lundi 26 décembre 2016

LA GARRIGUE

Sur la colline où s’enfièvrentMille milliers de grillonsMûrit le profond genièvreDans ses brasiers d’aiguillonsCroquant la rocaille en flamme,Sauge, aspic et lavandinForment un craquant jardinQui ne fournit que de l’âmeJ’y vais, la chaleur tombée,Faire des fagots subtilsPour inspirer mes flambésSous la broche et sous le grilJ’y cueille le thym brûlantEt des fleurs qui se surviventPour enchanter mes lessivesEt les nuits de nos draps blancsÀ moi fille des pâturesQuel vieux parentage grecA légué le goût du secEt des plantes à la dure?À... [Lire la suite]
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mardi 13 décembre 2016

J'AIMERAIS TOUT SAVOIR

J'aimerais tant savoir comment tu te réveilles, J'aurais eu le plaisir de t'avoir vue dormir La boucle de cheveux autour de ton oreille, L'instant, l'instant précieux où tes yeux vont s'ouvrir. On peut dormir ensemble à cent lieues l'un de l'autre, On peut faire l'amour sans jamais se toucher, L'enfer peut ressembler au Paradis des autres Jusqu'au jardin désert qu'on n'avait pas cherché. Quand je m'endors tout seul, comme un mort dans sa barque, Comme un vieux pharaon je remonte le Nil. Les années sur ma gueule ont dessiné leur... [Lire la suite]
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samedi 5 novembre 2016

MAISON NATALE

O mon havre natalMon quartierMa relanceMa maison d’autrefoisPointue comme une lanceSi joyeuse au-dedansSi grise dans le soirLieu du premier espoirÀ nul autre jamaisNe cédera la placeLe jardin de jadisTout empalissadéL’allée des premiers pasDes vertes embardéesSous le scalp encieléSi chaste de l’enfance  O ma farandoléeJe te reviens de loinMe vois-tu renarderSur les trottoirs éteintsVoici le ferrailleurL’épicièreEt le painVoici le rémouleurLa gorge des platanesLa rue qui s’enchaloupeLe chat sur la barrièreLa passerelle au... [Lire la suite]
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dimanche 23 octobre 2016

RAVIR: LES LIEUX...Extrait

Chaque chose -tu la mâches l'avales, secoues la tête- chaque chose fixe en elle une feuillée de rêves qui s'effilochent sur les murs des ans, fondent, une fois rendues au bout de leur ombre. Mais le monde, -regarde le monde s'infiltre par ta fenêtre et l'arbre et la branche et le bourgeon passent en chaque chose vois la figure des siècles qui se bousculent dans le ciel léger l'innombrable jardin de ta vie.     .     HELENE  DORION   .      
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mardi 18 octobre 2016

SOUDAIN TRAVERSE UN JARDIN

Soudain traverse un jardin Au bord de tes lèvres. Eden Mon coeur te plaque sous le porche Adossée au froid bleu des fresques Tu es là. Délice Le tremblé d’un rose la pierre d’iris T’ai arraché pull jupe et bikini Ai mangé d’emblée le blé De ton sexe d’or, et ma bouche L’a pénétré à moins Que ce ne soit ton corps Qui ait fondu dans ma bohème. Ma main. Je ne sais plus qui est le monde Dans ce moment-là Mais le jardin fut de chair un verger Et de l’esprit qui rit Sous le porche ton cri chant Le plus beau que j’entendis Sous le dôme... [Lire la suite]
mercredi 14 septembre 2016

ALLEGEANCE AU VENT

Allégeance au vent. Les peupliers du jardin, ce sont horloges à eau chiffrant nos instants et saisons, ce sont fuseaux à fuyant fil de vie. Quand la lune se fait puissante, leur feuillage frémit en petites mains d’ombre sur le pignon laiteux. Te voilà femme de soie grège, béante sous les doigts de caresse, femme de vals et de coteaux, de frondaisons et de lichens. Femme arabesque, luxuriante et luisante dans le petit jardin où, en marche à travers la douceur, tu regardes pleuvoir une pâleur sur les acanthes (hautes hampes... [Lire la suite]
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mercredi 10 août 2016

VI LAVANDAS SUMERGIDAS

Ví lavandas sumergidas en un cuenco de llanto y la visión ardió en mí. Más allá de la lluvia ví serpientes enfermas -bellas en sus úlceras transparentes-, frutos amenazados por espinas y sombras, hierbas excitadas por el rocío. Ví un ruiseñor agonizante y su garganta llena de luz. Estoy soñando la existencia y es un jardín torturado. Ante mí pasan madres encanecidas en el vértigo. Mi pensamiento es anterior a la eternidad pero no hay eternidad. He gastado mi juventud ante una tumba vacía, me he extenuado en preguntas que aún percuten... [Lire la suite]
dimanche 31 juillet 2016

JOEL GRENIER...Extrait

Du jardin des secrets, les portes s'ouvrent sans faire de bruit, comme un aveu qui perce les murs du silence.Sans doute était-il temps de partager la lumière, la confidence des ombres pour ouvrir les allées aux fleurs.C'est un murmure du ciel qui lézarde au soleil, une envie de lierre qui rampe jusqu'aux demains où les feuilles vierges se lisent pour le plaisir de se vriller aux cœurs.Entrez, les herbes folles ! Il n'y a plus d'hellébore pour vous soigner ! Il n'est plus que la rose de noël pour entendre l'appel des petites boules... [Lire la suite]
mercredi 27 juillet 2016

HUMBLE FRESQUE DES CONSOLATIONS DU MONDE

Des Christ Des suaires Des prophètes Des arbres rouges d'oiseaux Flottent dans l'attente, Don Quichotte Les apôtres Des cantiques Des baies rouges Des branches de buis Le rituel dérisoire et toujours répété de la croyance en la tendresse humaine L’enfant, l’oiseau, les loupsPar-dessus les pleurs, il reste l’amour Du plus ordinaire des jours En plus simple apparence, l’ange Se pose sur les mains jointes Comme on voit près de l’arbre décimé Un corbeau solitaire dépecer la misère humaine Comme on lit les prières arrachées aux... [Lire la suite]
lundi 20 juin 2016

J'AI APPRIVOISE UNE MAISON

J'ai apprivoisé une maison à flanc de colline. C'est une petite maison sans prétention, pas très belle, pas vraiment sauvage non plus mais elle avait sa fierté. Je n'étais rien pour elle. La première fois où je suis venue, j'ai pensé que c'était un lieu où je pourrais me sentir bien. Une hypothèse de départ en somme. Il me fallait un toit et cette maison vide, avec son petit jardin brouillon et sa cour en terre, ressemblait à ce que je cherchais. Une maison ne peut rien dire bien sûr. Elle est choisie et il est fort probable qu'en... [Lire la suite]