mardi 12 septembre 2017

TIENS BON POETE

Tiens-bon poète Tiens-bon Ils ont pourri la Terre Jusqu’à l’os des rivières Et tout s’en va en pourriture Je porte leur pourriture d’argent Aux banques du désespoir Je porte leur pourriture de chômage Au bureau du désespoir Tiens-bon poète Tiens bon La vie disparaît Déserte l’air L’eau La terre et même le feu Tout est empoisonné Même l’amour Même l’amour Les gonds du monde grincent Pathétiques violences sans remords qui nous assiègent La bonté est vaincue Tiens bon poète Tiens bon Les guerres se donnent la main Emportent tout l’homme... [Lire la suite]

dimanche 10 septembre 2017

NATHALIE RIERA...Extraits

Je suis l’amour dans la poussière des routes, mon espritn’a que lavandes et embruns pour sentiers.Je suis l’amour comme vous. Vous savez, lorsque l’onse choisit  pour se dire ce que nous n’avons encore dità personne.Vous savez que je suis l’amour comme vous, alors pourquoi le fer et le fiel ... Nous sommes l’amour inhérent.Je me rafraîchis aux ombres claires, à l’eau du cœur,à la fraîcheur de l’alliance.Avec toi, rive. D’où l’on peut encore s’inventer l’amourdu prochain, le jaune du citron, le hâle des seinset des reins,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , ,
mardi 5 septembre 2017

REVEILLES TOI AMOUR

Bonjour buon giorno guten morgen réveille-toi amour et prends note uniquement dans le tiers monde quarante mille enfants meurent par jour dans le placide ciel dégagé flottent les bombardiers et les vautours quatre millions d'êtres ont le sida la cupidité dépouille l'Amazonie   buenos dias good morning réveille toi sur les ordinateurs de la grand mère ONU on ne peut plus mettre plus de cadavres du  Rwanda les fondamentalistes décapitent des étrangers le pape prêche contre les préservatifs  Havelange... [Lire la suite]
mercredi 30 août 2017

MURIELLE COMPERE-DEMARCY ...Extrait

Et ce ciel a dévoré jusqu’à l’avant- dernière miette de cette nuit aux sangs retournés en-dedans de nos lèvres ourlées de mots abouchés au noir de l’horreur ô silence de cette nuit retournée à l’envers comme la liberté de nos gestes dans ce désastre des fenêtres Ce qu’il restait de soleils lucidité acide un zeste d’humanité & de miel gicle dans ce bleu de déveine violacée de liberté violée rognée en plein ciel Ce qui veillait encore de nuit lueur d’espoir en vie XXIème siècle de boucherie où des tueries... [Lire la suite]
mardi 29 août 2017

LES MANUSCRITS DE QANA...Extrait

Il était une fois, une seule, où l’homme à l’amour de la femme répondit avec honneur. Il a été une fois, une seule, où la femme eu égard de l’homme qui l’aimait. Il a été cette fois, unique, où la femme et l’homme se comprirent dans l’instant du monde où la plume s’envole, portée par la brise. Cette unique fois où un homme et une femme portèrent aux yeux du monde le fruit de leur passion fût saluée par une grande fête. L’unique étoile du nord brilla seule dans l’infini cosmos pour saluer la naissance de l’enfant prodigue, un certain... [Lire la suite]
dimanche 27 août 2017

CHRISTIANE SINGER

Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson. On me répond: je suis médecin, je suis comptable...j'ajoute doucement: vous me comprenez mal. Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ? Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux. On me dit: je suis médecin ou comptable... [Lire la suite]

samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]
mardi 22 août 2017

GUISANE...Extrait

La lumière délimite notre présence au monde Sombres, nous sommes pourtant lumineux Ecrire à peine juste pour frôler la peine Sinon la tristesse finirait par se prendre Définitivement au sérieux Comme la truite qui rejoint les eaux profondes Que nous pensions tenir dans nos mains Pêcheurs du poème     .     PATRICK CHEMIN     .     Photographie Bernard Liegeois  
Posté par emmila à 18:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 9 août 2017

SHALOM PALESTINE

"The shtetl is more like a cemetery now." Simone Daud* .   Un pays nommé Palestine où nous aurions pu nous aimer en rêve un pays d'une beauté légendaire où coulait le miel du poème un pays qui chantait le jasmin et la fleur du citronnier un pays de bergers et de bédoins en pèlerinage vers la Jérusalem céleste Palestine terre féconde de l'olivier La destruction de Gaza et l'extermination des palestiniens signe la mort des "démocraties occidentales" celle de la France surtout Pays des Droits Humains Symbole planétaire des... [Lire la suite]
mardi 8 août 2017

VIVRE

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation. S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait... [Lire la suite]