mardi 2 octobre 2018

CHARLES AZNAVOUR - HOMMAGE - LES EMIGRANTS , MOURIR D'AIMER, LE PERE GORIOT, ECRIRE

      .   . Comment crois-tu qu'ils sont venus? Ils sont venus, les poches vides et les mains nues Pour travailler à tours de bras Et défricher un sol ingrat Comment crois-tu qu'ils sont restés? Ils sont restés, en trimant comme des damnés    Sans avoir à lever les yeux Pour se trouver tout près de Dieu Tous ensemble Ils ont vois-tu, plein de ferveur et de vertu Tous ensemble Bâti un temple à temps perdu Comment crois-tu qu'ils ont... [Lire la suite]
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lundi 5 mars 2018

JEAN-CLAUDE PIROTTE...Extrait

J'écris à toutes les femmes commesi je les aimais car toutesles femmes sont aimables et cellequi seule est mon amour dortde son sommeil de légendeelle est toutes les femmes elle esttoutes les rages elle est toutes les pluieselle est tous les amours elle esttoute l'absence et toute l'évidence.   .   JEAN-CLAUDE PIROTTE   .     Oeuvre Katya Grydneva
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mardi 24 octobre 2017

LE CHANT DES CIGALES...Extrait

On dit donc que les cigales étaient des hommes avant la naissance des Muses. Quand le chant naquit avec les Muses, plusieurs des hommes de ce temps furent si transportés de plaisir que la passion de chanter leur fit oublier le boire et le manger, et qu'ils moururent sans même s'en apercevoir. C'est d'eux que naquit ensuite la race des cigales, qui a reçu des Muses le privilège de n'avoir aucun besoin de nourriture. Du moment qu'elles viennent au monde, elles chantent sans boire ni manger jusqu'au terme de leur existence, puis elles... [Lire la suite]
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mardi 29 août 2017

LES MANUSCRITS DE QANA...Extrait

Il était une fois, une seule, où l’homme à l’amour de la femme répondit avec honneur. Il a été une fois, une seule, où la femme eu égard de l’homme qui l’aimait. Il a été cette fois, unique, où la femme et l’homme se comprirent dans l’instant du monde où la plume s’envole, portée par la brise. Cette unique fois où un homme et une femme portèrent aux yeux du monde le fruit de leur passion fût saluée par une grande fête. L’unique étoile du nord brilla seule dans l’infini cosmos pour saluer la naissance de l’enfant prodigue, un certain... [Lire la suite]
samedi 24 juin 2017

EXPRESSION DU VOYAGE INTERIEUR

«Aux dernières tables de la nuit Et pour en être là que faut-il Je rêve à des femmes comme des poèmes Dans l’alphabet des oiseaux Lorsque l’amour est une momie Les gens qui dorment comme des oiseaux Chacun un cristal de nuit Sont des petits jardins Plongés dans l’eau des rêves Où tout est fou Rêves  à de grandes lunes Qui les éclairent  du dedans A perte de vue Et l’amour est une allée Jonchée de baisers  Et d’aube Ne réveillez pas l’enfant qui dort La folie est aux cimes des arbres belle de... [Lire la suite]
dimanche 26 février 2017

CHANSON / SONG

Va attraper une étoile filante, Fais qu'une racine de mandragore enfante, Dis-moi où sont les jours d'antan passés, Ou qui fit fourcher des Diables les piés, Enseigne-moi à ouïr chanter Sirènes, Me prémunir des piqûres de la haine, Et m'apprends Quel vent Sert à pousser esprit honnête en avant. Si tu es né pour des paysages impossibles, Voir des choses invisibles, Chevauche mil et une nuit, chevauche le Temps, Jusqu'à ce que l'âge sur toi neige des cheveux blancs, Toi, tu me diras, quand tu seras rentré, Toutes les merveilles étranges... [Lire la suite]

dimanche 26 février 2017

LES SEPT SOLITUDES...KAROMAMA

Mes pensées sont à toi, reine Karomama du très vieux temps, Enfant dolente aux jambes trop longues, aux mains si faibles Karomama, fille de Thèbes, Qui buvais du blé rouge et mangeais du blé blanc Comme les justes, dans le soir des tamaris. Petite reine Karomama du temps jadis. Mes pensées sont à toi, reine Karomama Dont le nom oublié chante comme un chœur de plaintes Dans le demi-rire et le demi-sanglot de ma voix; Car il est ridicule et triste d’aimer la reine Karomama Qui vécut environnée d’étranges figures peintes Dans un palais... [Lire la suite]
samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]
vendredi 12 août 2016

JOEL GRENIER...Extrait

Elle coule au fond des bois, la source, pour remettre de la couleur dans le cœur des buissons. Mais l'on ne sait toujours pas s'il faut croire à la légende d'un femme qui s'y baignait. On dit qu'un homme moitié humain, moitié poète, la regardait chaque fois qu'elle se mettait nue pour se laver de quelque hier. Et que les arbres murmuraient dans le bruissement de leurs feuilles qu'ils n'avaient jamais vu eau si claire dans le reflet de ses soupirs. Il paraît que depuis ce temps, un poème coule de source et que des rimes, en attendant,... [Lire la suite]
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mercredi 27 juillet 2016

TEMPS DE L'ARBRE

Ce n’était pas l’arbre. Mais la brise, oui, et l’oiseau et la prière de l’oiseau; et la doctrine du fruit, le rituel des papillons jaunes. Ce n’était pas l’arbre. Mais le campanile, oui, des corolles et la terre pour la descente des fleurs et la racine des pluies et la broderie des ombres et le  bras vert dans la bruine. Ce n’était pas l’arbre. Mais le nuage, oui, et le vent et la voix, le corps et l’âme du vent et les membres pour la soif de l’eau et les entrailles pour le désir de soleil et le chemin aux ailes... [Lire la suite]