jeudi 4 avril 2019

LETTRE DE BLANCHE GARDIN AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président,Je suis flattée. Merci. Mais je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue.En Juillet 2017, vous avez déclaré « La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus ». Et, vous avez annoncé le lancement d’une politique du « logement d’abord », qui a laissé planer l’espoir d’une... [Lire la suite]
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mercredi 21 novembre 2018

MA PART DE L'ÊTRE

J’ai un message dans la tête. C’est une lettre d’amour. Leurs destinataires ne me sont pas tous connus mais je les sens vibrer comme des feuilles dans le noir. Ils forment une petite communauté qui parle mille langues. Chacun pourtant se comprend car chacun connaît par cœur la syntaxe commune du silence. C’est elle qui nous unit dans quelques barriques d’ivresse qui roulent au milieu de l’éternité. Je leur envoie chaque soir un peu du parfum de mes vignes. Celui d’un vin d’adolescence qui n’a pas pris une ride. Je vous envoie des... [Lire la suite]
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lundi 12 novembre 2018

LA FRANCE NOUS A TRAHI ET LA FRANCE VA NOUS SACRIFIER...

Lettre d'un poilu à sa femme : "La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer."   .   Le 30 Mai 1917   . Léonie chérie J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre. Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La... [Lire la suite]
samedi 20 octobre 2018

JEANNE BASTIDE...Extrait

La vigne comme une écriture sur la colline. Difficile d’y creuser tant la terre est caillouteuse. Son rire est loin dans les racines. Il faut creuser longtemps, descendre profond pour recueillir les soubresauts de son souffle.De cep en cep, de lettre en lettre, je vendange cette vigne creusée dans l’enfance. Les seaux pleins d’un raisin que je ne reconnais pas. Des grains pêle-mêle. Le vin, le sang, la parole proférée, le rire et le vivant, le vivant et la mort.Je creuse encore. Dionysos est là. La joie, la fête, la jouissance, la... [Lire la suite]
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jeudi 16 août 2018

ANAÏS NIN, LETTRE A ANTONIN ARTAUD

"Le toi qui fait presque mal tellement il lie..."  18 juin 1933.   . "Nanaqui,   Je voudrais revivre mille fois ce moment sur les quais, et toutes les heures de cette soirée. Je veux sentir encore cette violence et votre douceur, vos menaces, votre despotisme spirituel… toutes les craintes que vous m’inspirez, et les joies si aiguës. Craintes parce que vous attendez tant de moi… l’éternité, l’éternel… Dieu… ces mots… Toutes ces questions que vous m’avez posées. Je répondrai doucement à vos questions. Si j’ai... [Lire la suite]
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jeudi 8 février 2018

LETTRE DE ROBIN RENUCCI A MADAME LA MINISTRE DE LA CULTURE

Madame la ministre de la Culture,   .Vous avez convié certain.e.s d’entre nous à la fin de l’automne à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France.Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission dont nous étions prêt.e.s à prendre la charge, afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de... [Lire la suite]

lundi 5 février 2018

LETTRE AU GENERAL FRANCO ...Extraits

Fernando Arrabal voit le jour le 11 août 1932 à Melilla. Il est le fils du peintre Fernando Arrabal Ruiz et de Carmen Terán González. Son père, fidèle à la République, fut condamné à mort pour rébellion suite à la tentative de coup d’Etat militaire, le 17 juillet 1936, à l’origine de la guerre civile espagnole. En 1955, il quitte l’Espagne pour Paris. Alors qu’il se rend en Espagne en 1967, il est arrêté et emprisonné pour son engagement politique. En 1971, il envoie une Lettre au général Franco, provoquant un scandale. À la mort du... [Lire la suite]
vendredi 21 juillet 2017

LETTRE OUVERTE DE SHLOMO SAND - HISTORIEN ISRAËLIEN - A EMMANUEL MACRON

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

LETTRE A UNE POETE

Je t’envoie une lettre Que l’écume des mers a brodé Une lettre souveraine Née des racines du cœur Et de la parure de ton regard de femme Une lettre titubante Qui s’accroche à nos souvenirs Enorme coulée du vivre Quand le vivre se fait chair de lumière D’errance en errance Jusqu’au coquillage premier Qui chante dans tes yeux Là où je ne suis pas Dans l’allaitement des étoiles Je t’envoie une lettre écrite sur un papier cadeau Ou sur les nuits blanches quand tes lèvres s’exilent Un seul amour l’habite Au carrefour de nous-mêmes Une... [Lire la suite]
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mercredi 12 avril 2017

LETTRE DE FERNANDO PESSOA A MARIO DE SA-CARNEIRO

14 mars 1916 Je vous écris aujourd’hui, poussé par un besoin sentimental — un désir aigu et douloureux de vous parler. Comme on peut le déduire facilement, je n’ai rien à vous dire. Seulement ceci — que je me trouve aujourd’hui au fond d’une dépression sans fond. L’absurdité de l’expression parlera pour moi. Je suis dans un de ces jours où je n’ai jamais eu d’avenir. Il n’y a qu’un présent immobile, encerclé d’un mur d’angoisse. La rive d’en face du fleuve n’est jamais, puisqu’elle se trouve en face, la rive de ce côté-ci ; c’est là... [Lire la suite]
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