mercredi 7 novembre 2018

SI PARMI VOUS UN JOUR JE MOURAIS

 Si parmi vous un jour je mourais mais mourrai-je jamaisne récitez pas sur mon cadavredes versets coraniquesmais laissez-les à ceux qui en font commercene me promettez pas deux arpents de paradiscar je fus heureux sur un seul arpent de terre. Ne consommez pas le troisième jour après ma mort le couscous traditionnelce fut là en effet mon plat préféréne saupoudrez pas ma tombe de graines de figuespour que les picorent les petits oiseaux du cielles êtres humains en ont plus besoin. N'empêchez pas les chats d'uriner sur ma... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

vendredi 13 avril 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Il n’y a plus de feu pour forger nos matins, Plus de lois, de serments où nous serions tenus,Tous les noms sont perdus, les cartes, les indices,Nous sommes sans racines comme des rois déchus. Nous n’avons plus de cap, agir est sans boussole,Nous ruons à tout-va enserrés dans la nasse, Ceux qui croient voir l’issue nous précipitent à perte Ceux qui pensaient mieux faire nous ligotent un peu plus. Notre legs ne sera qu’écriture du ventCar nous brisons les sceaux qui nous réunissaient,Les clés sont inutiles, les... [Lire la suite]
samedi 9 septembre 2017

LA CHASSE

Prenez-garde animaux à poils et à plume, la chasse, aujourd’hui est ouverte ! Sachez que les chasseurs ne chassent que par plaisir et non par faim, et n’ont donc pas de limites à vous trucider. La chasse est la rencontre nauséabonde de la mort d’un être et du petit plaisir malsain d’un individu qui tue, non pour se nourrir, pour se protéger, pour faire de l’argent ou par accident, mais pour jouir de la prérogative de donner la mort. Le chasseur traque, fusille, piège par jeu, et abaisse ainsi l’homme à un degré de cruauté dégradant. ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]
mardi 26 août 2014

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   .   JACQUES PREVEL   .   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 14 septembre 2010

EPISTOLAIRE

« Certes, ce que n’a pas la mer, je l’ai : le tourment ininterrompu des intentions passées et du travail futur, de mes différentes aspirations insatisfaites ; la conscience de ma nullité en ce monde qui vit autant par l’action que par la pensée et l’art ; la conscience de ma vie qui se consume dans on ne sait quelle attente. Dans l’illusion d’une formation progressive qui n’existe pas, d’une accumulation qui ne se produit pas sinon comme celle du sable que les flots charrient et dispersent de nouveau. » .CARLO ... [Lire la suite]
jeudi 12 août 2010

LE LECTEUR PRESSE

Que viens-tu faire icilecteur ?Tu as ouvert sans ménagementce livreet tu remues fébrilement le sable des pagesà la recherchede je ne sais quel trésor enfouiEs-tu là pour pleurerou pour rireN’as-tu personne d’autreà qui parlerTa vieest-elle à ce point vide ?Alors referme vite ce livrePose-le loin du réveille-matinet de la boîte à médicamentsLaisse-le mûrirau soleil du désirsur la branche du beau silence .. .ABDELLATIF  LAÂBI .. . Oeuvre Hassan Amraoui
vendredi 22 janvier 2010

LE LIVRE DE L'INTRANQUILITE...Extrait

" Il y a du sublime à gaspiller une vie qui pourrait être utile, à ne jamais réaliser une oeuvre qui serait forcément belle, à abandonner à mi-chemin la route assurée du succès ! ... Pourquoi l'art est-il beau, parce qu'il est inutile. Pourquoi la vie est-elle si laide ? Parce qu'elle est un tissu de buts, de desseins et d'intentions ? Tous ses chemins sont tracés pour aller d'un point à un autre. Je donnerais beaucoup pour un chemin conduisant d'un lieu d'où personne ne vient, vers un lieu où personne ne va... La beauté... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,