dimanche 11 juin 2017

ALGEBRE

Il faut donner un nom A l’inconnue, pour la mêler à l’équation Dire X, chère, voulez vous bien Venir symboliser ce que je ne sais pas ? X ma tendre X, ma fière, ma croix qui barre le chemin A l’intuition, X jument poulinière sous qui naissent Ceux que l’on ne veut pas, j’y ai échappé de peu X, film interdit, les enfants y verraient des chairs S’emboiter dans des ahanements de bêtes fatiguées, X sans bruit le corps croisant l’autre le clouant A la pesanteur, X des siestes de chaleur, X Ma multiplication en majuscule Ixe écrite en... [Lire la suite]
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dimanche 28 mai 2017

LES ESPACES DU SOMMEIL

Dans la nuit il y a naturellement les sept merveillesdu monde et la grandeur et le tragique et le charme.Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légendecachées dans les fourrés.Il y a toi.Dans la nuit il y a le pas du promeneur et celui de l’assassinet celui du sergent de ville et la lumière du réverbèreet celle de la lanterne du chiffonnier.Il y a toi.Dans la nuit passent les trains et les bateaux et le mirage des paysoù il fait jour. Les derniers souffles du crépusculeet les premiers frissons de l’aube.Il y a... [Lire la suite]
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jeudi 30 juin 2016

RAINER MARIA RILKE

Ô mes amis, vous tous, je ne renie aucun de vous ; ni même ce passant qui n’était de l’inconcevable vie qu’un doux regard ouvert et hésitant. Combien de fois un être, malgré lui, arrête de son œil ou de son geste l’imperceptible fuite d’autrui, en lui rendant un instant manifeste. Les inconnus. Ils ont leur large part à notre sort que chaque jour complète. Précise bien, ô inconnue discrète, mon cœur distrait, en levant ton regard.   .   RAINER MARIA RILKE   .       Photographie... [Lire la suite]
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lundi 30 mai 2016

CHANSON POUR UNE AMOUREUSE SECRETE

II y avait dans les feuilles une femme qui riait si petite qu’on pouvait en faire une ardoise pour les toits. Une femme pour chaque rire si rose pour couvrir tous les toits. Je pouvais dans la douleur la clouer comme un ciel au sang, au vent ou à l’ombre de l’arbre ou encore à ses ailes. Mais l’amour me surprit dans ma haute nuit de haine avec un oiseau mort dans les bras. Jusqu’où chercherais-je à m’oublier ? Il y avait une femme au milieu de la terre, si rongée de mystère qu’on la prenait pour un fruit pourri. Et les hommes la... [Lire la suite]
lundi 14 avril 2014

LABYRINTHES...Extrait

Quand elle eut relevé le front et tourné de nouveau ses yeux vers moi, elle recommença à me regarder. Je me tus encore et l’examinai trait à trait. Soudain, je me mis à penser à l’Inconnue. L’image d’Elisabeth et l’image de l’Inconnue se superposèrent. L’Inconnue était celle dont le corps se pare de toutes les perfections et l’âme de toutes les séductions. L’Inconnue peut toujours être comparée au ciel supérieur et immobile au-dessus des étoiles visibles : rien ne peut mettre une borne à l’imagination. L’Inconnue avait peut-être... [Lire la suite]
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