lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]

lundi 30 janvier 2017

ÉQUATEUR ABSOLU

Brûlante ligne froide Comment fait le soleil pour apaiser les îles ? Je suis ici avec mes deux mains inutiles Cherchant une évidence aveugle dans le blanc La Terre est bleue comme une orange et point d’orange L’espace autour de nous définit le marteau CASSER Derrière il y a le temps des fluidités Et sous l’arbre ainsi que fourche de la femme Il y a la pulsation et le malheur du sang Brûlante ligne froide Dans le jardin de la concentration L’homme et la femme et les étrangetés du monde Elle est peut-être... [Lire la suite]
mercredi 31 août 2016

L'EXIL ET LE DESARROI - Hommage

J'ai vu et, j'ai lentement traversé le dérisoire lieu du retour. traversé la cour où nulle herbe ne pousse où nulle parole ne parvient où nulle offrande n'existe. Ainsi j'ai poussé la porte du lieu, et ma gorge s'est gonflée de colère, haine, désespoir. J'ai poussé la porte du lieu, et, j'ai vu L'agneau mort. Celui dont j'aurais pu être le gardien coutumier pour notre bonheur. Innocence. J'ai poussé la porte du lieu et, quelque chose s'est brisé en moi. Comme une larme. Ou, un plaisir. Désanimé. J'ai poussé la porte du lieu, et,... [Lire la suite]
mercredi 24 août 2016

QUE PESE UN MOT ?

Que pèse un motContre l’abîme d’un cri révulsé,Traqué sous un déluge de fer ?Que pèse un motContre l’hallali des balles sifflantes,La chape de malheur d’un ciel bourdonnant ?Que pèse un motContre le crime et le sang,Les yeux cavés des innocents ?Que pèse un motDans la balance de l’oubliQuand la terre a reverdiSur les corps à peine refroidis ?Que pèse un motQuand Dieu ne fait plus le poids,Quand Dieu lui-même a perdu la foi ?   . JACQUES ROLLAND .   Oeuvre Guy Denning    
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jeudi 30 juin 2016

L’ÉCRITURE DU DÉSASTRE...Extrait

« Si Autrui n’est pas mon ennemi (comme il l’est parfois chez Hegel – mais un ennemi bienveillant – et surtout chez Sartre dans sa première philosophie), comment peut-il devenir celui qui m’arrache à mon identité et dont la pression en quelque sorte de position – celle du prochain – me blesse, me fatigue, me poursuit en me tourmentant de telle sorte que moi sans moi je devienne responsable de ce tourment, de cette lassitude qui me destitue, la responsabilité étant l’extrême du subissement : ce de quoi il me faut répondre, alors que je... [Lire la suite]
mardi 7 juin 2016

SINGULIER, JE LE SUIS PAR DEFAILLANCE

La terre est fourbue de catastrophes, de famines, de guerres, de dominations très injustes, de mœurs sanguinaires, de répressions injustifiées, d’atrocités sans noms, et de quelques autres acraties belliqueuses.      Des moments de grandes lassitudes augmentent ma générosité à l’égard du vide. Des moments où je caresse l’idée affreuse de l’anonymat de mes propres souffles. Des tempos où tout n’est pas rose et où la joie a du souci à se faire.      Tout est surfait dans ce monde en panique.... [Lire la suite]

jeudi 10 décembre 2015

EUX

Eux Que savent-ils des transparences du dire de la lumière qui fulgure de la vie forgée des mains que savent-ils des flèches d’espérance des vertiges du don des creusets chaleureux qu’en savent-ils ceux qui ferment les portes et scellent les barreaux ceux qui dévient les sources et noient les étincelles ceux qui ordonnent les tiroirs et crachent sur les arcs-en-ciel ceux qui ternissent le cristal et poignardent le vent sauront-ils jamais ?   .   MICHEL NORGUIN   .   Oeuvre Eduardo Argüelles   ... [Lire la suite]
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lundi 16 septembre 2013

AURELIEN...Extrait

« Qui a le goût de l’absolu renonce par là au bonheur... …Pourtant, si divers que soient les déguisements du mal, il peut se dépister à un symptôme commun à toutes les formes, fût-ce aux plus alternantes. Ce symptôme est une incapacité totale pour le sujet d'être heureux. Celui qui a le goût de l'absolu peut le savoir ou l'ignorer, être porté par lui à la tête des peuples, au front des armées, ou en être paralysé dans la vie ordinaire, et réduit à un négativisme de quartier ; celui qui a le goût de l'absolu peut être un innocent, un... [Lire la suite]
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mercredi 29 août 2012

JEAN SENAC

Au fond de chaque amour des cancrelats sommeillent. Sont-ce des cancrelats, mon coeur, ou des abeilles ? Et lentement, tandis qu’en amande les yeux S’éternisent, dans le désir, le bruit soigneux De la noire légion dévore nos oreilles. Rien n’y fait, nos soupirs ni nos gémissements Ni le lin délirant dont nous vêtons nos contes, Rien, et quand la beauté nous attache et nous ment Les cancrelats sont là qui nous troublent et montent Avec notre bonheur et son double, la honte. [...] Si chanter mon amour c’est aimer ma patrie, Je suis... [Lire la suite]
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jeudi 16 août 2012

FRANCIS DANNEMARK

Selon les heures, du jour, selon les saisons de l’année, le regard doit traverser tantôt la brume qui traîne autour de l’eau, tantôt les pluies de novembre, ou alors les mirages de l’été. Ainsi il arrive que le malheur, à cette distance, vous ait des airs de complicité, pour rien il vous tendrait la main. Et il n’est pas rare que le bonheur, avec son vieux manteau et ses pas de danse maladroits, vous lance une grimace en guise de salut ». . FRANCIS DANNEMARK .    
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