mardi 6 novembre 2018

TOUCHER L'INFINI...

A notre petite Emma , pour ses treize ans...   .   Je t'enverrai un baiser  avec le vent et je sais que tu l'entendras, tu te retourneras et, sans me voir, je serai là… En un baiser, tu saurastout ce que je ne t'ai pas dit...   .   PABLO NERUDA     « Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? » - " Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini... J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:16 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 30 octobre 2018

UNE OFFRANDE DE SOIE

A ma petite nouvelle-née, dont je ne connais pas le nom...   C'est un avenir, une offrande de soie. Une chair à sourire, trois kilos d'émoi.C'est un plus grand que toutqui fera souvenirs,un rien qui rend fouau milieu des rires,l'angoisse ou la joie.C'est la majusculequi commence le livreoù le crépusculene demande qu'à vivreles matins de soleilqui éclairent les rois.   .   JOËL GRENIER     .  
Posté par emmila à 21:48 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 25 octobre 2018

EX-IL

Pour n’avoir pas su garderau cœur le plus secret de soile lieu de son avènement au mondeoù se terrer et se reprendrede toute absence et de tout deuilvoici l’homme voué au manqueirréparable d’un ancragerepérable dès l’horizontel vagabond de sa propre existencemâchonnant quelques déchets de mémoire     .     JEAN-CLAUDE XUEREB     . Bernard Liegeois
Posté par emmila à 14:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
lundi 16 juillet 2018

CATHERINE SMITS...Extrait

Tu m'as dit:As-tu remarquéque dans le mot "Nous"il y a "os" et "nu"? Je comprends mieux maintenantle terrible secretde notre solitudel'indigence de ma peau et le bruit sourdqui s'insinuepulsion de sang battant le manquedès que s'étirentjusqu'au silencenos cris de bêtes cherchantl'une dans l'autrel'essentielle substance     .     CATHERINE SMITS     .  
Posté par emmila à 13:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
dimanche 8 juillet 2018

DERRIERE LA PORTE

Un jour sur terre, le swing de la misèreDégoulinant de l’étagère à ampères Illuminera les dernières miettesLes restes d’un festin et les verres videsDe la clémence enlacée en paupiettesSur la table « nostre » dépitée de lipidesLe flux du pain chaud aux rizières du pauvreLe combat du ventre chez le concierge du criDes images flottent entre les dents du loupCe n’est pas chez toi, mais chez les autresCe n’est pas du blé, cela ne fait pas un pli Des images flottent encore où l’hostie n’est plus La souffrance efface la... [Lire la suite]
lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]

samedi 3 mars 2018

ASPHODELE...Extrait

Il est difficilede se tenir au courant par les poèmespourtant des hommes meurent misérablement chaque jourpar manquede ce qu’on y trouve.   .   WILLIAM CARLOS WILLIAMS 1883-1963    .     Paglia Orba, Corse      
mercredi 10 janvier 2018

POUR AINSI DIRE, POUR AINSI VIVRE...Extrait

À ceux à qui il ne manque rienIl manque l’essentiel :Le manque lui-même précisément N’ayant plus rien à désirer et tout venant à leur manquer Ceux-là déjà ressemblent à leur mort .   ANDRE SCHMITZ   .   Oeuvre Iléana Serban
Posté par emmila à 16:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 5 janvier 2018

CHANSON DU PRISONNIER POUR SON PETIT GARCON

- Ruisseau, ruisseau Arrête-toi, dirent les menthes, Gentil ruisselet Fil d'argent Ruban de lumière Écoute: nous sentons bon Et nos timides cousines Les violettes Désirent te connaître, Reste avec nous, Ruisseau- ruisselet, Gai compagnon.-   Mais le ruisseau s'enfuit Et une rose penchée sur l'eau Devint rouge de colère.   On l'entendit plus loin Rouler et rire sur les blancs galets, Ronronner dans l'herbe, Murmurer sur la mousse soyeuse. - Ne pars pas Dirent les galets Et l'herbe et la mousse, ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
samedi 11 novembre 2017

A CE POINT DU SOIR

à ce point du soir c’est là, vois-tu que le verbe devrait se saisir des corps épars des âmes concassées les étreindre au plus vide de leur manque bercer leur moelle et écrire tendrement à même leurs veines le mythe jamais écrit de la consolation   .     FLORENCE NOËL     .