jeudi 19 avril 2018

VILLEPREUX

Fenêtres peuplées de rêvesAux façades des maisons clairesLe matin est à mi-courseEt nos histoires se tairont jusqu’au soirSuspendues dans un miroirOù s’ouvrent les pages d’un cahierÉpris d’encre et d’envolCar nos vies sont ailleursEt le jour est en crue de lumièreNous le brodons de perles et d’espoirEt pensons déjà l’étéÀ l’étoile des possiblesDans ces rues aux voitures d’enfantDont le ciel de lit est un nuageFervent de tourterelles   .   CECILE OUMHANI   .        Photographie Marcelle... [Lire la suite]
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samedi 31 mars 2018

LA VOIE NOMADE

  O rompre les amarres Partir partir Je ne suis pas de ceux qui restent La maison le jardin tant aimés Ne sont jamais derrière mais devant Dans la splendide brume Inconnue Est-ce la terre qui s'éloigne Ou l'horizon qui se rapproche On ne saurait jamais dans ces grandes distances Tenir la mesure De ce qu'on perd ou ce qu'on gagne Pour aller jusqu'au bout du temps Quelles chaussures quelles sandales d'air Non rien O tendre jour qu'un mince fil d'été Autour de la cheville Mais le cercle d'argent Au poignet... [Lire la suite]
jeudi 29 mars 2018

POURQUOI LES BÊTES MEURENT-ELLES ?

Pourquoi les bêtes meurent-elles comme les enfants ? Pourquoi mourons-nous en elles ? Est-ce par la loi d’un dieu, sous le poids de son pas sur les choses ? Pourquoi ne distinguons-nous pas les mots ? Pourquoi cette pitié ou cette loi ne sauvent-elles pas ? Pourquoi mourons-nous dans les fleurs dans la lumière du jour nécessaire ? C’est ainsi que je sors dans la lumière pour me soustraire aux ombres où j’écris. tels seront la reddition, le temps : la destruction de tout style la lumière frontale qui nous brûlera tous. ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 25 mars 2018

LE RÊVE DE GRAMSCI...Extrait

Perdre notion de la douceur de l'amande écale éclatée Perdre notion de ce lexique où se prirent tous mes oiseaux quand faseillaient les feuilles quand chaque arbre était singulier dans sa façon de ciseler l'espace & sasser la lumière Oh les mots de ma préhistoire Oh cette cécité loin du livre initial J'ai laissé tous mes gestes dans la conscience d'hommes maigres & secs de pauvres traversant le plus clair des jours pour échanger des grains des mots ou pour prendre le thé le temps de ne rien dire écouter... [Lire la suite]
dimanche 25 mars 2018

CITADELLE...Extrait

« Comme l’homme doit baigner dans l’air, comme la carpe doit baigner dans l’eau, l’arbre doit baigner dans la clarté. Car planté dans la terre par ses racines, planté dans les astres par ses branchages, il est le chemin de l’échange entre les étoiles et nous. »     .   ANTOINE DE SAINT-EXUPERY   .      
samedi 24 mars 2018

SEUL UN CALICE

Seul un calice rempli de larmesa l’éloquence du discoursquand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a consciencede l'opulence indécentequand des enfants meurent de faim? Je sais que "beauté" est un mot païenqui se décline en cris de cœur. Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses.Je viens d’une lumière originelleque la matière cacheà l’insignifiance de l’œil humain. Je viens de la lumière matricequi articule l’atome pour donner la vie.Je viens d’un seigneur de sang lointain.Je viens de mes... [Lire la suite]

mercredi 21 mars 2018

BRUNO RUIZ...Extrait

Un jour, il y a bien longtemps, je suis sorti de moi, de ce grand pays du silence. J’ai pris la route des mots pour embrasser l’univers avec vous, pour étreindre vos paysages, renverser des barrières, ouvrir des vannes, fleurir des jardins, crier l’inutile. Jamais je n’aurais cru semblable lumière dans vos yeux, tant de secrets dans vos enfances, de fleuves aux poèmes, d’espérance à vos genoux qui ne fléchissaient pas. Je m’approchais de vos îles sans vraiment les atteindre et je me nourrissais de vos viandes dans les poitrines du... [Lire la suite]
samedi 3 mars 2018

CHRISTIAN ARJONILLA...Extraits

Dans la caresse de l'ombre et de la lumièreau secretle cœur retrouve la mémoireautrerythmele rythmeautre mémoireCe fantôme parle aux maisonsaux paysages du hasardle désastre lui répond ... Perdre piedsrépondre au videconfondre le cadavre exposé sur nos épaulesretrouver l'apesanteuroù se dévisagent des mots qui nous ressemblent ... Toujours l'entremonde happe et envahitIl y a longtemps que je n'ai plus de nompas d'unité de lieu ni de tempsLe trouble ne saurait me troublerla fascination me fascinerJe parle à l'invisible   . ... [Lire la suite]
mercredi 28 février 2018

LUIS CERNUDA

... Je rencontrai cette forme devant la mienne À l'heure du crépuscule, Quand les disparitions Confondent pour les yeux les couleurs, Quand le dernier amour Cherche l'ultime corps. Une angoisse sans fond hurlait entre les pierres ; En route vers l'air, des hommes sourds, Tête oubliée, Passaient au loin, libres ou morts ; Honteux cortège de fantômes Et leurs chaînes brisées qui pendaient à leurs mains. Alors la vie posa une lampe Sur des murs sanglants ; Le jour déjà fatigué séchait tristement Les futures aurores,... [Lire la suite]
mercredi 21 février 2018

LE JARDIN ETAIT DANS LA MER

Le jardin était dans la merŒillets d'écume cap profondTa main s'en allait avec l'eauComme une traîne nuptialeTa main libérait tout le cielDes anges à onze épéesFlottaient à côté de ton nomCoupeurs de vagues à leurs crêtesEt les voiles blanches penchaientAux courtes rafales du ventAvec des épines de rosesTu cousais les rubans de l'attenteAux cheveux des collines de ton amourEt disais ; celle qui peigne la lumièreEst une cascade ici qui s'amuseFlèche voleuse scandale du rireO petite enfant du jour qui n'en finit pasDans les arbres... [Lire la suite]