mercredi 7 décembre 2011

TU ES LA OU JE SUIS

Solitaire, sans être dépossédé, ni de soi, ni des autres. Mais seul. Dans le miroir des souvenirs accolés aux tempes blanchies, hier est dans le rappel, dans l’écho des voix gisantes au cœur des terres tremblantes. Des mots blancs et bleus suintent de mes doigts. Des rangées entières de vert se cachent dans les arbres. Ma page est une colline, un vallon boursouflé. Je t’écris assis dans mon corps. De solides verrous cadenassent mes paupières. Sur mes étagères, une vieille photo de toi cherche l’oubli.  Je ne deviens pas... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2011

POEMES POUR ROBINSON...Extrait

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mardi 10 mai 2011

CARMEN CONDE...

Le monde des autres s'écoule ( Le néant de la vie les noie.) Nul temps, si ample soit-il, ne les accueille pour jouir sans heurts de l'ailleurs. Tout va sans répit, l'impatience est l'ordre cardinal de leur existence. Tu es l'un d'eux, de ceux qui courent après leurs propres chimères, morcelant la sublime vérité de la quiétude. Tu vas courant, devançant ton pas pour ne point troubler le tourbillon. Je ne te vois pas venir même si tu es avec eux, avec ceux-là, et aucun d'eux ne rend ce que tu répands ; C'est ta vie, celle que tu... [Lire la suite]
samedi 16 avril 2011

L'HOMME IMPRONONCABLE...Extrait

… On peut nommer en toute force aussi et directement dans le présent le soleil ascendant des mots dans la phrase. La liberté ne s’étonne que de naître à contre champ et comme dans le vrai coeur du rêve il n’y en aura pas d’autre. Ce que nous nommons manque, passé, mémoire, n’est qu’une fausse présence de l’instant qui nous fait prendre ce que nous croyons et revivons pour ce que nous sommes. Or à chaque instant le prisme de la force transfigure les totalités partielles du temps d’avant en un geste unique qui ne pourra... [Lire la suite]
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dimanche 3 avril 2011

LA FACE HUMAINE...Extrait

« À peine en venons-nous à concevoir – c’est proprement nous concevoir homme – que la vraie vie est identique à la croissance spirituelle, l’une et l’autre potentiellement illimitées, nous prenons conscience, au même instant, d’être indéfiniment manquants et comblés par pure grâce. Ce sont là des sentiments fondamentaux de toute vie intérieure. (…) Avec l’exercice de ces sentiments grandit en nous, comme le débit d’une source, l’intuition d’une générosité surabondante dont les esprits, dans leur inépuisable réciprocité, doivent... [Lire la suite]
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mardi 21 décembre 2010

LE CHANT...

Le chant élargitEt concentreL’espace où il se livre.Il dit ce qui manqueQuand il n’est pas là.(...)OùNous mènera le chantSinon dans l’ailleursD’ici mêmeEt d’on ne sait où,Ailleurs pressentiQu’il nous fait désirer?.GUILLEVIC.
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samedi 4 septembre 2010

PRIERE DU VIEUX MAÎTRE SOUFI LE LENDEMAIN DE LA FÊTE...Extrait

Prendre un cheveuQue l’amour a oubliéLe rapprocher de la lampe du jourLe peser à l’aune des rêvesUn millimètre pour mille onces de bonheurPliez le cheveu en deuxLe rapprocher de ses lèvres Et frôler la lampe qui y loge Prendre le cheveu Le caresser et retrouver l’once manquante.JALEL EL GHARBI.
mardi 29 juin 2010

PASSAGE ET PERMANENCE....Extrait

Besoin de luicomme d’un champsarclé chaque matinDedans mes joursil a tout misle pain le sella levure admirablel’épice et le jasminMes mots vont dans sa bouchecaresser l’ineffableIl lève en moi le bleuqui n’a point de maisonSa voix dort dans ma voixcomme une déraisonqu’effeuillerait mon âgeEt je suis sans cheminsi ne suis son voyage . BÉATRICE  LIBERT .   Photographie  Monique  Berebbi
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jeudi 17 juin 2010

FRIGILIANA

Bien sûr il y a la montagne,et le ciel tout autour est d'un bleuà dégriser les anges quilacent et délacent ces cheminsoù nos yeux accrochentles oliviers, les petites maisonsblanches et cabrées commedes cyclistes dans la descente.Mais ici sur la terrasse cisailléede cigales et sous le bougainvillierqui grimpe il n'y a riende part et d'autre de la table,rien à quoi retenir nos larmes. .. .GUY  GOFFETTE . . .
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samedi 14 novembre 2009

LA PAROLE EN ARCHIPEL....Extrait

« […] Il n’y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quitté. Où s’étourdit notre affection ? Cerne après cerne, s’il approche c’est pour aussitôt s’enfouir. Son visage parfois vient s’appliquer contre le nôtre, ne produisant qu’un éclair glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n’est nulle part désormais, toutes les parties — presque excessives — d’une Présence se sont d’un coup disloquées. Misère de notre vigilance… Pourtant cet être supprimé se tient dans quelque chose de rigide, de... [Lire la suite]
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