lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]

dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]
dimanche 21 mai 2017

DE TERRE ET DE BLEU...Extrait

Je connaisles matins sableuxoù la langue grinceet s'empêtreoù les mots n'ont de réalitéque la lumièreincertaine.Je connais ces rêves fousfixés sur une page mutilée,terre mise à nulabouréeune fois de plusune fois de trop.Je suis du pays de ta voixet n'ai placeen nul autre songe..   AGNES SCHNELL   .      
Posté par emmila à 18:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

BRUN

Brun est fasciste mais brunes sont les femmes du sud, ocre est convivialité et marron a la douceur vernie des fruits du marronnier qui déformaient mes poches dans mon enfance. L’histoire a chevillé dans nos mémoires une idée de morosité à la couleur de la terre, peut-être parce qu’on y ensevelit nos morts. Les obsèques ont pour armoiries le gris et le noir, teintés de la terre en hiver – c’est toujours une forme d’hiver que mettre en terre le corps de ceux qui furent. La nudité, le froid, les arbres dénués de leur parure après... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

DE L'EGO OU DU SAIN CREDO ?

D'aucuns avancent aisément ou d'un commun accord                   Egoconfinant alors au devant de la scèneau con-sensus    de circonstanceMais je leur oppose                        Credol'envers sibyllin des sensl'immémoriale allégeancedu nomade   du passeur  sans paraître Un oiseau    un voilier    au loinunitivement lient les horizons extasiés de la mer et du ciel Ils fondent l'espoir... [Lire la suite]

samedi 29 avril 2017

EEVA LIISA MANNER...Extrait

Quand la rive et son reflet sont parfaitement semblables et qu’harmonieux et paisible se fait le mariage entre ciel et eau, quand profonde et claire est l’illusion du miroir, et que flânent les animaux, et les nuages, et que la sombre forêt frémit en profondeur sans un souffle, il suffit alors d’une aile d’oiseau plongée dans l’eau pour briser le mirage : la reconnaissance émerveillée de l’eau et de la lumière au monde, fine comme le soir ; mais elle noue le mariage. Et le monde, frais et beau comme après la pluie ou la création,... [Lire la suite]
jeudi 27 avril 2017

LES INEDITS 12

Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après toutes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 21 avril 2017

L'OISEAU

L’oiseau deux oiseaux de Georges BRAQUE L'oiseau deux oiseaux tu les regardes comme le bleu comme tu regardes le jaune et le gris aussi la fenêtre des vents la lumière qui caresse la zébrure des ailes plumes de l'imaginaire légères dans les paroles de la lune tu prends le pinceau de ton coeur les ciseaux des traces vertes orangées de mauves-roses franges de tes mains à l'oeil des verbes tu sais que sans toi l'oiseau les deux oiseaux ne voleront pas vers cet arc en ciel . PATRICK ASPE . ... [Lire la suite]
vendredi 21 avril 2017

DONNEZ-MOI DES MOTS D'HOMME

À la mémoire d’Albert Camus... . . Donnez-moi des mots d’Homme Des mots qui s’acheminent De Tipasa la bleue aux flancs de Lourmarin Ces mots d’ocre et de feu qui épousent les cimes Délestant le soleil du poids des lendemains Ces mots je les voudrais griffonnés de lumière D’une lumière écrue revenue du bonheur Quand à midi la plage offre son ventre amer Aveuglant le passant d’une intime candeur Je voudrais des mots d’Homme De ceux qui vont en paix Rapiécer le silence au Petit Villeblevin Où le phénix d’or... [Lire la suite]