lundi 15 mars 2010

A JEAN FERRAT

Federico Garcia Lorca - 1961 - 1962 : Deux Enfants au Soleil - Ma Môme - Jean Ferrat Pablo mon ami - Ferrat Chante Aragon: Lintégrale - Jean Ferrat   .   Maria - 1965 - 1966 : Potemkine - Maria - Jean Ferrat . Un jour un jour - Mes soir - Jean Ferrat . Je ne suis quun cri - 1985: Je ne suis quun cri - Jean Ferrat . Pauvre Boris - 1965 - 1966 : Potemkine - Maria - Jean Ferrat . Les tournesols - 1991 : Dans la jungle ou dans le zoo - Jean Ferrat ... [Lire la suite]
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dimanche 7 février 2010

CONTREPOINT...Extrait

Hommage à Edward Saïd.Sang                 et sang                                       et sang                                       dans ta patrieDans mon nom et le tien, dans la fleurd'amande, la peau de banane, le lait... [Lire la suite]
mercredi 6 janvier 2010

MES DITS MANICHEENS...Extrait

Malgré ce long silence où tu danses malgré l’enjeu de la pageblanche où tu te caches fuyant cette terre torturée où s’épuise le désirmalgré l’incision de la langue et le manuscrit du prophète qui fait parler vestales et autres mémoires sensés du territoire malgré l’absence entretenue et la violence où tu te perds autant dans la nuit musquée et froide d’où tu témoignes de l’ingénuité de la mélasse sous les ruines comment parler de toi dans le chaos de la féminité et regarder vers toi l’involution du romarin autour de la terreje dis... [Lire la suite]
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dimanche 20 décembre 2009

BOIS D'EBENE...Extrait

Nègre colporteur de révolte tu connais tous les chemins du monde depuis que tu fus vendu en Guinée une lumière chavirée t'appelle une pirogue livide échouée dans la suie d'un ciel de faubourg. ... .Mais je sais aussi un silence un silence de vingt-cinq mille cadavres de nègres de vingt-cinq mille travers de Bois d'Ébène. Sur les rails du Congo-Océan mais je sais des suaires de silence aux branches des cyprès des pétales de noirs caillots aux ronces de ce bois où fut lynché mon frère de Géorgie et berger d'Abyssinie. ... ... [Lire la suite]
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samedi 14 novembre 2009

IL NEIGE DANS LA NUIT...Extrait

Jouons à courir, ma petite Guzine, toi, moi, Dino et puis ma Veroucha, jouons à courir sous la pluie, pieds nus, cheveux au vent. Passons par le boulevard St Michel, à la poursuite d'Istambul, et tournons autour du jardin de Notre-Dame et de la Tour de Léandre. Jouons à courir, ma petite Guzine, toi, moi, Dino et ma Veroucha, jouons à courir, à grands cris, au point du jour, jouons à courir aux heures teintées d'aube. Jouons à courir avec nos jours passés et à venir, des ailes de mouette à nos pieds. ... [Lire la suite]
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mercredi 7 octobre 2009

L'INVENTION DES DESIRADES...Extrait

Pour édifier un nouveau mondetous les espoirs sont permiss’ils peuvent enraciner pour commencersemer une Caraïbeslabyrinthe d’étoiles tombéesinitiée à la mort avant d’avoir vécu y défricher la libertéténue tenace comme un parfumfraîche frêle comme une roséeabolie par le prochain matin et pour l’aveniroser glaner son héritagefagot d’échardes et de rayonsenflammé d’un espoir nouveau . DANIEL  MAXIMIN . Oeuvre Gérald Bloncourt
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jeudi 27 août 2009

LES PASSEURS DE CREPUSCULE...Extrait

Depuis trente six ans je veille / sur le sillage des combattants / qui ont pavé les champs de bataille / balisés par la pierre / du non-retour / j''ai pris la plume comme un fusil / et l'encre comme le tartre de la mort / Ainsi ai-je épuisé le vent / et toutes les passerelles de la métaphore / j'ai décortiqué la graine des mots / j'en ai écorcé le son pour qu'ils deviennent galets / munitions de paradoxes / dépouillés du tanin des sens / butoirs / sur lesquels je trébuche / et s'érnousse ma vue / Est-ce dans la lie de mon esprit / que... [Lire la suite]
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mercredi 12 août 2009

LE SIFFLEMENT DE LA PLAIE PARFAITE

    Ouvre-moi, Amour, la porte       de la plaie parfaite. Ouvre-moi, mon Amour, ouvre la porte de mon sang ; Ouvre, pour qu’elles sortent toutes les mauvaises anxiétés. Ouvre, pour que ne se sauvent les intentions troubles. Ouvre, pour que mes veines soient des pures sources, mes mains des chardons secs mes yeux des fosses tranquilles. Ouvre, que vienne l’air de ta parole… Ouvre ! Ouvre, Amour, que déjà rentre… Ai ! que non se sale… !Ferme ! . . . MIGUEL HERNANDEZ ... [Lire la suite]
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mercredi 29 juillet 2009

LA FAUVETTE DES ROSEAUX

L'arbre le plus exposé à l'oeil du fusil n'est pasun arbre pour son aile. La remuante est prévenue : ellese fera muette en le traversant. La perche de saulehappée est à l'instant cédée par l'ongle de la fugitive.Mais dans la touffe de roseaux où elle amerrit, quellescavatines ! C'est ici qu'elle chante. le monde entier le sait.Eté, rivière, espaces, amants dissimulés, toute unelune d'eau, la fauvette répète : "Libre, libre, libre,libre ..." .                 ... [Lire la suite]
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jeudi 16 juillet 2009

NOUS SORTIRONS

Nous sortirons. Nous l’avons dit : Nous sortirons.Nous vous l’avons dit :Nous sortirons un peu de nous-mêmes.Nous sortirons de nous-mêmesVers une marge blanche, méditer le sens de l’entrée et de la sortie.Nous sortirons d’ici peu.Notre père qui était en nous est rentré chez sa mère, le Verbe.Nous avons dit :Nous sortirons.Étrennez une foulée en d’un sang qui a débordé de nous Et inondé vos canons.Arrêtez, cinq minutes, ces avions en piqué.Interrompez, trois minutes encore, le bombardement par terre et par mer,Que sortent... [Lire la suite]
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