jeudi 30 mars 2017

GALETS...Extrait

...   Peuple d’ombres, mes amis, vous dont les lèvres ne sont plus que des pétales réduits en cendres puis dispersés comme poussière et confondus avec l’humide et froide terre de silence qui vous enserre sous les fleurs et fait de vous quelle pâture stérile et vaine, destinée aux racines ivres de terreau ! Peuple d’ombres, mes amis, vous, les trop aimés des dieux et qu’ils nous ont ravis tandis que vos bras s’unissaient aux nôtres pour ceindre d’amples couronnes le front des Sœurs mélodieuses, ah ! ne... [Lire la suite]
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vendredi 10 février 2017

POEME

Il est des pensées que fait jaillir la nuit,épaves de pirogues qui ne peuvent se dégager des flots ;il est des pensées qui n’arrivent pas à se hausserjusqu’aux lèvres et qui ne sont qu’intérieures. Épaves de pirogues perdues loin des bancs de sable,qui se charrient simplement près du golfe.Devant, l’on voit une terre désertique,et derrière, l’océan infini. Ô mes pensées, quand naît la lune,et que tout ce qui se voit paraît boire les étoiles !Ô mes pensées, liées, enlacées,épaves d’une pirogue aventureuse qui n’a pas... [Lire la suite]
lundi 6 février 2017

DEUX PRELUDES

 Goût d’étrange, saveur d’inconnu, soif brûlante d’ailleurs, ce ciel nouveau qui t’obsède et tourmente t’offrira-t-il, parmi la paix des palmeraies, les délices des yeux et des sens ignorées que l’art habile et vain des villes te refuse ? Quelle, parmi le flot de lumières diffuses, au cœur d’une nature encore inviolée, quelle tente de vent libre et calme gonflée, – immobile steamer chargé de ta fortune, conque de lys fragile où s’annonce la lune, – berçant ton rêve au seul rythme du pur silence qui se confronte... [Lire la suite]
lundi 6 février 2017

DERNIER POEME

 À l’âge de Guérin (14), à l’âge de Deubel (15),un peu plus vieux que toi, Rimbaud (16)anté-néant,parce que cette vie est pour nous trop rebelleet parce que l’abeille a tari tout pollen ; ne plus rien disputer et ne plus rien attendre,et couché sur le sable ou la pierre, sous l’herbe,fixer un regard tendresur tout ce qui deviendra quelque jour des gerbes. Fixer un regard tendre ! Tendresse de l’absence,dans le Néant, Néant auquel je ne crois guère !Mais est-il plus pure présenceque d’être à toi rendu, ô Mère douce, ô... [Lire la suite]
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samedi 27 février 2016

LE VENT

Force la grotte où marche le vent,source du parfum de l’aurorequ’il verse au seuil vespéral,et de la jeunesse des futaies lointainesqu’il cache dans la tendresse des herbes,et de la splendeur du soleil moribondqu’il ressuscite sur les collines prolongées.Vois-le en songe quand il commence à poindreet s’apprête à se ramifier comme une liane vivante;attends sur les rives des visions:à peine éclos, il apprend à volerpuis déploie ses ailes comme un oiseau sauvageet vient s’égarer dans les vergersoù il saccage fleurs et fruits.Quelle... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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