dimanche 5 juillet 2020

DIEU, LE SILENCE ET MOI....Extrait

Ma maison d’autre mer est restée in-accostéeMes rêves encore y naviguent dans une eau de selMes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdusJ’ai du sable et des fissures de pierres dans le flot escarpé d’une enfance qui s’enfonceJe piétine une obscurité de décennies qui grésillent comme des branches de palmier Au matin, mon âme se perd dans de petits jours où les boutons d’or sont en exilDans la cadence apatride du cœur, j’arpente l’aigre du destinJe palpe le cri mort du vent dans l’oued, je ploie les rides... [Lire la suite]

lundi 22 juin 2020

TRISTAN CABRAL...HOMMAGE

les nuits d’été ferment si malqu’il suffirait que l’on se taisepour que nos mains soudainse remplissent d’étoiles... Tristan Cabral   .     À Tristan,       C'était un homme tendresse, une blessure, une déchirure,   le fils de l'absolu respect de la vie et d'une mémoire meurtrie. C'était cet enfant blessé au point zéro de sa jeunesse, écrasé par la folle croyance en ce possible-impossible qui avait écorné ses hiers et plus loin que la vie broyait les devenirs. C'était un homme frère... [Lire la suite]
jeudi 28 mai 2020

CHEMIN DE PLUIE ET D'ETOILES Tome I...Extrait

Pour tes douze ans, mon Cé, en pensée et en coeur avec toi... . " J'ai tant appris de vous,les hommes,J'ai appris que tout le mondeveut vivre au sommet de la montagnesans savoir que le vrai bonheurest dans la manière de l'escalader. " Gabriel Garcia Marquez  .   Parce que l'hommetoujours doit savoir rêverParce que l'hommetoujours doit savoir aimerParce que l'homme toujoursdoit savoir douterParce que l'homme toujoursdoit savoir s'indignerParce que l'homme toujoursdoit savoir être un enfantParce que l'hommetoujours doit... [Lire la suite]
mardi 26 mai 2020

DIEU, LE SILENCE ET MOI...Extrait

Un jour, je trouverai ma voix d'oiseauMa chanson d'âme Un jourInlassable quêteur de la QuestionPage blanche échappée d'un cahier de vieCristal ivre jeté dans l'incalculableSans syllabaire et sans habit de motsJe ferai l'in-voyage du silenceJ'habiterai des sous-bois de terreEt l'intérieur du vent. Un jourChercheur d'ImprobableVoyageur égaré de son soiAu profond des transparencesJ'irai froisser la mémoire et l'oubliChercheur de véritéEncore debout dans mes rêvesAccroupi dans la mortAu bilan de la raisonJe traquerai le faiseur d'âmes. ... [Lire la suite]
mardi 26 mai 2020

TU COURS

J’ai épousseté les perles du rire trois larmes bleues dans le cristal des mers tu cours carnassière des aubes rouges dégaine tes dents d’ocre bleue je sais l’odeur du miel mon amour et l’aube futile qui t’emporte dans sa course l’accident du rire et le cri qui meurt et la joie qui part toi tu cours d’un horizon de bleu au sable émietté du futur tes larmes le vent l’oubli par trois fois, le chagrin m’a tué.     .     JEAN-MICHEL SANANESchevalfou.over-blog.net/     .
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mardi 26 mai 2020

JEAN-MICHEL SANANES...Extrait

On ne devient un homme que lorsque l’on comprend que la tendresse n’est pas une forme nécessiteuse de l’amour mais la pleine expression de l’amour hors des contingences des exigences du désir.J’affirme que sans tendresse, il n’y a pas d’amour authentique.     .     JEAN-MICHEL SANANES chevalfou.over-blog.net/   . Oeuvre Salvador Dali
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dimanche 24 mai 2020

FERNANDE...

Ma petite Fernande, 23 ou 24 ans,  hier, au paradis des chats...Si tristes.... .   " Les larmes, le vent et les nuages parfois volent si bas   Que l’on en a le visage mouilléSi bas, que pour ne pas mourir, il nous faut rouvrir de vieux soleils " J.M. Sananès   .     . ... Aussi amis,pardonnez que parfois la tristesse me gagnemais sachez que, du haut de mes vieux printemps,je n’oublierai jamais ni l’heure des Mistrals Gagnantsni la puissance du cri, de l’amour et de l’espoir,je n’oublierai... [Lire la suite]
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jeudi 23 avril 2020

ET LE DRUIDE DISAIT

À André, le magicien de mon enfance   .   Au fond de chacun il y a une forêt peuplée d'une mémoire de brindilles, l'enfance et la mort y côtoient une peur instinctive où l'homme cherche son maître.   Au jardin neuronique, l'enfant que j'étais me tient par la main, petit fantôme venu de ce pays d'hier aux réalités buissonnières, avec lui, encore je cherche ce druide qui, de rires en tempêtes,   sous sa robe de vent, égarait mes chagrins.   Cours le siècle, comme une rivière qui s'assèche, le... [Lire la suite]
jeudi 18 juillet 2019

HOMMAGE AUX DISPARUS DU CINEMA

  C'est un temps de rien,C'est votre voix, Monsieur Marielle,qui à jamais retentitsur ce chemin d'absence où les heures se perdent.C’est un temps de rien, un temps de tout.C'est votre rire, Monsieur Rochefort, qui s'égare dans des nuits d'océan.C'est la présence indistincte d’un oiseau blesséet le jour qui revient sur la pointe des rêves.C’est un chandail de brumes oublié Hôtel du Nordet Arletty qui traverse le cri d’un amour,c’est une gueule d'atmosphère qui s’éloigne sur la pointe des pieds.C’est le rire des oubliés qui... [Lire la suite]
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jeudi 18 juillet 2019

L'HOMME DE BEL ABBES

La mort, c'est ce chat qui m'attend dans une rue de Sidi-Bel-Abbès pour me dire que les fleurs étranglées ont écrit des zéros   La mort, c'est cette belle vitriolée par l'Amour, par le Temps, par les crèves et les chemins de détresse jouant aux dames derrière le carreau   La mort, c'est se revoir sur un banc au collège chez les marchands de mensonge avec son copain qu'est devenu un autre   La mort, c'est ce marchand d'étoiles sorti d'un manège qui joue de la déchirure mémoire et de la gomme à songes... [Lire la suite]