mercredi 1 novembre 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

 Je veux dormir un instant, un instant, une minute, un siècle ; mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ; qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ; que je suis le petit ami du vent d’Ouest ; que je suis l’ombre immense de mes larmes.   .   FEDERICO GARCIA LORCA     .    

lundi 16 octobre 2017

LE CERF-VOLANT

Ne me réveillez pas ce soir. N’allumez pas les lampes de vos rancœurs. Laissez-moi seulement m’apaiser de moi-même, de toutes ces larmes tombant sur le sable, de ces veillées d’absents, de ces exils acceptés, de tout ce temps ancré dans les veines de ce corps qui fatigue. Visitez-moi avec tout l’or de vos yeux, le trésor de votre présence, vos armes déposées aux pieds de nos défaites. Accompagnez-moi dans vos galeries obscures. Nous rejoindrons ensemble des beautés insoupçonnées dans les poumons de la joyeuse prairie des hommes. Et... [Lire la suite]
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lundi 25 septembre 2017

MER / MARE

Je marche sur mes eaux de femme.Je t’expliquerai qu’il y a une mer saléeet une mer pleine d’amour.La ligne de démarcation a été ma poésie.Avec elle j’ai divisé les mystères de la meret mon propre mystère.Cependant j’ai compris que dans les petites choses,comme ma modeste maternité,il existe des mers infinies.Où s’alternent seiches et larmes,des choses jamais vues et grandeur de Dieu.Et j’ai compris que la poésie est inutile.Comme la beauté de la mer,si on ne pense pas à qui l’a crééequi est un grand mystère.    .   ... [Lire la suite]
mercredi 30 août 2017

LA VIE ENTIERE...Extrait

"Devant le jour épais qui s'avance à pas lents  Devant l'horrible face à face  O coeur ouvert à tous les vents  Et jusque dans ces bras qui cherchent le courant  Hier demain et à présent    Il n'y a rien de nouveau  Sous le soleil de ma poitrine  C'est toujours la même tendresse qui chemine  Le même filet bleu qui baigne mes poumons  Toujours ma chair à l'abandon    Plus haut la tête claire  O mon front riverain du ciel et de la terre  Prunelles... [Lire la suite]
mercredi 12 juillet 2017

L'ONDEE

Sous son sarrau d'ambre et d'ébène L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes anciennes Que le vent sème sur les champs Il se fait tard sous la remise Le soir détrousse le jardin Sous le préau lassé s'irise Un crépuscule byzantin La nuit s'en vient filant sa laine Le long des murailles noircies Sans rémission saigne la plaine Sous l'oeil opalin de la pluie Sous son sarrau d'aube liquide L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes candides Que le vent sème sur les champs   .     SYLVIE MEHEUT ... [Lire la suite]
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vendredi 30 juin 2017

JEAN-TOMAS WARD...Extrait

Que ce soit les tiennes les dernières poussières d’étoile qui m'envolent. les blandices constellées sur tes paupières cristallisent l’énigme le décor palpébral. comme une mosaïque d'aurores où adorent s'attarder mes traversées . fragrance d' iridescence que mes vertiges thésaurisent comme des fragments d’empyrée. que ce soit les tiennes les dernières mains à poétiser mon visage. ton aura lustrale rosoyée sur mes joues y perler les gouttes d'entéléchie peut être avoir le courage d'effleurer l'horizon omineux encore une fois,... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

LUIS CERNUDA...Extrait

J'étais étendu et j'avais dans mes bras un corps comme de la soie. Je lui baisai les lèvres, car le fleuve passait au-dessous. Alors il se moqua de mon amour. Ses épaules semblaient deux ailes repliées. Je lui baisai les épaules, car l'eau bruissait au-dessous de nous. Alors il pleura en sentant la brûlure de mes lèvres. C'était un corps si merveilleux qu'il s'évanouit entre mes bras. Je baisai sa trace: mes larmes l'effacèrent. Comme l'eau continuait à couler, j'y laissai tomber un poignard, une aile et une ombre.   .   ... [Lire la suite]
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samedi 24 juin 2017

EXPRESSION DU VOYAGE INTERIEUR

«Aux dernières tables de la nuit Et pour en être là que faut-il Je rêve à des femmes comme des poèmes Dans l’alphabet des oiseaux Lorsque l’amour est une momie Les gens qui dorment comme des oiseaux Chacun un cristal de nuit Sont des petits jardins Plongés dans l’eau des rêves Où tout est fou Rêves  à de grandes lunes Qui les éclairent  du dedans A perte de vue Et l’amour est une allée Jonchée de baisers  Et d’aube Ne réveillez pas l’enfant qui dort La folie est aux cimes des arbres belle de... [Lire la suite]
jeudi 15 juin 2017

MA VALISE

À mon ami, Aziz Farès . . J'ai dans ma valise des souvenirs Une broche kabyle de ma mère Le henné qui fleurait sa main Et le souak de ses lèvres embaumées J'ai aussi une pierre muette Des ruelles discrètes de la Casbah Criblées des traces de mes rires Et de mes chroniques d'enfant J'ai dans ma valise des larmes De la pluie qui tombe sur Alger Et celles des justes râlants Sur la hampe d'un drapeau brûlé Dans le dessous de ma valise S’étend l’injuste addition de l’exil Que je règle de mes pleurs d’apatride À l’émotivité... [Lire la suite]
jeudi 8 juin 2017

LA FENÊTRE OUVERTE

à LR . Dehors Battements d’ailes et friselis des feuillages Dedans Un merle ponctue la voix sereine Monde d’ascensions, d’espoirs et de larmes Modelé par un christ-oiseau Souffert par l’enfant volé envolé Le fils de l’homme et le fils de l’autre Raviver la parole et l’image Pétrir l’écho et le reflet en pâte de lumière Qu’ainsi la présence froisse l’air Présence Légère et fidèle comme les printemps Souveraine comme cette fillette sous un pommier Bravant jadis la guerre dans son abri de fleurs Aux confins du cœur ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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