lundi 10 septembre 2018

L'EXIL IMMOBILE/ESILE IMMOBILE

Ce matin je ne sais pas ce qui s’est passé :les maisons n’ont plus de fenêtres,les arbres n’ont plus de racines,les prairies ont abandonnéleur couleur dans la nuit,les fleurs se sont réduitesà un simple contour en fil de fer.La mer ne retrouve plus l’horizontransparent dans l’espace transparent.Des étoiles monte un filet de brumecomme de chandelles éteintes.Le bon Dieu a avalé l’orange du cielet à la place de la lune, plus qu’un trouqui conduit au cimetière des avions morts,il fait nuit dans la nuit, noir dans le noir.Maintenant les... [Lire la suite]

lundi 27 août 2018

OUI, NOUS PARLONS

Nous parlons la démesurenous parlons l’appartenance à un sourire et le dédale de ses secretsnous parlons l’attente tournée vers l’horizonsans possession dissimulée dans la voixsans usage d’un lieu de la parole nous parlons entre le réel inquiet et le mystère de son appelnous parlons depuis les veilles rauques des délaissésnous parlons la mélancolie de l’étendue portant d’escale en demeure l’épreuve de chacunnous parlons l’éclair élucidé du dire vraiquand n’apparaît plus que l’attention de l’horizon au jour nous ouvrons la volière... [Lire la suite]
vendredi 17 août 2018

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre. .     COLETTE GIBELIN       .   Oeuvre Max Gasparini
mardi 24 juillet 2018

SARA OUDIN...Extrait

Ma vulnérabilité est ma couronne. A chaque éperon une larme étincelante, recueillie au bord de l'étang noir de ma mélancolie. Une fleur aux pétales de sang, arrachée au coeur de l'aigle qui traque inlassablement sa proie au flanc des montagnes lointaines. Une écaille de nacre irisée, abandonnée sur le sable par l'une de mes soeurs sirènes en quête de naufragé pour chanter. Et cet oeil plus profond que l'eau d'un puits, qui culmine au milieu du front, serti dans les griffes d'or de la confiance, cet oeil grand... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

BIRAGO DIOP...Extrait

Je voudrais vous dire des choses si tendres,Vous murmurer des mots si doux,Que seules les fleurs mortes peuvent entendreCar c'est tout ce que j'ai de vous.Je voudrais vous confier mon rêve de folieMon beau rêve si insensé,Hanté par le spectre de la mélancolieOù viennent sombrer mes penséesJe voudrais vous dire pourquoi mon âme pleureQuand tout aime et refleurit,Pourquoi elle gémit à la fuite de l'heureQui part sans apporter l'oubli.Je voudrais vous dire comment je vous adore.Hélas je ne le pourrais pas,Et c'est en mon rêve qui... [Lire la suite]
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dimanche 25 mars 2018

AURORE INHUMABLE

Parfois grâce plus lente un pan de vie soufferte est là tremblant que tu ne rejoins plus. Dans ce relâchement du ciel désert le temps désespérant et pur explose à travers feux et pierres. Une mélancolie travaille en pourrissement le silence à l’aurore inhumable. Et toi ma très proche pensée de blancheur en ton parfum de lait durci au jour d’été poudre de chaux coquille concassée dans cette gorge quelle fatigue de quel amour m’es-tu ? Rien que seul et me taisant me dis-je Dieu jamais ne me retrouvera. Plus de terribles ferveurs et... [Lire la suite]

vendredi 9 mars 2018

MEMOIRE

La mémoire me revient, me surprend au détour d’un mot, d’une image, d’un parfum, d’une route, Bruit de l’eau, ressac de la peur,Chants des coqs, cris des oiseaux,Ronronnement d’un moteur évoluant sur le lagon ! La mémoire surgie à l’improviste me submerge, Mais flotte-t-elle haut dans le ciel, comme aux heures du crépuscule, la saisissant au vol, je l’intériorise à souvenirs retrouvés ! La mémoire sait que je la guette, aux heures sombres des jours d’averses et de grande crue, Tout comme je sais qu’alors elle s’y impose en... [Lire la suite]
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vendredi 18 août 2017

SANCTUAIRE ...Extrait

Tu sors, un matin Tu sors, un matin du vieil août, Dans la brume, fraîcheur d'automne : Un soleil jaune sourd rayonne, enseveli, D'un amas de nuées : troupeaux, troupeaux d'orages Qu’un grand souffle harcèle ! Passant d'un horizon Où fument des nuages Au pis marbré d'éclairs, Tout hérissé d’une pensée impatiente, Je descends vers une saison De mélancolie dont s’éloignent Les oiseaux anxieux, Où reviennent déjà les pluies du bout du monde ... L'été majeur emporte au loin ses ailes pourpres ! Et meurent les midis vertigineux d'or... [Lire la suite]
samedi 12 août 2017

CARESSE

Mes chaudes mains, baigne-les Dans les tiennes.... Rien ne calme Comme d'amour ondulés Les passages d'une palme. Tout familiers qu'ils me sont, Tes anneaux à longues pierres Se fondent dans le frisson Qui fait clore les paupières Et le mal s'étale, tant, Comme une dalle est polie, Une caresse l'étend Jusqu'à la mélancolie.     .     PAUL VALERY     .
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mercredi 31 mai 2017

A THIERRY METZ

J’habite un rêve sans finune maison ouverte aux vents de passageun espace sans cesse menacéj’habite un temps ennuagéune saison hasardeuseun temps voilé de silenceles routes ne conduisent plusn’innervent plus la vie en bouleta voix me saisit…   .   AGNES SCHNELL   . Thierry Metz
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