vendredi 24 novembre 2017

J'ATTENDS TA VOIX

J'attends ta voixQui rompe le silenceJe t'attends toiQui brise l'absence.Dans ma solitudeJe répète ton nomA ma lassitudeJe sais mon abandon.Au seuil du désespoirJe mesure ma tristesseA l'aune de mon espoirJe te tais ma détresse.Toi l'enfant de ma chairTu m'as oubliéeMoi ta mère amèreAu désamour, condamnée.     . PALOMA GUERAN .      
Posté par emmila à 22:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

dimanche 12 novembre 2017

GRAVEMENT MALADE...Extrait

J’ai peur, petite mère, ne souffle pas sur moiFaisant, refaisant tes prières, la nuit.Je suis malade, mais comme c’est beauUne part de mon corps s’en va, comme en nageant.Pourquoi m’a-t-on ainsi tout recouvertSi soigneusement que cela me rend triste.Tandis que dans les vents lointains la villeComme des jouets d’enfants s’éclaire.Mes yeux sont fermés mais mon visage voitTu pleures, comme la lumièreEnsemble nous écoutons, dans les images lentes,Solitaires sur le mur, le destin.Petite mère, maintenant je grandis.Le roseau grandit dans le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]
jeudi 3 août 2017

PERSONNE NE ME CONSOLE PLUS

 Personne ne me console plus, ma mère. Ton cri n’arrive pas jusqu’à moi même en songe. Il n’arrive pas une plume de ton nid sur cette rive.   Les soirs bleus, est-ce toi qui attends les mulets à la porte, les mains cachées dans les plis de ta robe ? Lis-tu dans le feu les combats qui dispersent tes fils aux abords des villes ?   Un abîme entre nous, un flot nous sépare qui coule entre les digues d’où s’élève de la fumée. Ces étoiles sont-elles tiennes ? Ce vent, celui de la terre ? Est-il notre... [Lire la suite]
dimanche 9 juillet 2017

DEMETER

Jouissance, en étroit contact    l'argile fraîche et ma peau.    Chemins ouverts    sources bavardes    résineux    et térébinthes    désordre d'herbes,    c'était jouissance...    Un stylet    a pris place en mon âme.    Maintenant sans mâture    tout a goût de cendres    tout m'est étranger    indifférent.    Jambes fantômes... [Lire la suite]
mardi 13 juin 2017

ANDRE LAUDE...Extrait

... Le paysage de l’enfance morte s’étend devant nos yeux En pure perte nous cherchons le visage du père, le visage de la mère Cette solitude n’a pas de nom, Rien qu’un immense désert ossifié. Nous avions vécu, par instants miraculeux, d’herbes folles, de fruits sauvages, acides Puis vînt le temps de la grande famine Alors nous entrâmes dans les villes avec l’allure superbe de ces lions aux ongles coupés aux crocs limés. Tout meurt sous les paupières des rêveurs obstinés, Y compris la mort. ... . ANDRE... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

dimanche 28 mai 2017

Ô MERE !

Merci à toi Mokhtar pour ce beau poème ...     Ô Mère ! Lait toujours ascendant, Voyageur Dans mes étoiles nécessaires Conjuguées aux distances blessées de mon cri ! Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel Recousu de ses blessures larmoyantes Pour reporter, de ta lymphe triomphante, Ma folle errance et mes agonies ! Tu es les arbres candélabres Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables De mes lourdes litanies d’incompris Trébuchant de tant de chaînes, Ombre prévenant mon possible aveuglement, Seins aux aguets pour me... [Lire la suite]
dimanche 19 février 2017

INSOMNIE

Je dis : ma Mère. Et c’est à vous que je pense, ô Maison ! Maison des beaux étés obscurs de mon enfance, à vous Qui n’avez jamais grondé ma mélancolie, à vous Qui saviez si bien me cacher aux regards cruels, ô Complice, douce complice ! Que n’ai-je rencontré Jadis, en ma jeune saison murmurante, une fille À l’âme étrange, ombragée et fraîche comme la vôtre, Aux yeux transparents, amoureux de lointains de cristal, Beaux, consolants à voir dans le demi-jour de l’été ! Ah ! j’ai respiré bien des âmes, mais nulle... [Lire la suite]
dimanche 8 janvier 2017

L'EAU DES TENEBRES...Extrait

O mà, cusi cara Je verse l'encrier de la vie Sur l'ourlet de mes cicatrices Et je vois le liquide bleu de nuit Escorter le jour au parfum de mes mots Jaillissent alors les tendres Lumières du regard de ma mère."   .   DANIELE MAOUDJ Editions Colonna   .   Oeuvre Marie Danford
Posté par emmila à 19:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 23 décembre 2016

QUE LA VIE ME PARDONNE

La vie est une orange mûre et bigarrée Un présent que l’on ne finit pas d’ouvrir Une mémoire d’autres vies Une enfance qui  tourbillonne vers sa lumière J’ai habité un nuage Et j’ai tellement voyagé que j’ai avalé le noyau du monde Je n’avais que mon cœur pour monture J’ai pansé le soleil Rendu hommage aux femmes nues La vie m’a toujours tout donné Des pépites d’amour Des cimetières de rêves Des sanglots Des naufrages Et des torrents de rires Ainsi soit-elle Ma parole a usé les miracles Elle a aussi recyclé les... [Lire la suite]