jeudi 8 avril 2021

STANCES DU DESIR ET DE LA PIETE

  Quand je dis un peu c’est toujours beaucoup Il faut que tout voisine avec rien Le peu de foi que j’ai Je l’ai misé sur le chemin Le long chemin de l’Est Où naissent les métaphores du soleil J’ai peu prié Très peu jeûné Mais longuement aimé J’ai fait un peu de mal autour de moi Mais j’ai planté un palmier Qui ne me donnera jamais rien J’ai même planté un cerisier Qui me donne chaque année Un peu de vaines promesses Le peu de foi que j’ai Je le réserve à ce pèlerinage J’irai de... [Lire la suite]

dimanche 28 mars 2021

LES VRILLES DE LA VIGNE ...Extrait

"Regarde ! il n’est pas possible que le soleil favorise, autant que le nôtre, les autres jardins ! Regarde bien ! car rien n’est pareil ici à notre enclos de l’an dernier, et cette année, jeune encore et frissonnante, s’occupe déjà de changer le décor de notre douce vie retirée… Elle allonge, d’un bourgeon cornu et verni, chaque branche de nos poiriers, d’une houppe de feuilles pointues chaque buisson de lilas… Et les violettes elles-mêmes, écloses par magie dans l’herbe, cette nuit, les reconnais-tu ? Tu te penches, et comme moi tu... [Lire la suite]
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lundi 8 mars 2021

L'ALPHABET DES OISEAUX

L'alphabet de la nuit résonne comme un chant de voyelles et consonnes stellaires, il est d'étoiles de lunes et de pensées égarées, de piétinements de millepattes, de gazouillis de nourrissons et d'oiseaux toujours en quête de leurs chants. Aux matins des idolâtres, loin des coronavirus et des temps qui courent, chaque vibration est une musique perdue dans une magie inlassable qui cherche ses lendemains. Les dictionnaires d'oubli s'éventent comme des mots arrachés et jetés aux immensités des millénaires. L'architecte du verbe compose... [Lire la suite]
samedi 27 février 2021

GHYSLAINE LELOUP...EXTRAIT

  Nous avions maquillé nos yeux pour contempler le cielEt rougi nos lèvres de grenades pour embrasser la terreNous avions arrondi nos ventres pour honorer le monde Les oiseaux se sont tusÔ silence des déserts rendus plus aridesSous l'acharnement des charsQue reste-t-il sous la cendre ?Nous cherchons les chemins, les champsDévastés par les bottesNos yeux sont cernés de deuil, nos jardins de décombresNos sexes ont été fouaillés au nom des frontièresNos bouches souilléesNos ventres ont accouché d'enfants traîtresÔ paix abandonnée... [Lire la suite]
lundi 14 décembre 2020

THIERRY MATHIASIN...Extrait

Nous irons voir les archipels parmi les traces nourries de songes, les pluies offrir leur face à la beauté intrépide des vagues Chanter la tendresse des nuits aux rivières avides de senteurs, parler aux étoiles des prières tues au ciel diffus de nos lèvres Partout sera l'embrassement la force accrue des désirs les hanches bouleversantes des volcans La course folle pour gagner les rivages à chaque pas de danse coulée dans la lave Les oiseaux auront l'éclat ample de nos... [Lire la suite]
samedi 12 décembre 2020

CHANT ENSEMENCE - MAINTENANT QUE LE TEMPS M"EST COMPTE

Maintenant que le temps m'est compté - On ne le sait qu'après que ce jour s’apprivoise - Je vois la libellule en sa jeunesse bleue, Je l'éprouve intensément en tous ses éclats d'ailes. Je goûte à l'instant des nuages, Je marche dans mon repos, Je m'y sens accordé. J'arpente en passeur immobile Des rives infinies Mais sans jamais presser le pas Car tout écart m'est familier. . Je sais ce qu'il me reste à perdre, À libérer et à donner : Chaque ruisseau m'est indice, Chaque buisson serment noué. Je... [Lire la suite]

mardi 17 novembre 2020

CARMEN PENN AR RUN...Extrait

Prendre la fleur par ses racines aériennes devenir oiseau aquatique et d'une génuflexion lente faire descendre la grâce dans une réflexibilité de bouton d'or Pénétrer la lumière d'un accord dense ainsi s'harmonise à l'ange notre part humaine un temps venue aimer sur Terre . . . . . CARMEN PENN AR RUN . . . . Oeuvre Paul Chabas
Posté par emmila à 11:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 28 août 2020

PAT RYCKEWAERT...Extrait

Le poème se déplie lentementcomme du papier de soiepour ne rien froisserentre elle et luijuste défaire les liensse pencher au dedans de l’autreet saisir quelque chose.Elle voudrait chuchoterdes mots de femmede muse et de sorcièretout ce qui est à naître d’elleet vient dans l’encre.L’enivrer comme l’absintheet ce sucre fondu dans la cuillèrelui chanter l’émoi et l’amerl’absence et l’étheret pleurer avec lui sur Verlaineet ses Saturniens blêmes.Mais elle n’a pas d’emprisesur ses paysageset ses souvenirs bohèmes.Peut-être le porter à... [Lire la suite]
samedi 25 juillet 2020

ANDREE CHEDID...Extrait

En ces aubes où fermente la nuit De quel élan gravir? De quel œil contempler villes visages siècles douleurs espérance? De quelles mains creuser un sol toujours fécond? De quelle tendresse chérir vie et terreAbolir la distanceCicatriser l'entaille? A quelle lumière découvrir la beauté des chosesObstinément intacte sous le squame des malheurs?     .     ANDREE CHEDID     .   Oeuvre Emeli Theander  
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vendredi 24 juillet 2020

JEAN LAVOUE..Extrait

Quand nous allègerons la vieDu poids de l'inutileEt délierons la sourceDe tout ce qui l'encombreLa mort sera sans priseLes soleils familiersNous cueillerons iciLa gloire de l'instant Nous garderons l'eau pureEt le ciel et l'enfanceDes plages de silenceEt des rires joyeuxDes clairières de mainsAccordées aux rivagesDes notes de musiqueDes chemins délivrés Nous aurons pour complicesEt compagnons de routeDes barques sans soucisDes aubes en partanceDes orchestres inconnusAccostant pour des îlesDes oiseaux des matinsDes éclats lumineux.... [Lire la suite]