larme et vision et silence. Non, tu ne connaîtras pas la langue du monde. Non, tu ne sauras pas le secret du vivant. Pourtant ta chair parle la même histoire. Pourtant ton coeur... [Lire la suite]
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samedi 30 juin 2012

JACQUES DUPIN

La poésie vit du désir, et de la mort. Et du vide qui la soulève. Pourtant elle s’adresse à quelqu’un. A un lecteur inconnu. A l’inconnu de tout lecteur. Elle ne respire, elle ne se détend, que tendue par le désir de l’autre. L’autre étant l’inconnu, elle étant l’absence toujours . . . JACQUES DUPIN . . .   Oeuvre Eugène Delacroix  
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lundi 18 juin 2012

L'ANTAGONIE...EXTRAIT II

 Ce qui vient ce qui ne se montre pas mais qui arrive ce qui affleure sans signe distinctif préalable mais qui éclot ce qui ne porte pas promesse mais qui surgit ce qui se faufile sans avoir prévenu ni présent ni avenir dans la non-panoplie d'une nudité sans pareille telle que l'univers entier paraît vêtu d'une absurde tunique ce qui est fruste et dépourvu d'énergie repérable ce qui a la faveur de l'inconnu sans en posséder les atours et se dispose pourtant à tout emporter sur son passage ce qui va défier chaque... [Lire la suite]
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jeudi 10 mai 2012

JE BÂTIS MA DEMEURE

Je suis à la recherched’un homme que je ne connais pas,qui jamais ne fut tant moi-mêmeque depuis que je le cherche.A-t-il mes yeux, mes mainset toutes ces pensées pareillesaux épaves de ce temps ?Saison des mille naufrages,la mer cesse d’être la merdevenue l’eau glacée des tombes.Mais, plus loin, qui sait plus loin ?Une fillette chante à reculonset règne la nuit sur les arbres,bergère au milieu des moutons.Arrachez la soif au grain de selqu’aucune boisson ne désaltère.Avec les pierres, un monde se ronged’être, comme moi, de... [Lire la suite]
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