vendredi 26 janvier 2018

COMMENT JE FINIT PAR TUER NOUS

Je, Ce n’est pas n’importe qui, C’est Moi qui vous le dit ! Et Me, qui renchérit : - Tout bien réfléchi, Je est un chef, Chef du personnel, pardi ! Piqués au vif, Tu, Vous et Nous se rebiffent, Rappelant qu’à l’impératif, L’Ego n’étant pas de mise, Je est complètement hors-jeu, Et Moi, persona non grata ! Il en va ainsi Depuis la nuit des temps conjugués : Dans un jeu de rôles sans concession, Une guerre froide oppose Je et son Altesse Ego Au reste du personnel conjuguant. Il ne se passe pas une page,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 3 juin 2017

LE CERCLE DE L'AURORE

Je ne suis pas ce Je majuscule et sans âge, je ne suis pas ce Je apposé dans la marge. Je suis Vous qui passez, compagnons de mirages, multiples de moi-même à l'ombre des noyers. Il m'en aura fallu du temps pour délasser les grandes mains de l'aube que le couchant fermente et du temps pour aimer par-delà la tourmente, chaque coeur, chaque ride, chaque larme versée. Je sais que le dernier souffle aura le parfum du premier, rassemblant à rebours les fragrances éludées de nos intermittences et je nous sais unis par la... [Lire la suite]
mercredi 10 août 2016

ARTHUR RIMBAUD A PAUL DEMENY - " JE EST UN AUTRE "

« Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène. Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !... [Lire la suite]
mercredi 29 juin 2016

JE EST UNE ILLUSION

Loin d'ici la présomption, la prétention de se  risquer à courir sur les brisées de la poésie Rimbaldienne !  Je est une illusion, cette  paraphrase certes osée ou fantasque venant d'un quidam le laisserait peut-être entendre. Je m'en défends et me garde de toute velléité de ce genre, laissant aux poètes disparus la primauté et l'exclusive de l'assertion ; mais enfin, il me semble que cette image sied au texte conçu en vivant de si près la mer et les grands espaces... Alors, d'un commun accord, je vais comme je... [Lire la suite]
jeudi 28 mars 2013

MON "JE " ETEINT L'AUTRE...

Mon "je" éteint l'autre.   Je le vois à sa mire, quand il me regarde le louche quand il cerne et je suis sa voix, ne la hait pas ; je dis son cours à ma valeur, le paie de mon timbre tout au son de mon interne action, quand les mots sont ceux qu'il veut d'autre quand il est près de céder à leur procession vers l'inavouable, l'horrible blancheur des plages de l'enfer   Je suis sa vocation n'ai d'intelligence que de lui,  le juge à ses blessures et ne l'aime qu'à sa place   même avisé  ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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