dimanche 1 septembre 2013

MARIE HURTREL

Il y a des poèmes écrits parce qu'on aimemais que sert-il d'écrire ce que la lumière du jour gravece que la nuit enfleou le jouret l'heure le tempsquand un rien au fond d'une fleur ouvre la porte du sanget du tempsà la circonférence d'un mystèrecomme une foi ancienne qui revient arpenter les présagesOn prend tout par amouron ne cède riencomme on refuse de cueillir l'orchidée sauvage sous les feuilles brassées des vents incultesne pas casser la tige de l'incroyableet croire encore à sa natureA quoi reviendrait-il d'encrer ce qui ne... [Lire la suite]
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mardi 2 juillet 2013

FLEUR DE REFUS / FLOR DE RECHAZO...Extrait

  Je reviens au jardin de l’enfance Au sexe des fleurs À leurs cavités leurs filaments Aux secrets du dedans que nous avons exploré La persécution d’une lune trop pleine assiégeait nos pas Dans la corolle abrupte de la fleur démesuré l’œil capte le vertige Je reviens à la fleur impudique À son clignement de papillon Au sucre liquide de son sépale À son cadavre de tulle de danseuse épuisée Je reviens au rut de la fleur Au frémissement de la guêpe Au venin qu’elle injecte dans le verrou de mon sang   .   ... [Lire la suite]
mardi 5 mars 2013

POETIQUE DE LA DANSE

Oui seul, il profane l’âme l’exhume de sa prison corporelle Et quand elle atteint sa nudité telle un météore, elle chute dans la réalité vulgaire pour exiger l’absolu Oui de sa présence elle s’absente et l’aperçoit assis sur le trône de gloire réveillant à lui seul la terre Nul secret n’atteint sa clarté et cela me déroute qu’il soit l’obscur unique J’atteste qu’avec lui la perdition se mue en foi et j’atteste que les oiseaux sont ses cellules Qui est-il pour jouir de cette unicité ? Du bord de l’Univers, je... [Lire la suite]
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dimanche 3 mars 2013

AGNES SCHNELL

Le temps de rentreret d’étancher la soifde mettre à nunos racines   leurs fracturesde pressurer les motsd’en tisser des arpèges. Le temps d’encager les images collines résineusesoiseaux et chaumes frileux. Le temps d’accepter la mer fût-elle végétale…   Le temps de terminer une lectured’entourer chaque être aiméde quitter nos coquillesde nourrir nos rêves de désert et de vent.   Le temps d’échapper au convenusinon à nous-mêmes. Le temps de marchander un peuce qu’il nous reste... [Lire la suite]
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dimanche 30 décembre 2012

ECHANCRE...Extrait

"Ecrire les yeux fermés. écrire la ligne de crête. écrire le fond de la mer (...) Ecrire: une écoute -une surdité, une absurdité- écrire pour atteindre le silence, jouir de la musique de la langue, extraire le silence du rythme et des syncopes de la langue (...) Ecrire avec les aiguilles de pin qui adoucissaient la terre devant le caveau de Ponge (...) Ecrire éprouve, épouvante, cristallise le temps de ma paresse. écrire entame et désagrège ma stature d'agonisant..." "écrire étant ici, en ce point, dans ce tourbillon de l'approche... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2012

L'OMBRE DU DOUBLE...Extrait

(...) la vue plie dehors sur dedans île de nuage et de bulle à l'intérieur ce pli de rien le toi s'y replie sur l'autre même toi que toi tout en rien le corps s'apprend par le désir les yeux le perdent là fixé toujours l'âme s'empaille de quelque regard d'ange   BERNARD NOËL          
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vendredi 21 décembre 2012

A LA LUMIERE DE L'HIVER...Extrait

« Écoute, écoute mieux, derrière tous les murs, à travers le vacarme croissant, qui est en toi, hors de toi, écoute… Et puise dans l’eau invisible où peut-être boivent encore d’invisibles bêtes après d’autres, depuis toujours, qui sont venues, silencieuses, blanches, lentes, au couchant (ayant été dès l’aube obéissantes au soleil sur le grand pré), laper cette lumière qui ne s’éteint pas la nuit mais seulement se couvre d’ombre, à peine, comme se couvrent les troupeaux d’un manteau de sommeil. »   PHILIPPE... [Lire la suite]
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jeudi 6 décembre 2012

LECTURES DU VENT...Extrait

ce qu'on entendsans trêveparler au fondde soi muetcrève soudainla terre dupapier . SILVIA BARON SUPERVIELLE   .    
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mercredi 7 novembre 2012

VIVRE

Je suis un barde fou qui naufrage des univers de papier un archéologue de la douleur, un traqueur de rêves  un explorateur d’imagination, un plaisancier de l’inconscient un topographe de la raison.   Je suis l’enfant qui désapprend le mot pour en extraire les frissons du sens et des pleurs de syntaxe le vieillard qui lentement efface les bruissements de son cœur un homme loup qui hurle à la mort des cœurs le voyageur qui sort de sa vie pour aller aux ailleurs essentiels.   Je suis un marcheur de cieux, un pisteur de... [Lire la suite]
lundi 10 septembre 2012

SILENCE

Toutes paroles me deviennent intérieuresEt ma bouche se ferme comme un coffrequi contient des trésorsEt ne prononce plus ces paroles dans le temps,des paroles en passage,Mais se ferme et garde comme un trésorses parolesHors l'atteinte du temps salissant, du temps passager.Ses paroles qui ne sont pas du tempsMais qui représentent le temps dans l'éternelDes manières de représentantsAilleurs de ce qui passe ici,Des manières de symbolesDes manières d'évidences de l'éternité qui passe ici, Des choses uniques, incommensurables,Qui passent... [Lire la suite]
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