mardi 10 novembre 2015

COMMENT ENTRER DANS UNE MAISON

La différence entre les portesqui ouvrent les clefset les clefs qui ouvrent les portessépare la réponse des passagesCe n'est qu'exceptionnellementqu'une clef ouvre sa portemême si elle est sans maisonet dresséeau milieu d'un désertIl faut s'habilleren réponsepour parler aux clefset en questionspour parler aux portesIl y a des clefsqui s'ouvrent seulesIl y a des portesqui restent ferméeset qui s'ouvrentà l'intérieur d'ellesdans un seul effondrementde la maisonLa serrure des passagesest toujours une questionDevenir une portequi ouvre sa... [Lire la suite]
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vendredi 30 octobre 2015

COLETTE GIBELIN ...Extrait

... « Envolés, les oiseaux, portés par la respiration du monde dans l’étonnement de l’azur Un grand déferlement de voix pures, là-haut, Là-haut Éclats du temps, rêve mystique La délivrance est musique et splendeur On dépasse le chaos On s’ouvre à d’autres innocences et nos élans intérieurs enfin déploient leurs ailes   Envolés, nos désirs, vers quel inaccessible jardin où les arbres n’ont pas d’attache où les plantes chantent la liberté Jardin aux franges d’infini ouvert à tous les pollens, aux saveurs... [Lire la suite]
lundi 19 octobre 2015

BERNARD PERROY...Extrait

Et si nous allions par-delà les apparences rejoindre la voix qui se tait tout au fond de chacun, là où s'étreignent au fil des ans tous nos espoirs d'enfant et nos désirs les plus fous venus défier la mort et mûrir d'eau vive quand l'horloge du cœur se métamorphose en joie dans l'écoulement du temps qui nous captive comme le bruit fragile du goutte à goutte d'une fontaine parmi les bruits dispersés de la ville…   .   BERNARD PERROY   .      
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mercredi 26 août 2015

CARNET I...Extrait

"Instant d'adorable silence. Les hommes se sont tus. Mais le chant du monde s'élève et moi, enchaîné au fond de la caverne, je suis comblé avant d'avoir désiré. L'éternité est là et moi je l'espérais. Maintenant je puis parler. Je ne sais pas ce que je pourrais souhaiter de mieux que cette continuelle présence de moi-même à moi-même. Ce n'est pas d'être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d'être conscient. On se croit retranché du monde, mais il suffit qu'un olivier se dresse dans la poussière dorée, il suffit de... [Lire la suite]
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vendredi 19 juin 2015

JOE BOUSQUET

"Écoute ce que tu dis, il y a une oreille dans tes paroles, fais que cette oreille entende  battre ton cœur.Si tu ne choisis pas ta vie, le choix se fera sans toi, par un chemin taillé à même ta chair.Comme un astre ensoleillé qui te tienne cependant sous son ombre, comme une constellation qu'un feuillage s'attache comme une grappe lumineuse, le fait brûlant se confond mensongèrement à toi qui en restes le parasite. Tu éteins en toi le sentiment de la vie, te mutiles en le mutilant. Emploie ta vie à élever le ciel sur le fait... [Lire la suite]
jeudi 4 juin 2015

FERNANDO PESSOA ...Extrait

« J'ai déposé le masque et me suis vu dans le miroir :C'était l'enfant d'il y a combien d'années...Il n'avait pas du tout changé.C'est là l'avantage de savoir ôter le masque.On est toujours enfant!Le passé que futL'enfant.J'ai déposé le masque, et puis je l'ai remis.C'est mieux ainsi,Ainsi, sans le masque.Et je retourne à la personnalité comme à un terminus de ligne. » .   FERNANDO PESSOA   .    
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mardi 17 juin 2014

EN FILIGRANE, L'ARDENNE...Extrait

Dans les méandres de la mémoire le lieu natal fragile îlot de tendresse où se délitent paroles caresses d'oiseaux et rires engrangés.   Charrois de lies dans nos déserts intérieurs.   L'incertitude se fragmente c'est comme si on venait de naître ou de voir plus loin que la nuit.   .   AGNES SCHNELL   .   Photographie Eléna Shumilova    
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lundi 9 juin 2014

TERRE DU TEMPS...Extrait

Souris, du moins par politesse, à la seule minute au monde qui te regarde. Trahis-toi sans dire mot en contrebande. N'éteins pas l'amour mais sa parole. Ne me donne rien de peur de t'intéresser. Offre-moi seulement ce que je prends. À te pencher tu retarderais ta marche. Ne me demande rien. Me voici qui ne suis que ce que je te restitue. Car si je projette ma silhouette devant moi c'est que je te tourne le dos, Soleil. Ne dialogue pas avec ton miroir. Sois tel que rien ne soit. Que ta présence consume ta figure. L'horloge... [Lire la suite]
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dimanche 17 novembre 2013

PAMPHLET CONTRE MOI-MÊME

Il est vrai que, bien vite, il me faudrait reconnaître l'outrecuidance.Pamphlet contre moi-même.Si rien ne se fait que contre quelqu'un, quelque idée ou quelque chose, encore importe-t-il que la personne, l'idée, la chose aient, pour l'esprit ou le corps en mouvement, de la précision.Mais ce serait un nuage et non un pushingball bien dur, bien net, bien exaltant que j'aurais désigné à mes propres coups de poing, de tête, de cœur.Si je me déclarais à moi-même mon propre ennemi, j'espère que, devenu d'un coup champ de bataille et point... [Lire la suite]
vendredi 13 septembre 2013

AGNES SCHNELL

On n’ose dire les gestes froissés d’insignifiance ou l’arrachement d’un oiseau lourd … On s’enferme on cèle ses orages en un jardin d’absences en un creux froid toujours blessant on se bâtit une carapace un mur à calciner les regards un mur où s’écrase la violence des mots.   .   AGNES SCHNELL   .        
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