mercredi 1 octobre 2014

SALUT MA PUCE....

.   L'ange du temps l'assassin de l'ombre découpe la mort et l'angoisse en filets de vie et de pastels La question, inaudible griffure sur froissement de vie, immuable, dans les couleurs du silence millénaire, toujours la même, reste là, Pourquoi ?  Pourquoi ce voyage au pays des vivants ?   .   JEAN-MICHEL SANANES ( Inédit )
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lundi 14 avril 2014

LETTRE A PIERRE AUTIN-GRENIER

Ton regard amusé reste là posé sur la rumeur tonitruante qui t’entourait Tu es parti, disent-ils n’en crois rien tu vois bien que la vie ne part pas elle s’arrête mais tout reste en place Tu crois avoir rangé ton habit de terrien mais il n’en est rien tu bruisses entre des fils d’encre vive et encore tu ris dans les chambardements de l’absence Tu ne peux pas ne pas savoir : la poussière d’âme est tenace sur le blanc des papiers Tout reste tout est là l’absence n’emporte rien seules certaines choses ne se ressembleront... [Lire la suite]
vendredi 7 mars 2014

JEAN-MICHEL SANANES

Cosmique, la douleur glisse dans le silence, glisse comme le serpent déroule la nuit. Partout les écrans s’agenouillent au confort des consciences Être un homme et ne pas savoir où habite la douleur, est-ce cela le bonheur ? Un silence blanc un silence noir oblitèrent des douleurs-poignards et le cri majuscule que devrait porter chaque conscience. Devant les écrans et les flonflons de vos fêtes, passent l’hermine et le vison, coule le champagne. Dehors une douleur cosmique, venin silencieux, déporte la raison. Partout les écrans... [Lire la suite]
dimanche 19 janvier 2014

COUPABLE....

Au tribunal des oiseauxJe plaiderai coupableL’amour que je n’ai pas donnéJe l’ai voléVoléA ma femmeA mes enfantsA mon chatAu hibou qui niche sur mon arbreVoléA l’enfant de la rue que je n’ai pas entenduA l’affamé que j’ai ignoréA l’aveugle que je n’ai pas éclairéA la haine que je n’ai pas éteinteAu souffle de vieQue je n’ai pas honoré.Au tribunal des oiseauxJe plaiderai coupable.Coupable de ne pas avoir pardonnéAux porteurs de faux sourires et autres escrocs de l’amitiéCoupable de ne pas avoir suQue certains préfèrent prendreCoupable... [Lire la suite]
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mercredi 11 décembre 2013

MADIBA

Nous étions mille et millions parmi le peuple des chagrins, à savoir que, où l’on maltraite, le bâton et la voix qui humilient sont toujours pareils, à savoir que, partout où l’on exploite, la colère du fils et la douleur du père sont un même cri, à savoir que le cœur n’est grand que lorsqu'il sert la justice. Nous étions mille et millions enfermés dans une conscience sans armes. Mais toi Madiba, qui habitais si loin parmi les peuples martyrisés, tu savais que les hommes ne devraient avoir d’autre couleur que celle du bonheur,... [Lire la suite]
dimanche 24 novembre 2013

GRANDIR

Si longtemps Que le temps nous métisse Si longtemps que je te connais De mot en mot De jour en jour Le vent me ré-enfante Je t'aime Sans fard ni leurres Je t'aime à en tisser le bleu des rêves Je t’aime comme je respire Je t’aime comme je traverse la nuit Au matin, j’escalade des rires Je foudroie des dragons de papier Je tricote des mots en habits de gris et de joie Au soir, je phrase des espaces clairs Tu m’as appris Dans l'encadré d'un rire Je suis un homme sans médaille Je ne flambe... [Lire la suite]
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mercredi 8 mai 2013

VA PETIT HOMME

En pensant à Cé.... Va petit homme Dans les cours d’école Où ne s'apprend plus le rêve Dans le cœur des hommes Où l’on oublie l’amour   Va petit homme Joue du buvard à sécher les  larmes Couds et recouds des mots médecine Des sparadraps panse-mémoire   Va petit homme   au tic et au tac de la mauvaise heure Arrache l’herbe noire du chagrin Éfface les rancunes de la vieille horloge   Va petit homme Dans le vent triste de l’Histoire Où grandissent nos... [Lire la suite]
vendredi 3 mai 2013

1er MAI

Au pique-nique du diable, pour voler plus haut, les corbeaux s’habillent chouettes. Au festin des vautours, les grands becs volent à la tire et repartent, notre avenir sous le bras. Le chacal et le cobra s’accusent, mais chacun chez soi ! La soie pour les uns et la dèche pour les autres. Dans sa toile, Marine tricote au point de croix. Au tire, tire, sur le fil c’est l’avenir qui se défile. Un point à l’endroit, un point à l’envers et tous en enfer. Les grands argentiers font école, ils distribuent les A+ les A-, les bons points... [Lire la suite]
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mardi 16 avril 2013

J'ARPENTE LA VIE

Je traque la démesure du désir.  Je piste la mesure de l’abstinence.                      Partout l’exil des affamés cambre le silence. Partout la radio distille la mort. Je ris je bois je meurs.   Je rêve d’un monde sans mesure. Je rêve d’un monde ailleurs où chacun aurait sa place.   Où que j’aille, l’amour est sous séquestre.   Où que j’aille, la haine a sa demeure. J’arpente... [Lire la suite]
dimanche 24 mars 2013

SEUL UN CALICE

Seul un calice rempli de larmes a l’éloquence du discours quand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a conscience de l'opulence indécente quand des enfants meurent de faim ? Je sais que "beauté" est un mot païen qui se décline en cris de cœur. Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses. Je viens d’une lumière originelle que la matière cache à l’insignifiance de l’œil humain. Je viens de la lumière matrice qui articule l’atome pour donner la vie. Je viens d’un seigneur de sang lointain. ... [Lire la suite]