mardi 24 septembre 2013

PATIENTE VARIATION...Extrait

L'éternité s'en allait et venait Dans la voix miraculeuse du soir Et ses nuées d'hortensias Mes mains sous la lueur du lieu S'accrochaient à cette lampe des mots. Si je savais retrouver mon enfance La blouse ensoleillée de l'écolier À la rampe des rêves Regardant les nuages Au-dessus des champs d'orges et d'avoines Je reverrais sous mes doigts inspirés L'espace d'un visage Les yeux de son amour Réjouir l'ombre de ce corridor. Le parfum des lilas s'épanche Un rien tend vers la douceur du regard Qui donne joie à chaque instant Désire... [Lire la suite]
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lundi 9 septembre 2013

COEUR FONDATEUR...Extrait

 Et toujours cette dure fatigueDes jours pliés contre les joursEt le matin tous les matinsLes tilleuls saturés de feuillesObstruent chaque fenêtre devant chaque penséeQuand pèse l'absence de lumièreTu ranges les objetsLe long des quatre mursTu as aussi rangé des évènementsAux quatre coins de ta mémoireSi une écharde te demeureElle ressemble à un phareForgeron sans un pleur qui forges ton amourTu te crois séparé de l'amourAvec effort tu relèves la têteEt regardes si dans le temps pauvrePasse un oiseau désertEt derrière les... [Lire la suite]
lundi 2 septembre 2013

OSTINATO...Extrait

Le gris argent du matin, l'architecture des arbres perdus dans l'essaim de leurs feuilles. Le parcours du soleil, son apogée, son déclin triomphal. La colère des tempêtes, la pluie chaude qui saute de pierre en pierre et parfume les prairies. Le rire des enfants déboulant sur la meule ou jouant le soir autour d'une bougie à garder leur paume ouverte le plus longtemps sur la flamme. Les craquements nocturnes de la peur. Le goût des mûres cueillies au fourré où l'on se cache et qui fondent en eaux noires aux deux coins de la... [Lire la suite]
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dimanche 7 juillet 2013

PATRICK ASPE

... les rires sont des oiseaux de passage la mémoire une éponge la nuit une dissidente tangue la vie des fuites lentes mascarades sans limites comme un filin d’acier au dessus du vide je revois l’olivier des allées la maison rose sous les cyprès les grands peupliers jaunes d’octobre précipice sans fond sabordage des illusions danse macabre aux sons des tamtams le cri vient du ventre friable et déchiqueté attirances des bleus voilés d’or sur la mer qui balance la forêt d’endort aux silences des pins chagrin parfumé d’oranges imaginons... [Lire la suite]
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lundi 18 février 2013

MISE EN SCENE

 Je viens chercher le jour dans les prés endormis, les révoltes, les choix qui ne mènent à rien, je viens pendre mes cris aux branches désolées, me vivre glissement au seuil de la violence. Que le soleil qui boit sa clarté dans l'espace délivre des objets qui ne retombent pas sur le chemin vaincu où les herbes frivoles épuisent terre et chair sans franchir ma naissance. Mais venir me désigne aux portails étonnés devant un geste impur que les heures déposent dans les grilles du vent proche des oiseaux morts. Venir avec... [Lire la suite]
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mercredi 14 novembre 2012

LA NUIT

La nuit, les cerfs-volants, les feux de camps perdus dans les étés de mon enfance,A tous les carrefours de tous mes chemins creux, et cette odeur d'herbe brûlée, le soir,et de loin les clarines A l'heure où les troupeaux revenaient au bercail...Comme dans la Bible, comme dans mes légendes, comme dans les rêves un peu morosesqu'il m'arrive de faire à présent.Je rêve souvent, je rêve chaque nuit...J'ai fini par aimer follement ces plongéesdans l'absurde et ces itinéraires.On se trouve perdu, soudain tout seul, on n'y croit pas.On est... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

LES JARDINS SANS ROSES

 Trop tard pour porter des seaux de larmes dans des jardins sans roses. Donner à la chose la main endolorie, saisir dans un sommeil clos des fleurs jamais écloses. Cueillir des choses inappropriées sur les chemins de nulle part, s’abandonner à un chagrin qui nous vient par hasard. Fredonner un air sous un Ciel labouré en vain où jaillissent éphémères des étoiles écarquillées. Rêver des morts, rêver dans l’écorce des couvertures, rêver ses remords en quadrature. Dans une lumière si forte que la disparition est une jeunesse atroce,... [Lire la suite]
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