jeudi 20 mars 2014

HISTOIRES DE SOIFS...Extrait

Le goutte à goutte du temps sous nos paupières pour déflorer nos certitudes.   Des livres où s'ensablent les paroles .   Silence trompeur entre les mots ou simplement absence de soif pour nous guérir de nos oublis.   Ciel d'encre sur les arbres amputés sur les fourmis en fuite.   Ciel d'encre qui expulsent les mots tricheurs.   Un chapelet de larmes dans la lumière.   .   EMILE HEMMEN   .   Photographie Nathalie Magrez http://mondessensibles.com/
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samedi 22 février 2014

OEUVRES POETIQUES COMPLETES...Extrait

Il est des cris plaintifs qui se tordent les bras, Mordus entre les dents, avortés sur les lèvres, Des fards astucieux masquant l’ardeur des fièvres, Et des corps moribonds sous la fraîcheur des draps. La douleur nous fait honte en nous prenant pour cible. Cherchons le mot qui trompe et le regard qui ment ! Le sanglot doit se perdre en un ricanement, Et le cerveau bondir sous un flot impassible… Combien rencontrons-nous de chaos inconnus, Pantins qui crisperaient, enfin réels et nus, Leurs traits démaquillés à la clarté des lampes !... [Lire la suite]
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vendredi 15 novembre 2013

CE SOIR DANS CE MONDE

à Martha Isabel Moïace soir dans ce mondeles mots du rêve de l’enfance de la mortil n’est jamais « ça », ce que l’on veut direla langue natale châtrela langue est un organe de connaissancede l’échec de tout poèmecastré par sa propre languequi est l’organe de la ré-créationde la re-connaissancemais non celui de la résurrectionde quelque chose en guise de négationde mon horizon de maldoror avec son chienet rien n’est promesseentre le diciblequi équivaut à mentir(tout ce que l’on peut dire est mensonge)le reste est silencesauf que le... [Lire la suite]
samedi 14 septembre 2013

LES SENTIMENTS PERDIDIFS...Extrait

Le mensonge est cette lumière  de misère et d’arrangement.    L’enfance est la morte racine  de nos jours de vieillissement.    Et ce puits, si profond de mémoire,  de cicatrices…    Nos troubles voix,  sans accent et sans phrases  pour le souvenir déchu.                                       ... [Lire la suite]
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mercredi 4 septembre 2013

RUSES DU VIVANT

  Même innocents du sang de notre prochain il nous arrive de tuer la vie en nous Plusieurs fois plutôt qu’une     Le voile qui nous recouvre les yeux et le cœur Les barricades que nous dressons autour du corps suspect La lame froide que nous opposons au désir Les mots que nous achetons et vendons au marché florissant du mensonge Les visions que nous étouffons dans le berceau La sainte folie que nous enfermons derrière les barreaux La panique que nous inspirent les hérésies La surdité élevée au rang d’art consommé... [Lire la suite]
samedi 20 juillet 2013

LES MOTS LONGS - POEMES 195O - 1994...Extrait

La fleur pourrait voler, le papillon prendrait racine, l’étoile éclairerait la vie dans le cœur, la veille effaroucherait le jour, et le rêve aurait un sens. Tout est possible, peu importe. L’indifférence est la haute pensée qui règle le cours des événements. .... L’envie d’immortalité est pareille à la peur de l’ombre, et histoire de voiler la même réalité, on croit surmonter ses propres limites en se figurant que le savoir de l’autre vaut l’infini. J’énumère de désagréables évidences. Il semble pourtant que le plus vrai ne... [Lire la suite]

mercredi 19 juin 2013

LES REVOLUTIONS

Les révolutions ont une peau de bébé  un appétit d'ogre Elles avancent et laissent dans leur sillage des hoquets de sang Tant de lumière! Chaque geste a un air d'idéal "Comme je me sens meilleure…" Epaulées par les bras experts de vieux pays elles oscillent entre fraîcheur et cruauté et enjambent dans la joie des gouffres à leurs pieds   Les révolutions meurent jeunes Nées déjà adolescentes elles sourient à de vieux maquereaux  qui guettent leurs frayeurs    Puis l'ogre l'emporte elles... [Lire la suite]
mardi 15 janvier 2013

LES MATINAUX...Extrait

Il était un homme, une fois, qui n'ayant plus faim, plus jamais faim, tant il avait dévoré d'héritages, englouti d'aliments, appauvri son prochain, trouva sa table vide, son lit désert, sa femme grosse, et la terre mauvaise dans le champ de son coeur. N'ayant pas de tombeau et se voulant en vie, n'ayant rien à donner et moins à recevoir, les objets le fuyant, les bêtes lui mentant, il vola la famine et s'en fit une assiette qui devint son miroir et sa propre déroute. . RENE CHAR   .   Oeuvre Jan Van Eyck   ... [Lire la suite]
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dimanche 23 décembre 2012

RETOUR

En allant vers la merj’aurai voulu redevenir enfantmais je manquais de tempspour laver mon visageSur les rochers en éboulisdes traces de marée noireje suis revenu avec mes rideset du sang vicié dans le cœurIl aurait fallu demeurer longtempslaisser s’effacer les imagestrop belles qui nous devancentcartes postales sans âmelaisser le soir endormir les oiseauxet la brume tout recouvrir(l’espoir était si mincequ’un rayon de soleilaurait pu le briser)Peut-être la mer aurait-elle parlénon pas les plaintes des tempêtesni des appels trop... [Lire la suite]
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mercredi 19 décembre 2012

CIELS SANS NOMBRE...Extrait

A petits pas peu à peul'écart se réduirait-ilentre les actes et les motsPeu à peu seraient-ils décapésles trop longs mensongespeut-être détruits par le tempsLes mots quasi immobilesvarieraient-ils moins vite que nousemportés au gré des ventsPlus tard les mots ne seraient pas plus justesmais enfin nous-mêmes fidèlesleur serions plus adéquats . PIERRE ETIENNE " Ciels sans nombre ... "1981  Les Presses de Taizé.   http://mdpoesienomade.blogspot.fr.   Oeuvre Yahne Le Toumelin      
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