samedi 18 novembre 2017

LE VISAGE SECRET...Extrait

Entre deux silences, entre deux ténèbres ils reviennent ils ont hanté le seuil invisible de ta conscience et les voilà presque sans poids, presque effacés dans les lambeaux de ta mémoire comme pour donner sens à la présence insignifiable à l’instant sans retour à la vraie parole des fantômes.     .   ALAIN SUIED   .     Photographie Raoul Ubac

mercredi 15 novembre 2017

POEMES INEDITS...Extrait

Dur moment dans la voie quand les jours s'obscurcissent quand le chemin se creuse pareil à une tombe Où sont les jours heureux le murmure des voix dans le jardin discret Les visages de ceux qu'on aimait voir à table Où sont les jours heureux où on l'était soi-même sans même le savoir Dur moment dans la voie quand le miroir se brise laissant au fond de nous mille morceaux épars que garde la mémoire Mais sans aucune chance pour nous de se revoir   .   GEORGES HALDAS   .   Oeuvre ?  
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vendredi 3 novembre 2017

AFIN QUE NUL NE MEURE…

A la mémoire de François-Xavier Verschave et pour que la Grande Mort reste rêvée, rêvée seulement.. .   "Je t’offre ce dossier afin que nul ne meure, ni les morts d’hier, ni les ressuscités d’aujourd’hui. Je veux ma voix brutale, je ne la veux pas belle, je ne la veux pas pure, je ne la veux pas de toutes les dimensions. Je la veux de part en part déchirée, je ne veux qu’elle s’amuse car enfin, je parle de l’homme et de son refus, de la quotidienne pourriture de l’homme, de son épouvantable démission. Je veux que tu... [Lire la suite]
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vendredi 3 novembre 2017

CONGO

Fleuve essentiel me voici debout entre deux âges tu épouses toujours cette terre ensemble avec la foudre ton nom n’a pas vieilli tu me connus espiègle à la pêche debout sur ton dos tes allées de roseaux escortant ma pirogue dans le parc de tes eaux les écoliers de Poto-Poto* ont grandi à te voir au bout de leur maison nous aimions vivre de ton corps tes cils s’étendaient à l’infini au-delà de l’île-rônier maintenant que ton nom se confond avec la liberté fleuve essentiel trop tôt parti à l’Océan tu deviens l’écriture de notre soleil... [Lire la suite]
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mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]
mercredi 1 novembre 2017

JEAN-PIERRE DUPREY...Extrait

 Quatre murs sont aussi sourds qu'un critèreEt le cri est pouvoir à ceux qui se terrent.Il est des toits comme une soiePour cacher un visage et des os ;Dessus, le ciel mange ses oiseauxEt chiffrera quand même zéro.Une mémoire dans une tombe,Un soir trouvera le poidsQu'il fallait pour que le pont tombeEt que la voix basse revienneAu courant de la rivièreQui boit les souffles et les mystèresRêvés chaque nuit par le pêcheur de peines.     .   JEAN-PIERRE DUPREY .    
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lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
jeudi 26 octobre 2017

LE TEMPS DE...

Le temps de... tant de rivières de rides de rifts Le temps de... tant de brisures de cicatrices de cris étouffés Le temps de... tant de battements de coeur de pas d'empreintes d'effacements Le temps de... tant de lettres serpentantes de mots errants de ratures à relire Le temps de... tant de souvenirs d'oublis en mémoire de silence sur le bout de la langue Le temps de... Tant de ... manque.   .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .  
dimanche 22 octobre 2017

PATRICK CHEMIN...EXTRAIT

Nous sommes laissés à l’abandon par l’espérance déçue et la réalité frontale des pierres. La pluie partage la rumeur du vallon en deux. Et contre la mousse des troncs sont adossées les chimères et les amours parfaites. Ce sont des eaux anciennes qui dictent la mémoire troublée de la source. Ainsi, c’était hier, nous étions heureux d’échanger et d’échanger encore, de changer, d’échanger le mystère de notre différence. Quel est ce nuage porteur des hivers précoces. Qui est celui qui rit dans la coulisse, qui se moque du silence... [Lire la suite]
vendredi 20 octobre 2017

LA SOLITUDE DE L'ENFANT

C’est souvent tard dans la vie que nous découvrons, en leur profondeur, nos solitudes d’enfant, les solitudes de notre adolescence. C’est dans le dernier quart de la vie qu’on comprend les solitudes du premier quart en répercutant la solitude du vieil âge sur les solitudes oubliées de l’enfance. Seul, très seul, est l’enfant rêveur. Il vit dans le monde de sa rêverie. Sa solitude est moins sociale, moins dressée contre la société, que la solitude de l’homme. L’enfant connaît une rêverie naturelle de solitude, une rêverie qu’il ne faut... [Lire la suite]