lundi 14 août 2017

AU NOM DE L'HUMANITE

Nous vous remercions. Mon voisin, mon ami, Ils étaient venus agresser la voisine Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit qu'elle se prostituait Ils l'ont violée puis, ils lui ont lacéré les seins au nom de la société et de sa morale Et tu t'étais tu Mon voisin, mon frère Ils étaient venus m'humilier Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit que j'étais un libertaire Ils ont parcouru mon corps de rapières Au nom de l’État, des prélats et autres vicaires Et tu t'étais tu Mon voisin, ô mon voisin   Ils étaient venus... [Lire la suite]

samedi 12 août 2017

JEAN ROUSSELOT...Extrait

Nous mourrons sans avoir apprivoisé les choses Qui nous cernent en attendant De nous incorporer Elles n’ont pas même un regard Pour les moignons d’âme qui nous restent Et laissent pourrir à leurs pieds Nos humbles propositions de trêve. Celles qui nous doivent la vie Ne sont pas les moins odieuses On peut mourir de l’indifférence d’un arrosoir Aussi bien que du poids d’une avalanche.   .     JEAN ROUSSELOT     .     Oeuvre Omer Amblas
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dimanche 4 juin 2017

ALLEZ-Y

Je ne veux plus parler des corps alignés par terre Dans leurs sacs Ni du troupeau serré dans les barrières qui rue Et vous comptez Un égorgé ici et quatre vingt ailleurs brûlés Mille au fond de la mer Et il y aurait à Londres des Français dans le lot C’est plus grave Que si c’était des Polonais ou des Inuits ou des Espagnols Et les barrières Autour des bœufs et des poules élevés en batterie Se resserrent Les sabots les cornes les becs les ergots se barbouillent D’innommable rouge On évalue selon la statistique qu’à eux seuls ils... [Lire la suite]
dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]
dimanche 26 mars 2017

ESPERANCE...Extrait

"Persévérer à chercher davantage la saveur que le savoir, le balbutiement que la rhétorique satisfaite. Persévérer en ces temps de fer à faire crédit à ce qui est fragile, à ce qui vacille, à ce qui fait faillite. Persévérer à avoir foi en chaque homme, ... à préférer être déçu dix fois plutôt qu’hostile une seule fois. Persévérer à n’investir que dans le sable qui coule entre les doigts et dans les espérances non cotées en bourse. Persévérer à croire que l’instinct primordial en chaque homme est la vénération et que c’est la... [Lire la suite]
dimanche 25 décembre 2016

DES CAGES

Le ciel pleure à froides larmes. Il met la barre bien trop haut pour mes fragments d'ailes. Je parcours la terre basse, sa sueur, sa fourbure, ses heures denses. Le fracas du monde étouffe le silence, l'universelle place. La vie fouille les poubelles. Une rumeur de basse-fosse emplit le cœur des hommes. Je ne vais plus au bois, les arbres sont coupés. Alice et le Lapin Blanc tremblent dans un trou de bombe. Le Prince trompe Cendrillon, le Petit Poucet n'échappe plus à l'ogre. Dans des cages de béton chacun ignore son voisin.... [Lire la suite]

samedi 26 novembre 2016

PENDANT QUE ME REVIENS L'ODEUR DES FOINS...Extrait

Nous dépendons de deux ou trois motsIls tissent autour de nous une étoffe protectriceContre le froid de l'indifférenceSi peu de mots pour vivreNotre mendicité ne fait que commencerLes rêves se frottent à nouscomme des chats familiersComme eux ils s'enfuientSans que nous puissions les retenirPour ne pas rester nusNous avons besoin de mots   .   COLETTE ANDRIOT   .    Oeuvre Myrrha https://www.facebook.com/atelierdemyrrha?fref=ts
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mardi 15 novembre 2016

ESPOIR QUI DEPASSE LA DOULEUR

Bombes d’épouvante qui tombent,Euphémismes ravageurs,Horreurs d’un conflit long, long, si longVictimes innocentesDe grands malheursEt de pertes cruelles.Le sang n’ a pas fini de couler,Les cadavres s’entassent,Des montagnes de cadavresDans une Palestine martyrisée,Effroyablement torturée,Accablée de meurtres et de blessures,Une Palestine épuisée et démunie,Dans son ghetto.Massacres et violences perpétrées à l’infiniPar une idéologie sanguinaire,Contre une population soumise à une politique de terreur,En toute impunité,Par une... [Lire la suite]
lundi 19 septembre 2016

JOËL VERNET...Extrait

« J’aime ces aubes silencieuses, quand le monde paraît à l’arrêt, en sommeil, son vœu étant peut-être que nous le contemplions durant un bref instant. Le voir, en effet, sans le piller, est-ce cela notre humble tâche ? Il nous attend chaque jour, mais personne ne vient à lui, ne le contemple plus, alors il s’efface, emportant ses haillons, son absolue splendeur ».   .   JOËL VERNET   .
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vendredi 29 avril 2016

HORS SAISON ( à paraître )...Extrait

L'indifférence, la méchanceté, la débacle, l'agitation, les petitesses, sont affaires d'hommes. Leurs ego bétonnent, leurs monnaies enterrent, leurs croyances mentent, leurs pouvoirs détruisent. Loin de ces jeux morbides, un seul lilas sauvage, un pan de mur éboulé, le trait roux d'un renard, un geste de moineau, un ru sur la poussière, des pépites de rires, donnent inlassablement la clé, le sens du vivant. L'écriture brûle comme un fagot bien sec. Ses cendres iront nourrir le vent et les graines qui ne demandent rien. Loin des... [Lire la suite]