samedi 19 septembre 2015

FEMMES

  Au pied de montagnes austères fécondes en fleuves jaunes et pourpres,   A l'orée des déserts immortels aux lumières magiques,   Il est des lieux où nous ne pouvons être.   Et nous y sommes par milliers ! Mais invisibles et séquestrées,   Scellées sous la garde de portes en bois ornementés,   Remisées sous des treilles enluminées d'inviolables verrous.   Et dans les rues et sur les routes nous y sommes aussi,   Suant la peine et le silence sous le... [Lire la suite]

samedi 19 septembre 2015

LE BLEU DE L'ECRIT

Tant de Bleu dans les mots du poète    Tissé enlacé en lacis caressants, le Bleu s'étire et s'affirme    Oh mon Bleu ! L'intransigeance à ma porte    Ouverte sur la béance de l'azur    Bleu, teinte pure sur nos horizons    Bleu, teinte obscure en lisière des ténèbres    Bleu, fleuve d'encre au long des berges d'une âme...fleur bleue    Bleue cette mémoire vive enchâssée en cartouche sur de l'ébonite    Bleus mes cahiers d'enfance    Bleues... [Lire la suite]
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samedi 19 septembre 2015

LEÏLA ZHOUR

La solitude est comme du chocolat. Amère et douce à la fois, elle a l'âpreté de notre condition, tout comme la cocotte de pâques garde trace de la dureté du cacao brut. Etre seul, c'est parfois être confronté à un insoutenable isolement. Enfermé dans la ronde des pensées, on se heurte aux barreaux du silence, et même un cri dans les montagnes n'est encore que de la solitude. Confiné dans le secret de l'esprit, les sentiments entrent en guerre avec les mots. Plus on parle, plus on rencontre de monde, plus on mesure combien hermétique... [Lire la suite]
samedi 19 avril 2014

VENEZ MARINS...

( ... ) Soyez le corps où s'enracine ma sève aux réminiscences salines ! Les vagues ont appris à mes sens les balancements languides de l'attente. Laissez aux hommes de terre la droiture immobile des lits désenchantés ! . Couchez dans les hamacs de mes rêves atlantes Vos forces enrichies aux vents et aux cyclones Que je les berce de ma voix de brume tiède. Laissez glisser sur vos peaux nues mordues de sel amer L'ondée des matins clairs qui perle à mes lèvres fécondes! . Venez marins, oh oui venez ! Prenez la... [Lire la suite]
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mercredi 19 juin 2013

LES REVOLUTIONS

Les révolutions ont une peau de bébé  un appétit d'ogre Elles avancent et laissent dans leur sillage des hoquets de sang Tant de lumière! Chaque geste a un air d'idéal "Comme je me sens meilleure…" Epaulées par les bras experts de vieux pays elles oscillent entre fraîcheur et cruauté et enjambent dans la joie des gouffres à leurs pieds   Les révolutions meurent jeunes Nées déjà adolescentes elles sourient à de vieux maquereaux  qui guettent leurs frayeurs    Puis l'ogre l'emporte elles... [Lire la suite]
vendredi 4 janvier 2013

DYPTIQUE...Extrait

(...) Nous sommes nés libres La vie nous enchaîne   Année après année, d'étranges progrès alourdissent nos âmes La maturité tisse la défaite de l'innocence   Libres, nos vies respirent le vent  Elles ont l'ivresse native des errants Leur premier pas va vers les lendemains  Libres, nos vies sont le sel, la mer Libres, nous sommes le monde   J'ai dénoué le drap des convenances et si l'enfance a fui à jamais dans les brumes la vie m'est brûlure et fraîcheur territoire sans fard où je... [Lire la suite]

mercredi 10 octobre 2012

FEMMES DE MES JOURS

Nous sommes en deçà du miroir dans un monde aux légendes éteintes A chaque seconde,  il faut inventer l'amour à nouveau sa morsure le désir   Nous sommes nées dans les villes dures La misère nous mène en guerre loin de l'arrondi du cœur et nous versons le sang des peines sur les cohortes des rêves   Femmes de mes jours des heures amères Dans notre héritage, tant de larmes et de bûchers ! Des cendres tombent sur nos traces et quand il pleut l'odeur rouillée du sang monte du terril des souffrances  ... [Lire la suite]
lundi 1 octobre 2012

LA FEMME-MOT

C'est une femme-mot. A peine un souffle entre deux lèvres folles A peine un bruissement de chair sous l'affûté des dents Femme-zéphir au corps de vent, elle est murmure Sans cesse elle chante et se tait et rechante, insaisissable de silence Buissons d'ardeurs, les mots l'habillent sous les yeux en maraude : " Voyez de tous vos yeux ce qui n'est qu'à entendre, La femme-parole aux vêtements de langages! " Vérité que cela ! Préservée nue, fragilité secrète, l'âme s'inscrit sur le blanc de l'injuste en lame folles Et les récits... [Lire la suite]
dimanche 8 juillet 2012

LEÏLA ZHOUR

Je pense à la mort chaque jour cela ne fait pas de moi une femme d'excellente compagnie   L'envie d'éternité me taraude Oh! Spéculer sur le temps, douce illusion Je construis des souvenirs, les triture Et il y a tant de projets pour moi, pour les autres   La mort est là, embusquée dans les possibles Son image lasse et omniprésente C'est une seconde vie, cette pensée de la mort   Plus dérangeante que le mal, que la faim Elle est le pire hors du visible de l'indigne   Rien de plus terrible que la mort... [Lire la suite]
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dimanche 8 juillet 2012

LETTRE A L'AUTRE ...Extrait

Est-ce donc seule si seule Est-ce donc nue si nue Sans rien autour que le monde alentour Accepter l'inacceptable Penser l'inconcevable Tirer la vie Toute la vie D'un vieux cornet à dés Au delà de toute chose A l'origine de tout mouvement Même incommensurable Même infinitésimal Un vide immense noir ou blanc Où même rien n'est rien Et seule et nue parmi les choses de la vie Quand tout est là tout près Magique et miroitant Voile terrible et rassurant Devant des yeux de larme qui ne croient pas Qui voient seulement ce qui n'est pas ... [Lire la suite]