mardi 16 juillet 2019

LES VRAIES RICHESSES...Extrait

"On a dû te dire qu'il fallait réussir dans la vie; moi je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite du monde. On t'a dit: "Avec ce que tu sais, tu gagneras de l'argent." Moi je te dis: "Avec ce que tu sais tu gagneras des joies." C'est beaucoup mieux. Tout le monde se rue sur l'argent. Il n'y a plus de place au tas des batailleurs. De temps en temps un d'eux sort de la mêlée, blême, titubant, sentant déjà le cadavre, le regard pareil à la froide clarté de la lune, les mains pleines d'or mais n'ayant plus force et... [Lire la suite]
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vendredi 18 janvier 2019

MICHEL EKHARD ELIAL...Extrait

Parce qu'ici est peu et tropme reconnaîtras tusous le feuillagedes parolesau bord de l'existenceune tige uniquequand le bonheurtombe Ecrirepour laisser la lumière alluméeau dessus de l'ombredu chant le plus fidèlepoursuivreentreles séismes et les élans de joietant de ruines tant de rosesau cadastredes ciels et des ostouchent la prièreet l'incendied'où me vient la tendresse du mondequand je fleuris et me défeuillequand le poème brûlej'ai la ferveur d'aimer   .   MICHEL EKHARD ELIAL   . Oeuvre Odilon... [Lire la suite]
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mardi 17 juillet 2018

POESIE VII...Extrait

  Matin d’aurore fraîche lune des grandes fuites je m’éveillais le vent cachait le feu la table beige du bois luisant les herbes hautes dans le pré à jamais l’heure des joies un silence de roses l’escalier, l’évier, libre de son eau un ailleurs qui consume l’absence lente nous imaginons le monde à notre image vertiges des hasards croyons nous aux mêmes légendes, aux ombres rugueuses dans le livre des courbes bleues devant la source   .     PATRICK ASPE     . ... [Lire la suite]
dimanche 4 mars 2018

FRANKETIENNE...Extrait

Rocher rauque et baroque au vif escarpement du rêve abrupt le malaise des manèges se prolonge aux anfractuosités du songe rocailleux rongé d’épines le cauchemar profondément inhabitable. Aux affres du désarroi le chiendent s’entrelace aux orties de la blessure dans la jubilation des racines qui saignent entre nos jambes nos plaies à rougeoyance de caillots enflammés rallument les échos de nos douleurs. La détresse tressée d’angoisse n’est pas mon paysage quotidien ni mon voyage fondamental le désespoir non plus aux arêtes de la... [Lire la suite]
dimanche 10 septembre 2017

PUISQUE BEAUTE IL Y A...Extrait

...   Dans la voix du poète, comme une peur de mourir de sécheresse. Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l'envahit.                                La page encore trop habitée. Et lorsque la rage est d'être seulement une tendance qui fait fureur, ayant perdu son art de faire remuer et nous salir les lèvres.   Et lorsque les gestes d'offrir et d'accueillir sont... [Lire la suite]
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samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]

dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]
vendredi 3 mars 2017

MES ATTENTES

Mes attentes ne sont pas des attentes mais des flambées rebelles au seul bois d’exister. Des yeux clairs aux éclipses guerrières, des fruits de neige, une musique bohémienne, l’eau d’un secret. Et je ne suis pas sage. Je choisis l’or du ciel, son froissé audacieux, le propos rougissant de l’argile impudique, le jour qui n’a pas sens de jour mais de pain chaud, de feuillage mûr, de verdeur. Je choisis le voyage, l’enfiévré, l’inconnu, la soif qui roule sur les hanches, la mémoire rétive qui échappe à la loi et la maison lavande qui... [Lire la suite]
mercredi 23 novembre 2016

DEDIE A LEONARD COHEN

On a des frères, on a des sœurs, et des amis que l'on croit éternelsOn a des chansons, des bruits, des rires de cours d’écoleDes odeurs de quatre heures au chocolatL'émerveillement d'un premier NoëlDes goûts de fêteEt des années mêlées à nos années On a ces peurs au ventre des jours d’examenTous ces vieux rhumes et ces matins chagrins où l'on appelait mamanCe vieux grand-père qui ronronnait dans son fauteuilUn journal sur ses genoux mais les yeux fixés sur sa grande guerreOn a leurs voix et leurs rengaines, les ritournelles d'un... [Lire la suite]
mercredi 15 octobre 2014

TERRE,TERRE...Extrait

Ne plaignez pas le solitairecar ses oreilles bourdonnent tout au long du jourdu bruit de mille vies fraternelles.Le voilà à l'écoute du vent, de l'insecte et de l'herbe,à l'écoute du merle.Le voilà ivre du parfum tenace des oeillets,léger dans la nuit fraîche, écoutant l'inaudible :le balancement des fougères, les rêves craquants des   ormes,la marche feutrée des étoiles, le lent mûrissement des    pierres.Le voilà bleu dans l'averse du seigle inondant sa    poitrineouvert et... [Lire la suite]
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