vendredi 19 juillet 2013

L'ORAGE

  voir je veux vous voir – voir vous voir là assise sur le banc voir votre rire et toutes vos dents les lèvres roses si rosées la voix qui va dedans sous la langue qui fait des pas de géant voir le cou tendre à vos épaules la peau humide au tissu léger de votre robe entre ouverte deviner la courbe de vos cuisses sur le paradis de minuit attendre la goutte la goutte de pluie – pluie paradis- vous me dites - sur la bretelle de votre soutien gorge qui glisse danse timide fluide jusqu’à vous reins féérique de la démesure des... [Lire la suite]
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lundi 1 juillet 2013

ODE A LA TABLE...Extrait

(...) Le monde est une table entourée de miel et de fumée couverte de pommes et de sang. La table est dressée elle attend les banquets ou la mort et nous savons quand elle nous appellera: invités à la guerre ou au repas il nous faut décider savoir comment s’habiller pour s’asseoir à la grande table si nous mettrons les pantalons de la haine ou la chemise d’amour fraîchement lavée mais il faut faire vite on nous appelle déjà: les enfants, à table !   .   PABLO NERUDA   .   Pablo Neruda  
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samedi 29 juin 2013

RUE DES ADIEUX

Elle est partie avec son corps.Elle aurait pu laisser en gageLe bout tiède d'un sein, une mècheFolle, ou même un seul regardPour réveiller, un seul matin, le mien.Et moi, Rue des adieuxje poursuis une feuille morte.Elle aura tout gardé pour l'autre.Ses rendez-vous manquésSes mains à caresse, ses cuissesOuvertes, ses yeux fermésQu'une lampe oubliée veillait jusqu'au matin.Et moi, Rue des adieux,je poursuis une feuille morte.Quand elle va tourner au numéro cinquanteJe me mettrai sans honte à courir jusqu'au parcPour la voir un peu plus... [Lire la suite]
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samedi 6 avril 2013

LE CHEMIN SANS CHEMIN

 Nous croissons comme les arbres ;Nous croissons non pas à un seul endroitMais partout ;   Non pas dans une direction,Mais tout autant vers le haut,Vers le dehors que vers le dedansEt vers le bas.Notre force opère à la fois dans le tronc,Dans les branches et dans les racines.Il ne nous appartient plusDe faire quelque chose séparément,Ni d'être quelque chose de séparé.     .   FRIEDRICH NIETZSCHE    .                    
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vendredi 22 février 2013

MAL VEGETAL

Que ceux qui n'ont jamais souffert d'un mal végétal de chou tranché d'une angoisse cristallisée de sucre ou de sel d'une cassure de silex en pleine rotule que ceux qui n'ont jamais été fusillés avec les murs à l'aube qui n'ont jamais levé leurs cris leurs mains comme un épi debout sur les épis fauchés que ceux qui n'ont jamais senti le poids impossible à mouvoir du corps dans les prisons de lune que ceux qui n'ont goûté l'horreur de sombrer sous les vagues dorment roses replets stupides la vanité chatoyante dans l'oeil sur le... [Lire la suite]
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vendredi 25 janvier 2013

AGNES SCHNELL

Une veine vive allongée entre roc et eau. Un lâcher d'ombres. Un passage tortueux s'évasant en refus et en approches occurrents. Lourde des non-dits des silences lourde des orages encore larvaires, me voici par d'autres traversée... . .   AGNES SCHNELL   .          
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mercredi 23 janvier 2013

PETITE MER VERTE

"Petite mer verte de treize ans Que j'aimerais bien adopter Et envoyer dans une école d'Ionie Pour que tu apprennes la mandarine et l'absinthe Petite mer verte de treize ans Et que dans la lanterne verte du phare en plein midi Tu fasses tourner le soleil et entendes Comme le destin se décompose et comme De colline en colline se concertent Encore nos lointains parents Qui tels des statues tiennent le vent Petite mer verte de treize ans Avec ton col blanc et tes rubans Et que par la fenêtre tu pénètres dans Smyrne Et me... [Lire la suite]
lundi 14 janvier 2013

MYSTICA PERDITA...Extrait

Défaire le crépuscule Glisser dans les reflets renards de ses draps   Fixer l’horizon par des pointes d’améthyste Le laisser sécher à la lune   Tracer un paysage au fusain de la langue Compter les brûlis sur la peau Les innombrables feuillets de nos masques pâles   Regarder fondre la vitre du réel Ses reflets d’huile sur l’étendue de neige   Le roulis des roseaux Grand soleil rouge à l’horizon brûlé   La neige est une plage de coquillages nus Où les serpents marins Sifflent des inconnues ... [Lire la suite]
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dimanche 30 décembre 2012

CE PUIT QUE RIEN N'EPUISE

Comment remonter le torrent : ses rocs, ses gouffres, ses remous ? Seul y rit un souffle féroce contre quoi plus rien ne prévaut - sinon, parfois, de grands troncs morts. Franchis-les Défie le courant Comme une truite avide d'accomplir son frai Car si tu parviens jusqu'à l'autre d'où sort la source, tu apprendras qu'elle est en toi tout en étant plus que toi-même, et qu'en buvant l'eau qu'elle t'offre tu bois aussi la propre soif de ta soif   JEAN-CLAUDE RENARD      
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mercredi 28 novembre 2012

CAMBRIOLAGE D'ILLUSIONS

« Et je vis quelque part au cœur de la nuit  Resplendir Une pharmacie de garde  Monsieur, donnez-moi un somnifère,  que dorme un peu le désert dehors Et le temps que se déplace de sa somnolence  le pharmacien, j'admirais  l'égalité des douleurs sur les rayons  incurables et guérissables, toutes  dans des petites boîtes joyeuses aux couleurs vives.  Et soudain, je t'ai reconnue. À l'isolement.  En haut ; là où seul l'œil de la peur accède.  Image de mort sur... [Lire la suite]
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