jeudi 18 juillet 2019

HOMMAGE AUX DISPARUS DU CINEMA

  C'est un temps de rien,C'est votre voix, Monsieur Marielle,qui à jamais retentitsur ce chemin d'absence où les heures se perdent.C’est un temps de rien, un temps de tout.C'est votre rire, Monsieur Rochefort, qui s'égare dans des nuits d'océan.C'est la présence indistincte d’un oiseau blesséet le jour qui revient sur la pointe des rêves.C’est un chandail de brumes oublié Hôtel du Nordet Arletty qui traverse le cri d’un amour,c’est une gueule d'atmosphère qui s’éloigne sur la pointe des pieds.C’est le rire des oubliés qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:04 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 22 décembre 2018

PRESENCES

Echo rugueuxtrop lointain.Mémoire en terrassesnoyée sous l’opacitéveinée de chuchotisgrandissants. Voyage chaotiquesans attaches roches empiléesen équilibre douteux des pages mortespour sentinelles.Seuls des limonspâteux où l’on s’embourbeseules des bribes confusesnon déchiffréesde longs murmures comme fuméesaffluantnous viennent.Sons érodés un bourdonnement ondulevision d’un espace barbareet nu.Mémoire errantede nœuds et de méandresdétournée,mémoire diapasonprête à vibrer au moindre appel.Mais d'où venu ? Pollens de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 29 août 2018

BABIL DU SONGER...Extrait

Un oiseau passe éclair de plumesDans le courrier du crépusculeVa vole et dis-leur ! Dis leur que tu viens d’un paysFormé dans une poignée de mainsUn pays simple comme bonjourOù les nuits chantentPour conjurer la peur des lendemains Dis-leurQue nous sommes une bouchéeRépartie sur sept îlesComme les sept couleurs de la semaineMais que jamais ne vientLe dimanche de nous-mêmes Dis leur que les maréesOuvrent la serrure de nos mémoiresQue parfois le passé soufflePour attiser nos flammesCar un peuple qui oublieNe connaît plus la couleur... [Lire la suite]
mardi 17 juillet 2018

PATRICK ASPE...Extrait

Suis-je déjà mort... Il est des temps où la raison l'emporte sur les choix du temps...Mille raisons qui font la volonté des humains ...Que demain m'apporte la nuit infinie des mots,Morts joyeuses en éclats de vie,allongé dans les fougères fraîches,contemplations des cieux sous les grands arbres,la tête proche des racines et des pierres,monde oublieux...,l’eau des sources me baigne - aux galets,aux sables,où est-il ce mystère des hommes...Prendre son temps pour s'offrir aux vents...Rires insouciants des enfants...Les baisers... [Lire la suite]
vendredi 13 avril 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Il n’y a plus de feu pour forger nos matins, Plus de lois, de serments où nous serions tenus,Tous les noms sont perdus, les cartes, les indices,Nous sommes sans racines comme des rois déchus. Nous n’avons plus de cap, agir est sans boussole,Nous ruons à tout-va enserrés dans la nasse, Ceux qui croient voir l’issue nous précipitent à perte Ceux qui pensaient mieux faire nous ligotent un peu plus. Notre legs ne sera qu’écriture du ventCar nous brisons les sceaux qui nous réunissaient,Les clés sont inutiles, les... [Lire la suite]
dimanche 19 novembre 2017

CAROLE DAWSON

J'écris sur une peau de brume Pour effleurer l'instant Comme on apprivoise le vent Un soupir Me glisse entre les doigts Et me ravit un peu de moi J'erre sur le chemin Où silence est roi Sans bruit, je me dessine un destin Mais je marcherai toujours avec espoir Jusqu'aux froissements des petits matins Pour déposer des bouquets d'aurores Dans la paume de tes mains Et ainsi entrevoir Ta lumière Cousue de bleu et d'or Avant que ne s'effacent les mémoires De ces jours éphémères   .     © CAROLE  DAWSON   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

mercredi 30 août 2017

MURIELLE COMPERE-DEMARCY ...Extrait

Et ce ciel a dévoré jusqu’à l’avant- dernière miette de cette nuit aux sangs retournés en-dedans de nos lèvres ourlées de mots abouchés au noir de l’horreur ô silence de cette nuit retournée à l’envers comme la liberté de nos gestes dans ce désastre des fenêtres Ce qu’il restait de soleils lucidité acide un zeste d’humanité & de miel gicle dans ce bleu de déveine violacée de liberté violée rognée en plein ciel Ce qui veillait encore de nuit lueur d’espoir en vie XXIème siècle de boucherie où des tueries... [Lire la suite]
samedi 26 août 2017

LE SILENCE DES PIERRES - MYSTES - Extraits

La voix déchirée des lunesdérive sur les continentsface aux mémoires engloutieset s’éteint dans la nuit des pierresTout est silence.Elle regarde les oiseaux aux mains coupéesleurs fissures déshéritées, le sol grisla cendre du sens.Il ne se passe rienQuand un monde se meurt.Tout est dans le chant absent. ... Sommes-nous certain de demeurervivantségarés sur les récifs de ce temps ?Il y a ici-bas un arbre dresséles bras en croixet une perle clouée, crucifiée.Il y a ici-bas, la trace argentéedes racines, la roséeet pourtantSommes-nous... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
mercredi 16 août 2017

REGARDS DE FEUILLAGES

Regard des peuples dont la guerre se souvient Regard des histoires mortes sous l’écorce des défaites Qu’un pont de mémoire rassemble leurs vignes Et leurs vagues aux crêtes du sang humain Regard de vive vallée où la rivière déplie son rêve Regard fertile des peuples du désert Quand le vent lève l’ondulation des femmes Regard d’un outre-monde à la croisée des couleurs Délivre-nous des murailles et des digues Contre les racines de l’arc-en-ciel Regard des antilopes et des gazelles Où l’amour prend sa source et sa gorgée de bleu Où le... [Lire la suite]
mercredi 26 juillet 2017

LA CLARTE DES HEURES INHIBEES

Tu es présente comme une dérobée aux vestiges du bleu. Je suis friable à la nuit qui m’ensorcelle. Tout ce qui disparaît est une clarté dans de l’eau sèche. Dans ce court-circuit de vide, la parole est une fusillade du langage. Chaque mot devient un projectile vivace. Nos adolescences nous ont chargés des fièvres qui augurent la brûlure. Sac à dos de tourments que nous n’avons pas eu le temps de défaire. Notre enfance commune siffle sur les parois de ma mémoire. Tantôt comme des étourneaux joueurs, tantôt comme des coups de rasoirs... [Lire la suite]