jeudi 26 mars 2020

SOLAIRE...Extraits

Un jour je suis entrée dans la maison de ton nom, c’était l’exact de ce que j’attendais. J’y suis restée et plus jamais je n’ai eu froid et plus jamais je n’ai eu peur. Qu’on ne me parle pas de cage, il s’agit là de la plus haute, de la plus absolue des libertés. ...  Des traces de mots sur la neige de papier. Un chant d’alouette dans la gorge. Des miettes de paix sur le fracas des hommes. L’eau, le sel, le pain. Et même si le fer-blanc du jour fait muraille, même si la terre crevasse, même si les mains rident comme... [Lire la suite]

jeudi 26 mars 2020

BENOIT CONORT...Extrait

Le coeur ressemble aux jardins que j'aime, tout encombré de broussailles, d'orties, fleurs sauvages, roseaux droits dressés. Parfois, derrière quelque pierre brute, une terre cultivée comme un jardin secret, fragile, assailli de verdure. Puis cela disparaît. Les racines lasses, renoncent à creuser le lent terreau du temps. S'il est une clarté, ce n'est qu'à la manière d'une sentinelle toute pétrie de nuit, toujours sur le qui-vive   .     BENOIT CONORT     .         Oeuvre... [Lire la suite]
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mercredi 11 mars 2020

LA MAISON PRES DE LA MER...Extrait

 ... Ne me parlez pas du rossignol ni de l’alouetteni même de la petite bergeronnettequi trace dans la lumière des chiffres avec sa queue.Je ne sais pas grand-chose des maisons :je sais qu’elles ont du caractère, c’est tout.Neuves au début, comme les bambinsQui jouent dans les jardins avec les franges du soleil,elles brodent sur le jour des persiennes coloréeset des portes luisantes.Quand l’architecte a fini, elles changent,Elles se rident, ou sourient ; ou encore boudentceux qui sont restés, ceux qui sont partisd’autres qui... [Lire la suite]
mardi 18 février 2020

LES ENCRES DU SANG

  Tu sais que l'ombrede cette brindille d'herbeest pur oret que ces gouttelettes de rosées'offrent étoilespour éclairer tes pas Ralentis donc ta marcheprépare ta respiration à l'ascensionregarde comme se dressent tous ces railsvers le rire d'un verre de soleilbien chargé de souvenirsd'images amusantes oubliéesque les dunes en espiègles peintreste redessinent aux couleurs du ventqui sait faire chanter et danserles encres du sang . . . . . ©MOKHTAR EL AMRAOUI « Dans le tumulte du labyrinthe »   . . .   ... [Lire la suite]
mardi 18 février 2020

UN CHANT AUX PAS D'OISEAU

  Faut-il se dépouiller jusqu'à ce rien, cette racine nue,Ce trait de l'aube où le soleil se lève ?Mais ce sera de nuit,Les eaux du fleuve n'auront pas fini de nous dérouterQuand, soudain, quelques mots, à peine un souffle :Nous nous reconnaîtrons de ce paysDont le nom est hissé au faîte du silence. L'instant d'avant, tout était noir : l'ombre, l'oubli ;Mais déjà se dessinaient de grands signes inconnus dans les paumes de l'attente ;Le poème faisait provision de nocturnes lueurs, de bruissements d'ailes,D'instants fragiles... [Lire la suite]
mardi 18 février 2020

BERNARD PERROY...Extrait

Chaque jourje me tenais prêt, je guettais l'heure où les eaux s'ouvriraientaux mouvements de la lumière, où les eaux mêleraient leurs courantsaux multiples lueurs célestes nimbées d'or et de soie bleue avant que la nuit ne vienne me submergerpar l'averse silencieuse de ses étoiles...     .     BERNARD PERROY     .   Oeuvre Hiroko Otake
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mardi 28 janvier 2020

LA MAISON DE CLAUDINE...NAISSANCE DE COLETTE LE 28 JANVIER 1873

"Quand je t'ai mise au monde, toi la dernière, Minet-Chéri, j'ai souffert trois jours et deux nuits. Trois jours, ça paraît long... Mais je n'ai jamais regretté ma peine : on dit que les enfants, portés comme toi si haut, et lents à descendre vers la lumière, sont toujours des enfants très chéris, parce qu'ils ont voulu se loger tout près du cœur de leur mère, et ne la quitter qu'à regret..."   .     COLETTE     . Colette    
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lundi 20 janvier 2020

PATRICK ASPE...Extrait

J'ai lancé l'espace dans le grand ciel du temps qui va, nuages, arbres arborés de ta lumière, à la lisière de ton chemin, mains dans nos mains, à travers les siècles des pierres, des pistes et des instincts, ventres des femmes, sources créations, pulsions, gémissements, floraisons... Et les images en suspension - les encres, les coups de crayon, les calques, et la passion, même les poussières font de la mémoire un univers qui gagne le coeur - compte à rebours -  je prends sur moi, la lune brève, les lèvres... [Lire la suite]
vendredi 17 janvier 2020

LA SAGESSE DES SORCIERES...Extrait

... Remplir ce qui est vide,vider ce qui est plein,la lumièrecomme corps,la lumièrecomme souffle. Accueillir les fleurs :jonquillesbaptisées dans le beurre,lilas léchant le ciel avec volupté,colliers de glycinese penchant sur des mamans magnolias,les fleurs de cerisier sont des lames de rasoir,les dahlias des neiges sont aussi tranchants que la pisse de chat,les lis dans la vallée sontdes lis de plume,des lis de cuir,des lis d’écaille,des lis de peau,la rose presque Miss Amérique,les orchidées sont de grasses langues de lécheuses,et... [Lire la suite]
jeudi 16 janvier 2020

JUIN ET LES MECREANTES...Extrait

N'importe où un homme est mortd'avoir ramassé une étoiled'avoir respiré une poussière de musiqued'avoir marqué la terre de rireslâché bêtes fleuries aux entrées de la ville N'importe oùsous la joue gauche du mondedans tes yeux qui découpent le cielen prièresen figures de dansesen cercles bleuis par amour N'importe oùsous la voix qui répète le tempsdans l'épaisse folie d'un visage qui brûled'avoir ôté le masque du soleilenvahi par les autres N'importe où un homme est mortd'avoir glissé sur la lumière     .   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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