mardi 23 janvier 2018

EUGENIO DE ANDRADE...Extrait

" Ce sont des oiseauxde passage, je ne sais pas leur nom.Ils ont comme moi peu de réalité.Ils suivent la direction du vent,vers le sud, appeléspar une chaux qui brûle sur la mer. "   .   EUGENIO DE ANDRADE   . Oeuvre Christian Arjonilla

jeudi 18 janvier 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Veille le vent à naufrager le ciel gris délavé de tous les yeux en offrande S'est désancrée la voixd'entre les branches en croix Tout est cassure Et je suis venue là parler avec la mer -- le ventla tourmentait -- le vent serpent de rage Parfois Car il semblait s'amuser de la déchirurecomme un enfant sadique -- mais c'était le vent -- le vent ne s'amuse pas Et le sable de la dune a déchiré mes yeux.     .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI 18.01.2018   .     ... [Lire la suite]
vendredi 29 décembre 2017

LA VOIX DE PERSONNE...Extrait

J'écoute la rumeur qui monte des choses. La pensée vide, j'entre en résonance. La parole peut jaillir d'une simple motte de terre ou d'un reflet dans la vitre. Ce ne seraient d'abord que des murmures épars, des chuchotements qui lentement se rassembleraient et finiraient par former un début de phrase encore balbutiante. Puis, de ruisseau, la petite voix deviendrait rivière et fleuve. Chargée d'alluvions, peut-être de pépites, la phrase prendrait de l'ampleur, se laisserait porter par le courant jusqu'à la haute mer. Dans les... [Lire la suite]
jeudi 21 décembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Il neige de blancs silences sur la mer. Elletout à ses ressacs conjugue etressasse la morte caresse des glaces. La mâchoire des brisants déchiquette encore les souvenirs enfouis : mots-squelettes d'épaves peuplées d'échos de voix et de poissons volants,d'ombres passantes hantant les rêves. Il y a aussi ce chant qui jamais ne finitce chant de haute mer -- de haut Amour. Il y a surtout ce chant de haute mer : loin des amers c'est la caresse du soleil sur sa peau serpentine,le grésil... [Lire la suite]
mercredi 6 décembre 2017

AZRAËL

Ailes mortes, ailes mortes en moi,Tomber, c’est renaîtreHors de la solitude, dans la mer –La mère des âmes égarées, des voyageurs perdusEt des exilés du ciel. Le souvenir de la terre est comme un poidsDe vagues et d’îles ; dans mon sang et mes osLa pesanteur de mon incarnation,Plus forte que ma volonté d’être singulier,Me brise et me détruit, me rappelle en mon lieu. Prisonnier de ma faute, de ma beauté, de mon vouloir,Des cellules de la vie transparentes mais murées,Délivré par la mort innocente, je m’abîme avec joieDans la tombe... [Lire la suite]
vendredi 20 octobre 2017

COMMENT

Comment n’entends-tu pas mon amour silencieux et muet La mer le dit pour moi en battant son jeu de vagues bavardes La pluie l’étale au carrefour Le répète à chaque citerne assoiffée Ou bien le chante en notes discrètes au feuillage surpris Comment n’entends-tu pas le silence du soleil La cadence du silence Ce qui vit en silence dans le jardin des yeux La rancune gonflée d’absence Et la valse immobile des élans étouffés Comment Dire Suggérer Faire comprendre Mes bras toujours tendus Mon corps toujours malade Mon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 19 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Tels des naufragés de haute mer certains souvenirs s'arrachent à l'oubli par vagues folles aux crocs d'écume, gueules hurlantes d'incendie Longtemps après, je les retrouve parmi les coquillages sur le sable brûlé, paroles exténuées, paroles nues -- lavées de tout. Un chant de femme très doux, la lyre d'une ancienne muse, le vent peut-être...     .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .        
samedi 14 octobre 2017

D'ICI LE SOIR...Extrait

Une promesse de livre, comme l'eau répandue et le perron de pierre, calcaire prend l'eau de pluie et son souvenir de mer fait naître les mots-fossiles. Je t'offrirai plus que l'eau des livres, plus que les mots. Âme vive, elle est certaine et belle du retour menant au fond des mers comme une ancre prenant au sel sa densité. La mer est une terre de mots et les îles entrent souterraines, alcalines ou solitaires, plus que la page, ce tournoiement des flots, ce tourbillon nos mots ? Ronde ondoyante, enceinte crénelée tendue de toile où... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 26 septembre 2017

CHANT NOIR..

Le silence des pierres je l'entends chanter parfois quand la pluie pianote en rythme sur leurs têtes grises Et la mer mugir quand le vent fouille le ciel en vrac désempile les draps blancs des nuages brise au sol les vases fanés de la colère Le tonnerre je l'entends mille chevaux au galop sur l'eau noire mille soldats en armure déchiquettent l'horizon J'entends battre le coeur de la terre parfois quand il s'arrête en ondes confuses sourdre d'entre les morts battant les champs le sang des fleuves des fleurs des tempes Je... [Lire la suite]
lundi 25 septembre 2017

MER / MARE

Je marche sur mes eaux de femme.Je t’expliquerai qu’il y a une mer saléeet une mer pleine d’amour.La ligne de démarcation a été ma poésie.Avec elle j’ai divisé les mystères de la meret mon propre mystère.Cependant j’ai compris que dans les petites choses,comme ma modeste maternité,il existe des mers infinies.Où s’alternent seiches et larmes,des choses jamais vues et grandeur de Dieu.Et j’ai compris que la poésie est inutile.Comme la beauté de la mer,si on ne pense pas à qui l’a crééequi est un grand mystère.    .   ... [Lire la suite]