samedi 18 juin 2016

UNE SUITE DE MATINS...Extrait

...Tout livre vrai est un comme cette écriture d'oiseau sur la vitre que le soleil révèle nous avons besoin de tracements sur nos transparences et d'une certaine lumière à la fenêtre... .   HEATHER DOHOLLAU   .   Photographie Thami Benkirane benkiranet.aminus3.com

vendredi 17 juin 2016

SONIA BRANGLIDOR

Une étrange lumière jauneSurgie de la page froissée    D’un très vieux livreDessine sur le mur aux oiseauxL’ombre d’un chant mystérieuxRêve éveillé sous un bel arbreL’écorce d’un jeu de mots ditsLe silence se fait mélodiePour donner des couleurs aux voyellesÉcrire la musique des larmes de l’automneEntre mémoire et des espoirsLa poésie au cœur des arts   . SONIA BRANGLIDOR .   Photographie Zineb Andres Arraki http://www.zinebandressarraki.com/zinebarraki/2011/05/
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jeudi 16 juin 2016

CE QUI SE MEURT PARLE PLUS FORT

" L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit pas. L’engagement se débride et nous sommes contraints de nous en retourner seuls tout au fond de nos âmes. L’estocade trempe sa lame dans la nuit d’encre et t’écrire devient un râle, un entre-deux dans le creux de la fracture que je remplis de mots. Tu vois, il nous faut remplir, puis... [Lire la suite]
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jeudi 16 juin 2016

VIVANTE PIERRE...Extrait

Frémissements de galets lavés par la marée Fissure en marche vers l’aurore Quel vent des origines anime la matière insuffle la vie à la roche blessée ?   Alluvions, sédiments, éboulis, effritements Le temps gerce la chair minérale, s’infiltre dans l’énigme O mémoire du monde close comme un fruit mûr avant la chute. Cœur de granit et regard transparent du cristal accrochant la lumière pour ne pas renoncer Turquoises, saphirs, opales Ultimes flamboiements des grandes forces telluriques Stries, strates, rayures vitales,... [Lire la suite]
jeudi 16 juin 2016

UN SI LONG PARCOURS...Extrait

....         A la fin il y aurait la mer, visage déchirant, comme un grand désert violet, lente, très blanche, et musicale, peut-être un peu blessée, mais si remuée de soleil. Et au-delà, cette matière nue, ce sel de désirs. Toi, ma désarmée d’avant saison, mon indécis parmi les ronces, nous avançons dans les rires gonflés de questions, avec l’entêtement absurde des hublots. Paupières battantes, la joie. Toi, mon grand délire d’extrême raison, ma déchirée solaire, ô dites moi... [Lire la suite]
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jeudi 9 juin 2016

CHEVAUX DE LA LUNE ET DES VOLCANS...Extrait

Îles que j'ai habitées vertes sur des mers immobiles. D'algues sèches et de fossiles marins les plages où galopent fous d'amour les chevaux de la lune et des volcans. Au moment des secousses, les feuilles, les grues assaillent l'air : dans la lumière des alluvions brillent des ciels chargés ouverts aux astres ; les colombes s'envolent des épaules nues des enfants. Ici finit la terre : avec de la sueur et du sang je me construis une prison. Pour toi je devrais me jeter aux pieds des puissants, adoucir mon cœur de brigand. Mais... [Lire la suite]

dimanche 29 mai 2016

LE PAYSAN DE PARIS...Extrait

"Femme tu prends pourtant la place de toute forme. A peine j'oubliais un peu cet abandon, et jusqu'aux nonchalances noires que tu aimes, que te voici encore, et tout meurt à tes pas. A tes pas sur le ciel une ombre m'enveloppe. A tes pas vers la nuit je perds éperdûment le souvenir du jour. Charmante substituée, tu es le résumé d'un monde merveilleux, du monde naturel, et c'est toi qui renais quand je ferme les yeux. Tu es le mur et sa trouée. Tu es l'horizon et la présence. L'échelle et les barreaux de fer. L'éclipse totale.La... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2016

REQUIEM...Extrait II

« Entre les roses noircies et ces traînées de bave orange hier encore capucines, un aster tend ses rameaux de fleurs fripées, tremble silencieusement, supplie ! Détresse pour détresse, il n’est pas d’abîme entre celle des plantes et celle des hommes. L’absolu d’une solitude les rapproche jusqu’à l’échange : j’ai vécu cette mutuelle pitié. C’est pourquoi j’entends l’appel à peine balbutié là-bas dans la bise. J’irai toucher les minces tiges mordues par le gel, je les caresserai comme elles avaient frôlé jadis l’épaule du rôdeur jeté... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2016

REQUIEM...Extrait

Est-ce que tu te souviens encore ? Les pauses miséricordieuses parfois qui venaient rompre cette obsession de l'éternité, les musiques, les visages et soudain, sur le sable même de la rive absolue, le dernier adieu du temps... La lumière change comme une voix. Elle n'est plus le témoin sans force d'une agonie. Elle redevient soleil, ce long rayon vivant qui s'agenouille au bord des draps dans un fauve reploiement d'ailes. Tu soulèves une main. Tu lui tends l'inquiète main des mères qu'elles glissent à la nuque de leurs petits garçons... [Lire la suite]
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mardi 24 mai 2016

AMINA SAÏD...Extrait

Ils ont tant marché hommes femmes enfants à l'étroit dans le temps   personne ne peut dire quelle route s'ouvre   infinie aux voyageurs ... voyageurs sans retour  il nous faut une trêve   (dans le doute  la vérité se fait jour)   voyageurs sans retour  sur les routes profondes  de la parole   il nous suffit d'une seconde d'inattention  pour les funambules que nous sommes   nos ailes disent l'élan  l'envol est une espérance de... [Lire la suite]