mercredi 31 juillet 2019

L'AMITIE...Extrait

Nous devons renoncer à connaître ceux à qui nous lie quelque chose d’essentiel ; je veux dire, nous devons les accueillir dans le rapport avec l’inconnu où ils nous accueillent, nous aussi, dans notre éloignement. L’amitié, ce rapport sans dépendance, sans épisode et où entre cependant toute la simplicité de la vie, passe par la reconnaissance de l’étrangeté commune qui ne nous permet pas de parler de nos amis, mais seulement de leur parler, non d’en faire un thème de conversations (ou d’articles), mais le mouvement de l’entente où,... [Lire la suite]
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jeudi 30 juin 2016

L’ÉCRITURE DU DÉSASTRE...Extrait

« Si Autrui n’est pas mon ennemi (comme il l’est parfois chez Hegel – mais un ennemi bienveillant – et surtout chez Sartre dans sa première philosophie), comment peut-il devenir celui qui m’arrache à mon identité et dont la pression en quelque sorte de position – celle du prochain – me blesse, me fatigue, me poursuit en me tourmentant de telle sorte que moi sans moi je devienne responsable de ce tourment, de cette lassitude qui me destitue, la responsabilité étant l’extrême du subissement : ce de quoi il me faut répondre, alors que je... [Lire la suite]
vendredi 29 avril 2016

LE LIVRE A VENIR...Extrait

«Le désert, ce n'est encore ni le temps, ni l'espace, mais un espace sans lieu et un temps sans engendrement. Là, on peut seulement errer, et le temps qui passe ne laisse rien derrière soi, est un temps sans passé, sans présent, temps d'une promesse qui n'est réelle que dans le vide du ciel et la stérilité d'une terre nue où l'homme n'est jamais là, mais toujours au-dehors. Le désert, c'est ce dehors, où l'on ne peut demeurer, puisque y être c'est être toujours déjà au-dehors»   .   MAURICE BLANCHOT   .   ... [Lire la suite]
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samedi 13 septembre 2014

L'ARRÊT DE MORT...Extrait

Je l'ai aimée et n'ai aimé qu'elle, et tout ce qui est arrivé, je l'ai voulu, et n'ayant eu de regard que pour elle, où qu'elle ait été et où que j'aie pu être, dans l'absence, dans le malheur, dans la fatalité des choses mortes, dans la nécessité des choses vivantes, dans la fatigue du travail, dans ces visages nés de ma curiosité, dans mes paroles fausses, dans mes serments menteurs, dans le silence et dans la nuit, je lui ai donné toute ma force et elle m'a donné toute la sienne, de sorte que cette force trop grande, incapable... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2012

L'AMITIE...

Nous devons renoncer à connaître ceux à qui nous lie quelque chose d’essentiel ; je veux dire, nous devons les accueillir dans le rapport avec l’inconnu où ils nous accueillent, nous aussi, dans notre éloignement. L'amitié, ce rapport sans dépendance, sans épisode et où entre cependant toute la simplicité de la vie, passe par la reconnaissance de l’étrangeté commune qui ne nous permet pas de parler de nos amis, mais seulement de leur parler, non d’en faire un thème de conversations (ou d’articles), mais le mouvement de l’entente où,... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

MAURICE BLANCHOT

"Non pas une seule faille ou fissure, mais une suite indéfinie-la série- de crevasses, quelque chose qui s'ouvre et ne s'ouvre pas ou qui s'ouvre, toujours déjà refermé, et non pas la béance de l'abîme où il n'y aurait plus qu'à se glisser dans l'immense, insondable vide, plutôt ces fentes ou fissures dont l'étroite astreinte, le resserré de la défaillance, nous saisit, par un enfoncement impossible, sans nous permettre de tomber selon le mouvement d'une chute libre, fût-elle éternelle : voilà le mourir peut-être, la dure... [Lire la suite]
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