vendredi 18 janvier 2019

MICHEL EKHARD ELIAL...Extrait

Parce qu'ici est peu et tropme reconnaîtras tusous le feuillagedes parolesau bord de l'existenceune tige uniquequand le bonheurtombe Ecrirepour laisser la lumière alluméeau dessus de l'ombredu chant le plus fidèlepoursuivreentreles séismes et les élans de joietant de ruines tant de rosesau cadastredes ciels et des ostouchent la prièreet l'incendied'où me vient la tendresse du mondequand je fleuris et me défeuillequand le poème brûlej'ai la ferveur d'aimer   .   MICHEL EKHARD ELIAL   . Oeuvre Odilon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

jeudi 17 janvier 2019

LA CONDITION SUFFISANTE

  Il suffira d'un seul sourirepour être l'ami du soleil& la nuit nous chuchoteraà l'oreille tous ses secrets. La mort ne viendra pas ce soir,elle a d'autres yeux à fermer,tant de soupirs à oublier,de larmes et de "plus jamais",tant de désespoirs à bercerque ne put apaiser "enfin". Il suffira d'un seul sourirepour voir tous les "non" hésiterpuis mourir au bord du silence,pour voir le silence s'écrired'abeilles que l'avril affole,& libre de tous les "pourquoi",pouvoir caresser l'évidence. Il suffira d'un seul... [Lire la suite]
lundi 14 janvier 2019

SEULE LA VOIX DEMEURE...Extrait

Pourquoi m'arrêterais-je? J'allaite de mes seins les grappes vertes du blé. La voix, la voix, seule la voix, la voix du désir clair de l'eau à couler, la voix de l'écoulement de la lumière de l'étoilesur la paroi de féminité de la terre, la voix de la conception de l'embryon du senset l'extension de l'esprit commun de l'amourla voix, la voix, la voix, seule la voix demeure. Dans le pays des nains, les critères de la mesureont toujours tourné sur le parallèle de zéro degré.Pourquoi m'arrêterais-je? J'obéis à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,
dimanche 6 janvier 2019

L'ETRANGE DOUCEUR

  Comme un oiseau dans la têteLe sang s'est mis à chanterDes fleurs naissent c'est peut-être Que mon corps est enchanté Que je suis lumière et feuillesLe dormeur des porches bleusL'églantine que l'on cueilleLes soirs de juin quand il pleut Dans la chambre un ruisseau couleHorloge aux cailloux d'argentOn entend le blé qui rouleVers les meules du couchant L'air est plein de pailles fraîches De houblons et de sommeilDans le ciel un enfant pêcheLes ablettes du soleil C'est le toit qui se soulèveSemant d'astres la maisonJe me... [Lire la suite]
mercredi 2 janvier 2019

VOEUX...

Puisqu’au final, nous avons chacun nos nuages à portée de main, j’aimerais donc éclater les miens afin de voir tomber sur vous, à la manière d’une pluie furieuse, des torrents infinis de joies, de délices et de douceurs et que la beauté comble, de ses jets sonores et lumineux, l'étendue de votre regard. Dans la beauté, les aléas défavorables s’évaporent comme des bulles de savons pour renaître en bulles pétillantes, annonciatrices de réussites et des succès. Je vous souhaite donc une errance sans répit, sans limite dans la beauté afin... [Lire la suite]
mercredi 2 janvier 2019

QUE LA VIE SOIT...

Que la vie Soit Ce Tout Et ce Rien Ce souffle Des secondes Où Elle n'est Déjà plus... Dans le premier rayon De lumière A la goutte De rosée Tout se pose Dans cet esprit Du Vivant A naître Et devenir poussière... Dans ce geste Du bleu sur le ciel Et la trace De ton pas Que la pluie efface Le temps Est ce silence Qui murmure, Là Dans le battement De ton coeur Entre hier et demain Il va Et s'abandonne A cette rivière De la vie Qui coule en toi...       PIERRE LEBRETON 2018       ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

dimanche 30 décembre 2018

LA GRANDE FUGUE...HOMMAGE A UNE AMIE DISPARUE EN 2018...GHYSLAINE LELOUP

  Pas de faste dans les ombelles portées hautPas d’exubérance dans l’éparpillement des fleursVéronique, narcisses, œillets et asphodèlesDu blanc du rose du bleu du jauneComme on dit le pain et le vinSans nuances pour blesser leur candeur   C’est de l’origine parcourant tes recoinsUn cri brusquement doréQui se cogne aux paroisPuis s’éteint dans des mots élimésIl faudrait des paroles semblables aux fleursAvec leurs principes avec leurs parfums   Le vent prend corps dans l’herbe hauteMais nousQui nous consolera de la... [Lire la suite]
dimanche 30 décembre 2018

LE SOUFFLE ET LA SEVE...Extrait - HOMMAGE A UN AMI DISPARU EN 2018...BRUNO ODILE

  Ce matin, la vitalité de la beauté me communique son désir d’élévation. Feuilles d’automne tombées dans le miroir des saisons, je vous aime fringantes et craquantes lorsque le pas du marcheur vous écrase. La rosée toute nue s’adosse aux premières lueurs du jour et le mur sur lequel je m’appuie se repeint à la clarté des ombres traînantes. L’esthétisme a le goût des rencontres. Pour lui, la solitude n’est pas un lieu privilégié, au contraire elle s’accapare l’objet même du beau pour le couvrir de toutes nos zizanies... [Lire la suite]
vendredi 28 décembre 2018

BERNARD PERROY...Extrait

Dis-moi...combien de fois l'on part vraiment dans une vieà la rencontre de l'inconnu, quand le temps passe sous le soleil sans crier gare,aussi invisible que le fleuve de nos désirs, quand la lumière nous réchauffecomme le sourire d'un enfant,et s'en va en s'inclinantpour pénétrer l'épaisseur de nos pas, comme si nous nous laissionstraverser par l'infini....         BERNARD PERROY       Oeuvre Zhang Weimin B.   
Posté par emmila à 12:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 27 décembre 2018

LAISSEZ MOI VOUS DIRE...

... Laissez-moi vous dire que le poète n'a pas la vie facile dans un monde devenu ce manteau de ténèbres, pailleté d'éphémère par une actualité exténuée en quelques heures, qu'on renouvelle tous les jours et qui tient toute la place avant de s'effacer. Un monde où le niveau des larmes, cependant, ne cesse de monter. Un monde pilonné, trituré, sermonné de plus en plus sévèrement par le verbe surnaturel des catastrophes, couché sous le vent fort de ce langage, le plus clair et le plus nu de tous, dont les statisticiens s'emparent... [Lire la suite]