jeudi 9 juin 2022

BRETAGNE

Notre terre N’était pas de soleil ni de feu Mais de sel et de vent De rocs anéantis par l’infini sauvage Et de volcans défaits aux ventres ronds de femmes En mal de naissance Nous avions pour colliers Des nuages d’azur Des rives brodées d’aulnes Des rivières sauvages Des filles du soleil Des améthystes sur tous chemins Et la rumeur des cieux qui bruissait dans nos branches Nous avions des saisons des siècles des marées Des ferveurs migratoires De grands oiseaux de mer signant nos territoires Des sanctuaires... [Lire la suite]
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jeudi 2 juin 2022

BERNARD PERROY...Extrait

Si je le pouvais, j'entrerais dans le vent lui-même qui danse et met en mouvement chaque feuille, j'entrerais dans la lumière elle-même avec ses jeux de couleurs qu'elle fait varier d'heure en heure à l'infini, j'entrerais dans la patience elle-même de tout ce qui se laisse faire et ne se voit pas dont le secret nous reste si longtemps voilé à force d'évidence... . . . . . BERNARD PERROY . . . . Oeuvre Fata Bahmad
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mardi 31 mai 2022

JEAN-MICHEL SANANES....Extrait

  Je voudrais être cet oiseau planantloin de la lourdeur des temps,ce goéland qui, venant d'une meraux vents hostiles,pénètre le paysage,le mesurant comme l'enfantqui sonde la question.Que doit-il voir en son maître :l'homme, le savoir, la bienveillance,sa propre taille ou son insignifiance ? . Je voudrais regarder la terrecomme le migrant et sa tribucherchant un rivage de bon accueil. . Scruter le monde avec un œil de pierrequi, du haut de sa mémoire,se souvient de la naissance de l'univers,du combat... [Lire la suite]
vendredi 31 décembre 2021

COULEURS INFINIE DE L'ABSENCE

Les rêves usent les limites. Improbables traces. Déchirures. Haillons. Des souches par centaines. Arbres morts. Décombres. Regards éperdus aveuglés dépossédés… Les images naissent fugaces comme ces oiseaux dans le bleu mouillé. Tout est à recomposer à dénouer à renouer brin par brin. Patience. Tout est à oublier à effacer mot après mot. Je t'écris d'un pays sans parapets ni ancrage sinon la stridence d'un autre temps. Je t'écris de là-bas où rien ne tient où tout dévale vers la nuit que tu me... [Lire la suite]
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dimanche 18 juillet 2021

LE BLEU

Petit clin d'oeil à ma Joss . . Cette profondeur, c’est dans le bleu qu’on la trouve et, déjà, d’une manière théorique, dans son mouvement, 1° mouvement d’éloignement de l’homme et 2° mouvement dirigé vers son propre centre. Il en va de même lorsqu’on laisse le bleu (la forme géométrique est ici indifférente) agir sur l’âme. La tendance du bleu à l’approfondissement le rend précisément plus intense dans les tons les plus profonds et accentue son action intérieure. Le bleu profond attire l’homme vers l’infini, il éveille en lui le... [Lire la suite]
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dimanche 7 février 2021

PALAIS DE GLACE...Extrait

  Il en est des miroirs comme de la mémoire, ils sont déformants, c’est une autre réalité mais elle reste virtuelle, si l’on pouvait se voir avec les yeux des autres, la vision serait toute autre. Nous reste toujours l’image mentale que nous avons de nous plus jeune et en adéquation avec le souvenir de notre force, de notre poitrine volontaire, ce héros secret qui nous hante et nous permet de vieillir sans nous en rendre compte jusqu’à la rencontre de notre reflet que nous ne reconnaissons pas tout de suite, qui nous... [Lire la suite]

vendredi 17 juillet 2020

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]
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jeudi 30 avril 2020

AUTOPORTRAIT SANS MIROIR

  Il me faut maintenant un arrêt, une halte prolongée, une place dans le creux, dans les plis, hors de l'impatience.Voici mon lieu de vie mal situé encore, inachevé, à la frontière de la démesure, de l'utopie. C'est une traversée extrême, infinie, du bord au rivage, d'un train aux vitres sales à un autre plus fulgurant, interminable comme dans les rêves… Une traversée quotidienne, attendue, espérée, une découverte voluptueuse parfois.Une table trop encombrée comme toutes les tables où l'on s'arrête souvent, voici le lieu d'où... [Lire la suite]
samedi 11 avril 2020

LE SENS INNE...BEAUTE

Un coeur d'oiseau bat sous la plumeUn coeur d'oiseau bat frêle sous la plumeIl chante, brisé et brisantRamage grêle du soleilRoulant vers les grèves du couchantSeule j'aimeJ'aime comme on tisseToute la nuit j'aimeUn duvet de lumière sur les feuillesEclaire mon ouvrage de deuilJe ne vais guère viteMes doigts sont fatiguésDe jouer avec les cordes du métierMa vigueur ploieLe coton ne file pas droitDe ces trames empeséesDont je redresse le biais Je n'ai plus le teint fraisSauf à user de fardsInfiniment je tisseDieu sait qu'il est trop... [Lire la suite]
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jeudi 12 mars 2020

PAT RYCKEWAERT...Extrait

Tu voudrais la pluie douce sur tes lèvresla terre sous tes pieds, épaisse et tendre la pourrissure aussi à coller un peu à la peauà faire la vie quelque chose qui te rappelle d’où tu viensle jour à peine écrit les premières sueurs du printempset le pollen des mots. Tu voudrais te sentir vibrante en dedanslà où ça respire, là où ça veut l’effervescence et l’envietous les sursauts. Habiter le naissant du mondesans jamais en connaître la fin.     .     PAT RYCKEWAERT     .   Oeuvre... [Lire la suite]
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