lundi 26 novembre 2018

L'ALPE...

Il suffit de si peu…. Une journée idéale à l’Alpe. Rien qu’une journée. Je ne sais pas, un jour de juin, par exemple. Elle commencerait par un lever à l’aube. L’anfractuosité du volet dirait le temps qui s’annonce. Forcément, il ferait beau. On le verrait à la densité de l’éclaircie qui envahit la chambre. On se lèverait, on irait vers le café. L’arôme de l’enfance, le bol de la mère ébréché. Souvenir de chocolat chaud avant le sentier gelé de l’école du hameau. On se rendrait au village à pied. On goûterait aux taillis les senteurs... [Lire la suite]
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mercredi 15 août 2018

EGLISE DES PINS

Eglise des pins des grillons blancs de l’anisquand je dormais coulait bas la lune attenanteje vois toutes les buées où j’écrivis du doigtau carreau, je veux que ce soit janvier, jaunissentdes yeux rosés de la lumière lancinanteles murs de craie et les jardins cillant de froidje saluais les tempes minces de la montagneune crête de neige tendait ses antennesfraîcheur invisibles remuée en fontainesj’étais en Paradis, ah, j’étais en Cocagne seule, l’eau, incertaine…   .     JACQUES ROUBAUD     . ... [Lire la suite]
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jeudi 3 mai 2018

LE MARCHEUR

Pour Gérard G.   .Pour celui qui gravit la montagneIl est déplacé de se prétendre le meilleur ou le seulMais il est sage de se concentrer sur son pasLa rumeur importe peuPour celui qui est au plus pur de l'écriturePeu importe son nom il écrit pour nous tousEcrire est un chemin dans la montagneToute une vie ne suffit pas pour atteindre le sommetMais le bonheur du jour est là présent dans la connaissanceConscient de la douleur humaineConscient de la beauté du mondeVivre est ce passage abruptDe la douleur à la beautéDe l'extase à... [Lire la suite]
samedi 7 octobre 2017

ANTHOLOGIE 3 ( 1977-2017 )

Pour mon amie Evy Aegerter (1959-2005)   . Tu n’as plus à plonger dans le puits Tu es le puits Tu n’as plus à te défier De la pluie Tu es devenue la pluie Ton corps fracassé peut se passer De souffrir Tu peux marcher sur le versant De la montagne Tu peux marcher Je ne sais qui pourra nous dire Pourquoi Je ne sais pas qui pourra nous prévenir Et si nous pourrons refaire le chemin Différemment La page se referme sur tes années d’enfance Les hommes de ta vie s’éloignent Le silence La difficulté d’aimer Tu pousses la porte... [Lire la suite]
vendredi 17 février 2017

EN MONTAGNE LIBANAISE

Se souvenir – du bruit du clair de lune, lorsque la nuit d’été se cogne à la montagne, et que traîne le vent, dans la bouche rocheuse des Monts Liban. Se souvenir – d’un village escarpé, posé comme une larme au bord d’une paupière ; on y rencontre un grenadier, et des fleurs plus sonores qu’un clavier. Se souvenir – de la vigne sous le figuier, des chênes gercés que Septembre abreuve, des fontaines et des muletiers, du soleil dissous dans les eaux du fleuve. Se souvenir – du basilic et du pommier, du sirop de mûres et des... [Lire la suite]
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lundi 30 janvier 2017

ENTRELACS

La grâce d’une chute de moineau dans le monde Je te la donne, femme des paysages, Plus grande avec passion dans le bruit des montagnes Toute brûlure sur tes seins toute froidure sur tes dents Tant de désir au fagot de tes jambes Le nuage a trouvé ton nom de compassion Dans des débris de blé et des actes de sable Fastueuse est ta vie immensément servante La nuit de ta fougère jusqu’au ciel Les prairies perdues de ta vie s’évaporent Autour de toi, femme des paysages, Amoureuse et féconde, Enfermée dans des entrelacs... [Lire la suite]

dimanche 16 octobre 2016

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Bouche ouverte au silence inépuisable Seul fracas: les montagnes dévalant leur à-pic. J'avoue ma chair périssable, et ma langue déglutit le passé dénommé. De mon corps au paysage, toujours l'espace désertique des mots Il pleut à travers mes os.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com  
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samedi 27 septembre 2014

LES OS BRISES DE LA TERRE

Décharnées les crêtes hérissées de la terre ossue et montueuse et pourtantDe part et d'autre trois mers les parent de leurs  douces voiles de brumesElles retiennent le souffle des vents, la marée des nuages en volutesEt la lumière altière inlassablement recompose le jour, borde la nuit.  Je livre mon âme à l'errance, à l'esseulement de la roche lisse et nue ;Là-haut la terre criblée de la lune et ses lointains de planète morte ! L'aurore et le soleil couchant jouent avec les créatures fantasquesD'un imaginaire qui n'aurait... [Lire la suite]
lundi 22 octobre 2012

FLEUVE RENVERSE...Extrait

(…)  Tu es ciel chargé par le suc D’un long été tremblant de pentes, de verdure Tout forgé de feuillage, jour Abrupt de transparence, allié Au soleil immergé des feuilles Au feu fragile de la branche, au jour plus mûr – Nourri de terres à distance, lac Captif et eau arable dans le roc Tu mêles tout bas sol et ciel                             ici Où la montagne éclate et s’ouvre, femme ... [Lire la suite]
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lundi 24 septembre 2012

ARMAND ROBIN

Sur les blessures que les montagnes clament aux quatre vents Se pose le baume rose, oscillant du couchant. L’éternité fredonne un vol de scarabée, Aux fontaines se déride un ciel en peine Et l’herbe se décide à l’embrasser . ARMAND ROBIN .  
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