vendredi 17 août 2012

A LA CASE " ÂGE D'OR "

Doux ami,   Soudain, je pense avec tendresse, À cette si lointaine adresse, Où tu m’accompagnais souvent. Je te taquinais tout le temps.    Devant nous, une longue route, Semée d’embûches et de doutes. Nous avons fait de notre mieux, Nous sommes rejoints, déjà vieux.   Mais que m’importe l’âge d’or, S’il ne me cause pas de torts. Je suis redevenue coquette Et fais de nouvelles conquêtes.    Je ne crie pas sur tous les toits Que j’eus vingt ans plus d’une fois. D’ailleurs je n’en suis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 15 août 2012

UNE NOUVELLE REFUTATION DU TEMPS...Extrait

Le temps est la substance dont je suis fait.   Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve.  C’est un tigre qui me dévore, mais je suis le tigre.  C’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.     JORGE LUIS BORGES .      
Posté par emmila à 18:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 11 août 2012

SEULE ENFANCE ET AUTRES POEMES...Extrait

   Le ciel passait       Par dessus les murs      Des jardins.      Chacun découpait       Son drap du jour      L'air fut bruissant d'anges      Mitoyens.      Des autres      J'avais connaissance       Par le ciel.       Il y avait une lumière fraiche sur la route      Le croisement restait vide ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 7 août 2012

CHANT GENERAL ...Extrait

Notre terre, vaste terre, solitudes,se peupla de rumeurs, de bras, de bouches.Une syllabe muette qui brûlaity rassemblait la rose clandestine,jusqu'au jour où les prairies trépidèrent,couvertes de métaux et de galops.La vérité fut dure comme une charrue.Elle rompit la terre, établit le désir,enfouit ses propagandes germinaleset naquit durant le printemps secret.Sa fleur fut silencieuse ;repoussée sa gerbe de lumière,combattus le levain collectif,le baiser des drapeaux cachés,mais elle surgit, lézardant les murs,écartant les geôles du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 5 août 2012

UN FEU ME HANTE...Extrait

«Qu’est-ce que tu fais ? – Je dessine une maison. – Je ne la vois pas. – Elle est invisible. – Comment tu la vois alors ? – Je ne la vois pas, je l’entends. Il y a une femme-fée dedans et elle chante. C’est sa voix que j’entends. Elle pousse les mots avec sa baguette. Elle fait reluire les plus boueux. Elle répare ceux qui n’ont plus de voyelles. Elle tricote des bas. Elle met des tuques sur les i. »La petite fille écrit en tirant le bout de la langue. On dirait qu’elle pompe l’air pour en faire de l’encre. Je commence à voir des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 5 août 2012

GENESE, suite...Extrait

«Et quelqu’un a brisé tout en haut cette jarre grise où montaient boire les souvenirs; ensuite il a brisé le mémorandum d’aveugles serments blessés traîtreusement et il a détruit les tables de la loi inscrites avec le sang coagulé des histoires mortes. Quelqu’un a fait un brasier et a jeté un à un les fragments. Le ciel brûlait dans l’extinction de tous les enfers et sur la terre s’effaçaient ses traces et ses preuves. Moi, j’étais suspendue dans un temps de l’expiation sacrée; moi j’étais d’un côté très lucide de Dieu; moi, avec les... [Lire la suite]

lundi 23 juillet 2012

LE BALISEUR DES SONGES...Extrait

(...) à celle qui m'a nourri de miel de son sourire à celle qui habite mes veines et mes paupières inconsolées à celle qui m'a offert le cheval du vent le secret des épices le vol migratoire la tomate la sardine et le grillon à celle qui veille les secrets des pierres et les couleurs des rêves de l'éphémère à celle qui tisse dans sa paume l'étrange fleur d'oranger de mon âme à celle qui a dessiné l'origine du monde le jardin du paradis Eve Adam et le serpent à celle qui protège le feu de l'absolu et des utopies ma mère mon maqâm... [Lire la suite]
vendredi 20 juillet 2012

LE RÊVE DE GRAMSCI...Extrait

Attester plus longtemps le temps de peupliers pliés par violence de vents ne pas rendre aux abeilles leur dérive à travers vergers vers le territoire total de notre tilleul ? Accepter encore le recours végétal du lierre pour lier les pierres déjointes du départ des hommes ces murs déjà gagnés par incohérence de ronces et séneçons ? Oh l'infection méthodique du temps se défaire des gestes répétés et remettre le soir ses plaies au lendemain pour épeler encore nos peines capitales en cœur et poser notre livre au paisible du temps après... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 17 juillet 2012

MARELLE

Je pense aux gestes oubliés, aux multiples gestes et propos de nos ancêtres, tombés peu à peu en désuétude, dans l'oubli, tombés un à un de l'arbre du temps. J'ai trouvé ce soir une bougie sur une table, et pour m'amuser je l'ai allumée et j'ai fait quelques pas avec elle dans le couloir. Elle allait s'éteindre quand je vis ma main gauche se lever d'elle-même, se replier en creux, protéger la flamme par un écran vivant qui éloignait les courants d'air. Tandis que la flamme se redressait, forte de nouveau, je pensai que ce geste avait... [Lire la suite]
lundi 16 juillet 2012

PAYS...Extrait

L'enfance avait ses travaux d'Hercule étoiles & cailloux minuscules dragons qu'on tirait des lentilles Elle eut aussi ses fables hostiles à tout soleil d'obscures fables encore nouées -pourtant les choses savaient parler si simplement : un nom la pluie c'était l'ivresse grains de soleil ô clinamen- La maison avait plein d'hirondelles Leur nid au-dessus de la table pleuvait des miettes de ciel... . RAYMOND FARINA .    
Posté par emmila à 12:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,