jeudi 11 août 2011

A CELUI DE 14, A CELUI DE 39

À celui de 14 à celui de 39 Et puis de l'an 40 À celui du Chili à ceux de l'Algérie Aux Juifs déracinés qui fuient la Palestine À ces Palestiniens comme un arbre coupé Vingt ans déjà petit la mer toujours revient De plus loin que là-bas les oiseaux blancs dévorent Ce qu'il reste de suc à l'azur quotidien Tu pars demain levant tes bras de sémaphore Tu pars soumis défait boutonné de métal Ta maman au poignet battant le pouls du diable Tu as dit au revoir aux grèves syndicales Aux copains au ciné aux filles charitables Tu sais que... [Lire la suite]
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mardi 17 mai 2011

TU PENSES A QUOI ?

Tu penses à quoi ? A la langueur du soir dans les trains du tiers monde ? A la maladie louche ? Aux parfums de secours ? A cette femme informe et qui pourtant s'inonde ? Aux chagrins de la mer planqués au fond des cours ? Tu penses à quoi ? A l'avion malheureux qui cherche un champ de blé ? A ce monde accroupi les yeux dans les étoiles ? A ce mètre inventé pour mesurer les plaies ? A ta joie démarrée quand je mets à la voile ? Tu penses à quoi ? A cette rouge gorge accrochée à ton flanc ? Aux pierres de la mer lisses comme des cygnes... [Lire la suite]
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lundi 28 février 2011

AVEC LE TEMPS

Avec le temps...avec le temps, va, tout s'en vaon oublie le visage et l'on oublie la voixle cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'allerchercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bienavec le temps...avec le temps, va, tout s'en val'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluiel'autre qu'on devinait au détour d'un regardentre les mots, entre les lignes et sous le fardd'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuitavec le temps tout s'évanouitavec le temps...avec le temps, va, tout s'en vamêm' les plus chouett's... [Lire la suite]
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samedi 21 août 2010

LA SOLITUDE

  "Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous. J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés. Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais... La solitude... Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été... [Lire la suite]
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lundi 21 juin 2010

IL N'Y A PLUS RIEN...Extrait

Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le cœur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture. Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps. Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti... C'est vraiment con, les amants. IL n'y a plus rien Camarade maudit, camarade misère... Misère, c'était le nom de ma... [Lire la suite]
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lundi 7 juin 2010

POETES, VOS PAPIERS...Extrait

…Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s’ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes. Le vers est musique; le vers sans musique est littérature. Le poème en prose c’est de la prose poétique. Le vers libre n’est plus le vers puisque le propre du vers est de n’être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique – toutes licences comprises. Il n’y a point de fautes d’harmonie en art; il n’y a que des fautes de goût. L’harmonie peut s’apprendre à l’école. Le goût est le... [Lire la suite]
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vendredi 5 mars 2010

TESTAMENT PHONOGRAPHE...Extrait

J'habitais avec des hommes. Aujourd'hui, je m'en soucie, de loin, et quand je marche, seul, dans mes pattes foulant l'herbe, j'entends des musiques militaires ou je vois le spectre de la Rose et le devoir d'oiseau de Nijinsky. Une trappe ça s'invente, ça s'apprend. Dans ma trappe aujourd'hui, je vis avec une population car je suis devenu la population. Il suffit qu'un berger passe avec son troupeau, pour qu' aussitôt je m'identifie au spectacle de la laine bientôt tondue, aux effrois de l'égorgement, aux fourrures prolétaires, aux... [Lire la suite]
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samedi 13 février 2010

FLB

L'eau cette glace non posée Cet immeuble cette mouvance                     Cette procédure mouillée Nous fait prisonnier sa cadence                     Nous dit de rester dans le clan A mâchonner les reverdures                     sous les neiges de ce printemps A faire au froid bonne mesure     ... [Lire la suite]
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mercredi 7 octobre 2009

L'OPERA DU CIEL...Extrait

Et si mon cœur n'est pas plus pur que la source où boivent mes rêves c'est qu'il est transpercé de glaives et qu'il reste criblé d’azur .. .LEO FERRE .. .
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lundi 28 avril 2008

LA CHEMISE ROUGE

  La chemise rougeOui elle est rouge ... et ce n'est pas tout....Si vous saviez ce qu'elle est et d'où elle vient...Tenez touchez !De la toile...De la toile ?Mais c'est une voile !De la corde...De la corde ?Mais taillée dans la miséricorde...De la soie...Je fais des vers...Mais pas de soie !Du fil ?... du satin ? ... du nylon ?...Mais non mais non...Cette chemise-là c'est bien mieux que celaEcoutez bien asseyez-vous... Ecoutez bien...Cette chemise-là... Cette chemise-là...C'est de la poésieUn jupon de la luneQuand le soleil... [Lire la suite]
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