mercredi 3 mai 2017

A CEUX QUI VIENDRONT APRES NOUS

Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle. Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ? C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en... [Lire la suite]

vendredi 19 novembre 2010

LETTRE A LEO

Cher Léo,  Il y a dix ans que tu n’écris plus de musique.  Il y a dix ans déjà que tu vis là-haut avec la musique des anges – ou de Lucifer (oui, je préfère…)  Il y a dix ans, au moins, que moi, je n’écris plus de poésie (mais cela n’intéresse personne…)  « À la galerie j’farfouille, dans les rayons d’la mort », disais-tu…  Là, pour le coup tu y es !  Cher Léo,  Sous le pont Mirabeau coulent toujours les cadavres de verre de Paul Celan et Ghérasim Luca ; De là-haut, qu’est-ce que tu vois... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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