mardi 22 août 2017

LES INEDITS ( 12 )

 Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
lundi 16 mai 2016

POESIE ET REALITE...Extrait

La poésie est une tentative risquée et visionnaire d’accéder à un espace qui a toujours préoccupé et angoissé l’homme : l’espace de l’impossible, qui parfois semble aussi l’espace de l’indicible. J’ai toujours pensé la poésie comme la plus éminente manifestation de cette histoire occulte des hommes et de la correspondance ineffable avec la réalité qui s’y révèle, au delà du gonflement du simple temps linéaire, au delà des formules et des systèmes qui codifient la connaissance, la prière, le regard, le geste, le lieu, l’amour, le... [Lire la suite]
dimanche 8 novembre 2015

TERRE TERANGA...Extrait

en terre teranga le fleuve pleure ce poème que jamais je n’écrirai et le sable de ton corps en mémoire du jeudi tremble comme la flamme sabrée de la mèche la ville s’écoule à l’embouchure des couleurs dans le secret des palétuviers entre les spirales de l’oiseau-voyageur et la danse rocailleuse du muezzin le silence s’enfonce rouge dans la nuit dénudée ta voix émerge de la rumeur de la mer il me revient ces chants anciens nous les pleurions devant le lac de sel avant de faire offrande aux dieux et nous en aller sans nous... [Lire la suite]