mercredi 11 septembre 2013

SAIT-ON JAMAIS...

A ma mère     Si tu es, comme il m’arrive de t’espérer encore, capable d’apercevoir le même azur que mes yeux et de reconnaître les routes où je m’aventure depuis l’alvéole où parfois je ne peux t’enfermer par refus délaisser m’anéantir la lassitude, (ou d’abdiquer sans remède la recherche d’un sens), alors peut-être, en échappant aux faits de science es-tu là, telle que je peux encore t’espérer.   Si tu regardes, tu sais que je ne trahis jamais la parole que nous nous sommes donnée sans réserve et... [Lire la suite]
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samedi 22 juin 2013

LA DOULEUR DES CHOSES

Vous lirez ces mots, Sur eux, aucun mensonge, Car la vie est écrite. La douleur des choses, Est toujours dans l'instant d'un regard, Quand l'oeil se pose, Sur des actes innocents. Deux êtres qui se parlent, Au hasard d'une rue, Et là, nous imaginons, Les yeux comprennent, Qu'il manque un visage connu. Dans le partage des mains, Sur ce vent qui glisse là et au loin, Nous voudrions y voir une ombre, Avec son sourire du matin. La douleur des choses, Est dans le concret de nos vies, Parce qu'elle est incomplète, Elle se nomme... [Lire la suite]
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samedi 20 avril 2013

ALAIN SUIED

Ne cherche pas à combler le manque:il te constitue. Ne cherche pas à ignorerle manque: tu le constitues.Etre au monde - voilà ce qui compte et voilà ce qui disparaîtra.Le monde existe quand tu le perds.Ne cherche pas à scruter le vide:il a tes yeux. Ne cherche pas à voilerle vide: tu le constitues.Aimer le monde - voilà ce qui survivra.Le monde répond quand tu l'oublies.   .   ALAIN SUIED   .        
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lundi 4 février 2013

LA NOSTALGIE DU FEU

Une langueur moribonde, Une rencontre en petites touches D'une paresse de malentendus. Des quiproquos alanguis par la distance. Un manque à être et à se reconnaître. Des failles idoines; La voix ne porte pas. La voie ne porte pas tes pas. De mille détours de l'essentiel au rythme ailé La tache exsangue d'accrocs se pare. Des fossiles de larmes Vus à travers un papier glacé, froissé. Hors d'atteinte. Argent massif.   .   CLAUDIA CARLISKY   .   Oeuvre ?      
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dimanche 12 août 2012

LE DOUTE

Ceux qui nous ont quitté En partant, ont laisséUn fugitif instantLa porte entrebâillée...Détournant le regardImpossible de voirS'il existe une lueurAu seuil de cette demeureJuste un peu de lumièreJustifiant nos prièresOù bien l'immensitéD'une vaine obscurité...Et si elle était réelleCette clarté vraiment De quel brasier ardent Serait-elle l'étincelle ?Un bûcher ou nos âmesViennent se consumer,Etoiles immoléesDans une ultime flammeOu la douce promesseD'une nouvelle clarté,La première caresse D'une main d’éternité ? . ... [Lire la suite]
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samedi 4 août 2012

MON ABSENTE.....

Mon absente toi qui fus l'unique dans l'incandescence de l'été Je sais que tu me cherches que tu me parles à travers les décombres de la mémoire inaltérable dans le vent qui chante ta beauté indestructible... . . . BERNARD MAZO . . .    Photographie " recréée " par Ahmed Ben Dhiab
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samedi 7 juillet 2012

EVOLUCION

En esta lengua que hablo,¿quién soy?,¿quién es mi madre?La madre crece en mi útero,busca mi regazo;es la misma que alimenta mi sueño.Cuídame este sueño vientre eterno.Sueño una lengua viva que hable del cieloen la que pueda decirte:madre.Te nombro ahoraen mi lengua materna.Escritura tuya soy,verbo de tu dolor.Te oigo,palpitas.Esa es tu lengua primera.Con mi silenciote lleno hasta ensancharte.Te haces transparente,gritas cuando dejas pasar luz.Te veo,resplandeciente y posesa.Dame, madre, esa palabraque no entienda. . . . . . ... [Lire la suite]
vendredi 25 mai 2012

MA TOMBE

Ma tombe ne sera pas assez grande j’ai la tête trop pleine de ceux que j’aime   Il me faudra de l’espace pour que tous puissent se mettre debout dans chacune de mes pensées . ANISE  KOLTZ .
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dimanche 20 mai 2012

ENCRE PREMIERE

 Cela ne fait qu’un an…   Alors...   Le temps…    Qui est-il, ce temps, corps sans désir informe pantin sans pensée actionné par des fils cassés dans le creux où toi tu tais combien tu es   mortelle.    Mais toi, Vivante, tu vibres pleures, et sais ton possible mourir à chaque sonorité cardiaque, ta douleur, ta joie à marcher depuis l’inconsistance jusqu’à la terre réelle par le ponton forgé des feux intimes.    J’ai manqué ton cœur.    Le temps... [Lire la suite]
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lundi 26 mars 2012

ROUGE ENFANCE...Extrait

Bijou  Caillou Genou HibouJ’ai tant rougiLa pâle enfanceD’autre laitanceJ’ai tant pleuréJeudis pluvieuxJ’ai tant dormiDans les ortiesJ’ai tant couruChemins en feuCoups de galocheAu sol secÉcole ÉoleOuverte aux ventsComme aux échosDe tout venantÉcole ÉoleOuverte aux ventsL’écho s’est tuLa rouge enfanceS’en est alléeOde sans paroleViole de silenceIl a neigé.   (...)   Horloge aux sons d’enfanceMurs que les orties aimaientTombes où je marchaisSur des vagues parlantesFruits noirs que j’arrachaisAux roncesOù... [Lire la suite]
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