samedi 16 octobre 2010

CAHIER SEIZE..Extrait

Depuis tant d'années je lave mon regarddans une fenêtre où ciel et merdepuis toujours sont sans s'interrompreoù leurs vies sont un, sont innombrablessont une fois encore dans mon âmeun champ magnétique d'épousaillesune goutte de lumière-oiseau.Depuis tant d'années je lave mon regardà la première couleur si fraîchesur les lèvres humides de nuitd'être la peau et d'être la pierreoù mes doigts rencontrent le secret,ce savoir qu'ils sont et celui qui estdes tonnes infinies de lumière.Du plus pâle au tranchant du plus sombresans... [Lire la suite]
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lundi 27 septembre 2010

ROBE

La poésie aujourd'hui est une bonne robe parce qu'elle emprunte et parce qu'elle est douce à enlever. Mais quoi dessous ? Des oies qui rejoignent la mer au moment où la pluie tombe sur le pays d'Auge. La poésie est le vêtement ana-logue. Haute robe - Ôte robe. Elle est de l'air dans une cloche et du secret commun. Elle est la peau. Je bois à plein verre ses baisers, mouillures, coulures de papiers, pleines pages. Et le bruit d'écrire comme du petit ongle sur une robe volée, la trousse d'une chambre ouverte, une pomme de terre cuite à... [Lire la suite]
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samedi 18 septembre 2010

SOL ABSOLU...Extrait

« ...Qui n’a pas rencontré une fleur dans le désert, lumière tombée du temps, exclamation dans la continuité du vide, cette nudité impérieuse, tentée par le jardin, celui-là ne saura peut-être jamais tout à fait ce que c’est que surgir comme un visage ébloui dans le non-visage et disparaître »..LORAND GASPAR.
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mercredi 15 septembre 2010

MARGERIES...Extrait

"Ô jour aimé de l'ombre même Et des volcans éteints sous la mer Plaisant soleil couché sur les dunes ( amoureuse main chaude ) Ou, Midi...comme un coup tambour Tiré pour le don d'un orage Figure-moi, soleil, un vaste avenir Vrai comme ronces et fougères Apporte-moi le vent des étendards Levés pour un avènement final Quand, les mains pleines de rayons Tu descends ces degrés célèbres Où nos regards à ta rencontre montent Du fond de nos têtes renversées ! Mais, c'est par vous, humble éclair sur un seuil C'est par vous, tremblants rayons... [Lire la suite]
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mardi 24 août 2010

GARCIA LORCA ET LA CULTURE

  "Quand quelqu'un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu'elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s'en désole: "Comme cela plairait à ma sœur, à mon père !" pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu'avec une légère mélancolie. C'est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu'est la beauté,... [Lire la suite]
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lundi 23 août 2010

L'HEURE TRAVERSIERE...Extrait

Solitude solaire et souveraine.Silence qui s'accumule et qui songe.Là, entre terre et mer - moment exact de la connaissance - ma mémoire échangée contre le torride de l'air.Reste d'accepter le défi, qui mène jusqu'à l'attente.Pleurs de résine.Comment sortir du cercle de crainte et du rien où nous brûlons ?Ici les pierres se nourrissent de soleil, et l'homme cherche dans leurs craquelures des réponses  à sa soif. Ainsi sans doute naît la lumière.Marcheur, j'avance dans mon ombre. Unique chemin. Seule loi.L'avenir est toujours... [Lire la suite]
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mardi 20 juillet 2010

L'INCONNU SUR LA TERRE...Extrait

Une seule étincelle du regard suffit à tout embraser, à tout illuminer. D’où vient ce pouvoir, cette flamme ? De quel embrasement fabuleux, de quel éclair, de quelle explosion primordiale ? Je ne peux le savoir, je n’ai même pas le temps de l’imaginer, car cette lumière est trop forte pour moi, elle anéantit en une fraction de seconde tout ce que j’ai appris et transformé en mots depuis ma naissance. La lumière qui sort des visages parfois me rompt, m’éparpille. Je ne puis être moi-même. Je ne puis plus n’être qu’un.Aimer, brûler.... [Lire la suite]
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vendredi 16 juillet 2010

SI RESPIRER...Extrait

De pierre elle est, lampe, et puis d’air. Blanche est la pierre, et noire la lampe. Contre son verre éblouissant, ce sont des colonies d’insectes. Ils tuent le sens, l’instinct de la lumière. On les voit venir de très loin, de la mort, assise sur sa chaise, assise et qui regarde avec étrangeté le dieu du vide.Parfois les insectes s’écartent, laissant filtrer un peu, à peine, le lait abstrait du songe.La lampe est pourtant source. Il suffit pour cela de tourner la page du livre, de laisser l’eau revivre. Elle chante pour elle-même en... [Lire la suite]
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jeudi 1 juillet 2010

L'OMBRE D'UNE AUTRE LUMIERE

L'obscure surface blanche et l'obscure intériorité, se rencontreront-elles ? C'est cette double inintelligibilité qui crée la terrible tension du peintre ou de l'écrivain. Tension faite d'écoute suraiguë, de concentration autour d'un mystère où l'on ne discerne plus entre des zébrures de mémoire et des soifs d'inconnu, entre la raison qui organise une idée et l'intuition qui s'engouffre dans le non encore vécu. Et en même temps il y a cette parcelle limitée sur laquelle on cherche à capturer ces franges d'ombre et de non-dit, tout en... [Lire la suite]
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samedi 15 mai 2010

MANO A MANO

 Il y va de la quadrature du souffle   sur un cercle de sable et de lumière.   Des voix comme autant de soleils de sangs rouges ou noirs.   Musique improvisée en terrains découverts,   jazz en partance, jazz torero   avec des galops d’ombre et des charges de feu.   Poésie à risques, sans assurance.   Poésie cavalière qui se veut en cavale.   Poésie d’arène et de roulotte au long cours.   Voyage qui se voue à l’éveil du duende. .. .ANDRE  VELTER . . . Œuvre Cécile Desserle
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