jeudi 17 juillet 2014

MAHMOUD DARWICH

Mahmoud Darwish: le lit de l'étrangère ( Arles... par LaPierreEtLaPlume

dimanche 6 juillet 2014

FRESQUE SUR LE MUR

Nous disons beaucoup de choses à présent, Du coucher du soleil sur la terre menue. Sur le mur pleure Hiroshima… Une nuit s’en va, et dans le plein midi, Nous n’emportons de notre monde Que la forme du trépas. … Pour tes yeux, d’autres temps, Pour mon corps, une autre histoire, Et dans le rêve nous réclamons le jasmin. Lorsque le monde nous dispersa, il y a quelques années de cela, Les murs étaient rétifs à l’entendement. Les cachets d’aspirine Ramenaient la fenêtre, les oliviers et les rêves à leurs propriétaires. Et la tendresse... [Lire la suite]
jeudi 3 avril 2014

LA TERRE NOUS EST ETROITE...Extrait

Je dis tant de choses sur la différence ténue entre les femmes et les arbres, Sur la magie de la terre, sur un pays dont je n’ai trouvé le tampon sur aucun passeport Et je demande : Mesdames et messieurs aux coeurs bons, la terre des hommes est-elle, comme vous l’affirmez, à tous les hommes ? Où est alors ma masure ? Et où suis-je ? L’assemblée m’applaudit Trois autres minutes. Trois minutes de liberté et de reconnaissance… L’assemblée vient d’approuver Notre droit au retour, comme toutes les poules et tous les chevaux, à un rêve de... [Lire la suite]
vendredi 17 janvier 2014

LE LIT DE L'ETRANGERE...Extrait

J'aime, de la nuit, le prélude, lorsque vous    venez, Main dans la main et me prenez lentement,    strophe après strophe, dans vos bras. Vous m'emportez, tout là-haut, sur vos ailes.    Amis, restez, ne vous hâtez pas Et dormez contre mes flancs pareils aux ailes    d'une hirondelle fatiguée.   Votre soie est chaude. A la flûte d'attendre    un peu Pour polir un sonnet lorsque vous me trouverez    secret et beau Comme un sens sur le point de se dénuder. Ne ... [Lire la suite]
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vendredi 11 octobre 2013

NE T'EXCUSE PAS...Extrait

En un jour à ce jour pareil, dans la travée secrète de l'église, en une splendeur toute féminine, en l'année bissextile, dans la rencontre, ce matin, du vert éternel et bleu marin, de la forme et du contenu, du tangible et du mystique, sous une tonnelle débordante, à l'ombre d'un moineau qui aiguise l'image du sens, en ce lieu sentimental, je rencontrerai ma fin et mon commencement et je dirai : Malheur à vous deux ! Emportez-moi et laissezle coeur de la vérité, frais pour les hyènes affamées. Je dirai : Je ne suis ni citoyen ni... [Lire la suite]
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mercredi 26 juin 2013

COMME LES FLEURS D'AMANDIERS OU PLUS LOIN

 Le texte ci-après fut prononcé à Ramallah lors de la cérémonie de dédicace du recueil Comme les fleurs d’amandiers ou plus loin. . Je ne suis pas de ceux qui se regardent dans le miroir avec satisfaction. En ce qui me concerne, le miroir reflète un moi tombé dans le domaine public. Autrement dit, les autres ont maintenant le droit d’y rechercher le reflet de leur moi. Si quelqu’un trouve des expressions et des images qui lui ressemblent ou le concernent, il dira : c’est bien moi. S’il n’y trouve aucun point commun avec le... [Lire la suite]

dimanche 2 juin 2013

PLUS RARES SONT LES ROSES, S'ENVOLENT LES COLOMBES...Extrait II

S’envolent les colombes Se posent les colombes Prépare-moi la terre, que je me repose Car je t’aime jusqu’à l’épuisement Ton matin est un fruit offert aux chansons Et ce soir est d’or Nous nous appartenons lorsque l’ombre rejoint son ombre dans le marbre Je ressemble à moi-même lorsque je me suspends Au cou qui ne s’abandonne qu’aux étreintes des nuages Tu es l’air se dénudant devant moi comme les larmes du raisin L’origine de l’espèce des vagues quand elles s’agrippent au rivage Et s’expatrient Je t’aime, toi le... [Lire la suite]
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dimanche 2 juin 2013

PLUS RARES SONT LES ROSES, S'ENVOLENT LES COLOMBES...Extrait I

Le dernier train s’est arrêté au dernier quai. Et personne  Pour sauver les roses. Nulle colombe pour se poser sur une femme en chair de parole.    Le temps s’est achevé. Le poème ne peut guère plus que ce que l’écume a pu.  Ne crois pas nos trains, ô amour, n’attends personne dans la cohue.    Le dernier train s’est arrêté au dernier quai, et personne  Ne peut retourner aux narcisses retranchés dans les miroirs de la pénombre    Où laisserai-je ma dernière description de ce qui... [Lire la suite]
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samedi 8 décembre 2012

PSAUMES...Extrait

Je t’aime, ou ne t’aime pas. Je pars, je laisse derrière moi des adresses susceptibles d’être égarées. J’attends ceux qui rentrent. Ils savent les heures de ma mort et ils viennent. Tu es celle que je n’aime pas lorsque je t’aime. Les remparts de Babylone sont étroits le jour, vastes sont tes yeux et ton visage se répand dans la lumière. Comme si tu n’étais pas née encore, que nous n’étions pas encore séparés et que tu ne m’avais pas mis à mort. Et sur les toits des tornades, toute parole est belle et toute rencontre un adieu. Et ce... [Lire la suite]
vendredi 7 décembre 2012

DISPOSITIONS POETIQUES...

Les étoiles n’avaient qu’un rôle : M’apprendre à lire J’ai une langue dans le ciel Et sur terre, j’ai une langue Qui suis-je ? Qui suis-je ? Je ne veux pas répondre ici Une étoile pourrait tomber sur son image Les forêt des châtaigniers, me porter de nuit Vers la voie lactée, et dire Tu vas demeurer là Le poème est en haut, et il peut M’enseigner ce qu’il désire Ouvrir la fenêtre par exemple Gérer ma maison entre les légendes Et il peut m’épouser. Un temps Et mon père est en bas Il porte un olivier vieux de mille ans Qui n’est ni... [Lire la suite]