jeudi 3 août 2017

PERSONNE NE ME CONSOLE PLUS

 Personne ne me console plus, ma mère. Ton cri n’arrive pas jusqu’à moi même en songe. Il n’arrive pas une plume de ton nid sur cette rive.   Les soirs bleus, est-ce toi qui attends les mulets à la porte, les mains cachées dans les plis de ta robe ? Lis-tu dans le feu les combats qui dispersent tes fils aux abords des villes ?   Un abîme entre nous, un flot nous sépare qui coule entre les digues d’où s’élève de la fumée. Ces étoiles sont-elles tiennes ? Ce vent, celui de la terre ? Est-il notre... [Lire la suite]

dimanche 9 juillet 2017

DEMETER

Jouissance, en étroit contact    l'argile fraîche et ma peau.    Chemins ouverts    sources bavardes    résineux    et térébinthes    désordre d'herbes,    c'était jouissance...    Un stylet    a pris place en mon âme.    Maintenant sans mâture    tout a goût de cendres    tout m'est étranger    indifférent.    Jambes fantômes... [Lire la suite]
mardi 13 juin 2017

ANDRE LAUDE...Extrait

... Le paysage de l’enfance morte s’étend devant nos yeux En pure perte nous cherchons le visage du père, le visage de la mère Cette solitude n’a pas de nom, Rien qu’un immense désert ossifié. Nous avions vécu, par instants miraculeux, d’herbes folles, de fruits sauvages, acides Puis vînt le temps de la grande famine Alors nous entrâmes dans les villes avec l’allure superbe de ces lions aux ongles coupés aux crocs limés. Tout meurt sous les paupières des rêveurs obstinés, Y compris la mort. ... . ANDRE... [Lire la suite]
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dimanche 28 mai 2017

Ô MERE !

Merci à toi Mokhtar pour ce beau poème ...     Ô Mère ! Lait toujours ascendant, Voyageur Dans mes étoiles nécessaires Conjuguées aux distances blessées de mon cri ! Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel Recousu de ses blessures larmoyantes Pour reporter, de ta lymphe triomphante, Ma folle errance et mes agonies ! Tu es les arbres candélabres Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables De mes lourdes litanies d’incompris Trébuchant de tant de chaînes, Ombre prévenant mon possible aveuglement, Seins aux aguets pour me... [Lire la suite]
dimanche 19 février 2017

INSOMNIE

Je dis : ma Mère. Et c’est à vous que je pense, ô Maison ! Maison des beaux étés obscurs de mon enfance, à vous Qui n’avez jamais grondé ma mélancolie, à vous Qui saviez si bien me cacher aux regards cruels, ô Complice, douce complice ! Que n’ai-je rencontré Jadis, en ma jeune saison murmurante, une fille À l’âme étrange, ombragée et fraîche comme la vôtre, Aux yeux transparents, amoureux de lointains de cristal, Beaux, consolants à voir dans le demi-jour de l’été ! Ah ! j’ai respiré bien des âmes, mais nulle... [Lire la suite]
dimanche 8 janvier 2017

L'EAU DES TENEBRES...Extrait

O mà, cusi cara Je verse l'encrier de la vie Sur l'ourlet de mes cicatrices Et je vois le liquide bleu de nuit Escorter le jour au parfum de mes mots Jaillissent alors les tendres Lumières du regard de ma mère."   .   DANIELE MAOUDJ Editions Colonna   .   Oeuvre Marie Danford
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vendredi 23 décembre 2016

QUE LA VIE ME PARDONNE

La vie est une orange mûre et bigarrée Un présent que l’on ne finit pas d’ouvrir Une mémoire d’autres vies Une enfance qui  tourbillonne vers sa lumière J’ai habité un nuage Et j’ai tellement voyagé que j’ai avalé le noyau du monde Je n’avais que mon cœur pour monture J’ai pansé le soleil Rendu hommage aux femmes nues La vie m’a toujours tout donné Des pépites d’amour Des cimetières de rêves Des sanglots Des naufrages Et des torrents de rires Ainsi soit-elle Ma parole a usé les miracles Elle a aussi recyclé les... [Lire la suite]
vendredi 2 décembre 2016

ANDRE LAUDE... Extrait

Jetons d'absence Olga Katz, ma mère, juive polonaise, morte à Auschwitz. Parfois les sombres vents venus de Pologne, me ramènent l'odeur maternelle. Une odeur de peaux, de dents, de crânes, de tibias, d'omoplates carbonisés. Alors je pleure comme un enfant dans le noir. Absent à moi-même, je descends et monte les rues sans identité. Rue Pelleport, rue Etienne-Marcel, rue des Abbesses, rue François 1er ... Quand un flic m'arrête brutalement, c'est, forcément, qu'il m'a pris pour un autre. Un autre que j'ignore, et qui... [Lire la suite]
mercredi 12 octobre 2016

ELLE LANCAIT SA VIEILLE VAISSELLE

Elle lançait sa vieille vaisselle à la lune qui répare les assiettes ébréchées ravaude le linge des noces et classe par ordre de tristesse les photos jaunies par le regard de la lampe Tout l’univers se partageait les taches ménagères de ma mère les vents adverses soufflaient dans les tiroirs négociaient dans ses volets et balayaient vers la ville les miettes de rêves qu’elle grignotait dans son sommeil Mère si négligente sur ta corde de linge séchaient les nuages au blanc douteux qui suscitaient le sarcasme des rossignols et... [Lire la suite]
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mercredi 5 octobre 2016

HEATHER DOHOLLAU...Extrait

A ma Vince... Je te cherche Es-tu ma mère, ma fille ? Laquelle est la porte de l’autre La terre est là Au niveau de nos songes Faut-il descendre et monter Pour y être A portée de tes bras ?   .   HEATHER DOHOLLAU   .   Oeuvre Christian Arjonilla
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