mardi 2 novembre 2010

AILLEURS

" Dans ce pays, quand le petit garçon cueillait des étoiles, elles saignaient.   Les chevaux avaient des ailes et les arbres nageaient dans l'eau du ciel.   On cultivait le rêve,on le semait , on le moissonnait et  on l'engrangeait; ce qui fait que, lors des bonnes années, on pouvait manger autant de rêves que l'on voulait.   Quand un rêve mourait, on l'enterrait dans des cimetières   Dans ce pays, il suffisait de dire bonjour pour que le bonheur existât . Il suffisait de dire soleil pour que le soleil... [Lire la suite]
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vendredi 29 octobre 2010

DEDICACES PROVERBES...Extrait

J’ai appris à t’entendre te voir te toucher te comprendreje peux seul non prédire mais dire ce qui coule en toijusqu’à la voix d’un menu silence s’il vient de toicar comprendre c’est donner son corpsaussi je t’ai tant donné ce que je suistant fait de moi le spécialiste de notre vieque sans toi je suis inutile à moi-mêmeje suis lourd mais je n’ai pas de poids.Depuis nous tu ne peux pas vivre sans mon savoirtes gestes tes pensées ont le souffle court tu me cherchestu ne peux pas éviter de mûrir quand tu te détachesde cette part de toi... [Lire la suite]
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samedi 16 octobre 2010

CAHIER SEIZE..Extrait

Depuis tant d'années je lave mon regarddans une fenêtre où ciel et merdepuis toujours sont sans s'interrompreoù leurs vies sont un, sont innombrablessont une fois encore dans mon âmeun champ magnétique d'épousaillesune goutte de lumière-oiseau.Depuis tant d'années je lave mon regardà la première couleur si fraîchesur les lèvres humides de nuitd'être la peau et d'être la pierreoù mes doigts rencontrent le secret,ce savoir qu'ils sont et celui qui estdes tonnes infinies de lumière.Du plus pâle au tranchant du plus sombresans... [Lire la suite]
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lundi 27 septembre 2010

ROBE

La poésie aujourd'hui est une bonne robe parce qu'elle emprunte et parce qu'elle est douce à enlever. Mais quoi dessous ? Des oies qui rejoignent la mer au moment où la pluie tombe sur le pays d'Auge. La poésie est le vêtement ana-logue. Haute robe - Ôte robe. Elle est de l'air dans une cloche et du secret commun. Elle est la peau. Je bois à plein verre ses baisers, mouillures, coulures de papiers, pleines pages. Et le bruit d'écrire comme du petit ongle sur une robe volée, la trousse d'une chambre ouverte, une pomme de terre cuite à... [Lire la suite]
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samedi 18 septembre 2010

SOL ABSOLU...Extrait

« ...Qui n’a pas rencontré une fleur dans le désert, lumière tombée du temps, exclamation dans la continuité du vide, cette nudité impérieuse, tentée par le jardin, celui-là ne saura peut-être jamais tout à fait ce que c’est que surgir comme un visage ébloui dans le non-visage et disparaître »..LORAND GASPAR.
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mercredi 15 septembre 2010

MARGERIES...Extrait

"Ô jour aimé de l'ombre même Et des volcans éteints sous la mer Plaisant soleil couché sur les dunes ( amoureuse main chaude ) Ou, Midi...comme un coup tambour Tiré pour le don d'un orage Figure-moi, soleil, un vaste avenir Vrai comme ronces et fougères Apporte-moi le vent des étendards Levés pour un avènement final Quand, les mains pleines de rayons Tu descends ces degrés célèbres Où nos regards à ta rencontre montent Du fond de nos têtes renversées ! Mais, c'est par vous, humble éclair sur un seuil C'est par vous, tremblants rayons... [Lire la suite]
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mardi 24 août 2010

GARCIA LORCA ET LA CULTURE

  "Quand quelqu'un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu'elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s'en désole: "Comme cela plairait à ma sœur, à mon père !" pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu'avec une légère mélancolie. C'est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu'est la beauté,... [Lire la suite]
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lundi 23 août 2010

L'HEURE TRAVERSIERE...Extrait

Solitude solaire et souveraine.Silence qui s'accumule et qui songe.Là, entre terre et mer - moment exact de la connaissance - ma mémoire échangée contre le torride de l'air.Reste d'accepter le défi, qui mène jusqu'à l'attente.Pleurs de résine.Comment sortir du cercle de crainte et du rien où nous brûlons ?Ici les pierres se nourrissent de soleil, et l'homme cherche dans leurs craquelures des réponses  à sa soif. Ainsi sans doute naît la lumière.Marcheur, j'avance dans mon ombre. Unique chemin. Seule loi.L'avenir est toujours... [Lire la suite]
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mardi 20 juillet 2010

L'INCONNU SUR LA TERRE...Extrait

Une seule étincelle du regard suffit à tout embraser, à tout illuminer. D’où vient ce pouvoir, cette flamme ? De quel embrasement fabuleux, de quel éclair, de quelle explosion primordiale ? Je ne peux le savoir, je n’ai même pas le temps de l’imaginer, car cette lumière est trop forte pour moi, elle anéantit en une fraction de seconde tout ce que j’ai appris et transformé en mots depuis ma naissance. La lumière qui sort des visages parfois me rompt, m’éparpille. Je ne puis être moi-même. Je ne puis plus n’être qu’un.Aimer, brûler.... [Lire la suite]
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vendredi 16 juillet 2010

SI RESPIRER...Extrait

De pierre elle est, lampe, et puis d’air. Blanche est la pierre, et noire la lampe. Contre son verre éblouissant, ce sont des colonies d’insectes. Ils tuent le sens, l’instinct de la lumière. On les voit venir de très loin, de la mort, assise sur sa chaise, assise et qui regarde avec étrangeté le dieu du vide.Parfois les insectes s’écartent, laissant filtrer un peu, à peine, le lait abstrait du songe.La lampe est pourtant source. Il suffit pour cela de tourner la page du livre, de laisser l’eau revivre. Elle chante pour elle-même en... [Lire la suite]
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