mardi 26 mai 2020

DIEU, LE SILENCE ET MOI...Extrait

Un jour, je trouverai ma voix d'oiseauMa chanson d'âme Un jourInlassable quêteur de la QuestionPage blanche échappée d'un cahier de vieCristal ivre jeté dans l'incalculableSans syllabaire et sans habit de motsJe ferai l'in-voyage du silenceJ'habiterai des sous-bois de terreEt l'intérieur du vent. Un jourChercheur d'ImprobableVoyageur égaré de son soiAu profond des transparencesJ'irai froisser la mémoire et l'oubliChercheur de véritéEncore debout dans mes rêvesAccroupi dans la mortAu bilan de la raisonJe traquerai le faiseur d'âmes. ... [Lire la suite]

mardi 19 mai 2020

POEMES DE SAMUEL WOOD...Extrait

...   Feindre d'ignorer les lois de la nature Réincarner en songe la forme abolie, Prêter au mirage les vertus d'un miracle Est-ce pour autant faire échec à la mort ? Tout au plus douter qu'elle nous sépare, Que soit un fait le fait de n'être nulle part.   Irréparable cassure. Prenons-en acte. Nous voilà désolés la vie durant, Notre mémoire ouverte comme une blessure, C 'est en elle que nous la verrons encore Mais captive de son image, mais recluse   Dans cette obscurité dévorante Où, pour lier son... [Lire la suite]
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lundi 18 mai 2020

DANS LE TUMULTE DU LABYRINTHE...Extrait

Les forges de l’ombre . . . . Les mélodies silencieuses des feuilles tournoient là où le mur au soleil montre ses lézardes comme les échardes scintillantes des vagues errant vers leurs mots affamés de caresses et de mies de lunes offertes par les chants des oiseaux Et les calligraphies des fourmis renaissent du feu des paumes quand les pages s’ouvrent sur la voix de leur nocturne blancheur de jasmins hélas piétinés par l’indifférence pressée des ingrats des tours du vol tuant tout envol. . . . . . MOKHTAR EL... [Lire la suite]
mercredi 29 avril 2020

LE CREPUSCULE DES VIEUX

  Des fois, j'ai hâte d'être un vieux.Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sontbiens. Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pasqu'ils se fatiguent.Même que la pluspart du temps, on les laisse pas finirleur ouvrage.On les stoppe, on les interruptionne, on les retraitefermée. On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sonten vacances.... Ah! Ils sont bien les vieux! Et puis, comme ils ont fini de grandir,ils ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup. Ils ont personne qui les... [Lire la suite]
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mardi 28 avril 2020

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...Extraits

La douleur minérale revientCruelle immobilitéS'arracher au lieu est impossibleLe regard incisifne suffit pas Oh! Choisir l'éphémère,la brume légère des départsVivre enfinmalgré le sang, les larmes,la mort tapie dans l'ombre     .     COLETTE GIBELIN Extrait de Vivante Pierre, in Mémoires sans visages & autres textes, éditions du Petit Véhicule     .   Oeuvre Salvador Dali
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jeudi 16 avril 2020

HISTOIRE D'UNE MOUETTE ET DU CHAT QUI LUI APPRIT A VOLER - LUIS SEPULVEDA, HOMMAGE...

A Loreleï . Cette petite mouette, plombée sous une chape de mazout, sent bien que ses jours sont comptés. Son agonie est imminente. Elle tente, telle Icare, de s'approcher des rayons du soleil, là, très haut dans le ciel. Même cette chaleur ne fait pas fondre la masse noire, gluante qui s'accroche et l'empêche de respirer. C'est fichu ! « Les humains sont devenus fous », c'est exactement çà. Fous ! « la malédiction des mers, la peste noire » ont fait d'elle une victime….victime de la pollution.Hasard ou destinée, fatalité ou manque... [Lire la suite]
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lundi 13 avril 2020

GUERIR

Un formidable poème de Kathleen O ' Meara ( 1869 ), née le 1839 à Dublin, Irlande, et décédée le 10 novembre 1888, Paris, France   .   Et les gens se confinèrent chez euxEt ils lurent des livres et ils écoutèrentEt ils se reposèrent et ils firent des exercicesEt ils firent de l’art et ils jouèrentEt ils ont appris de nouvelles façons d'être.Et ils s’arrêtèrent Et ils écoutèrent plus en profondeurCertains méditaientCertains priaientCertains dansaientCertains rencontraient leur ombreEt les gens ont commencé à penser... [Lire la suite]
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jeudi 9 avril 2020

LE DEVOILEMENT ...Extrait

Et ainsi nous allons, chacun de nous,Séparés, méconnaissant ce poidsDe lumière, notre seule charge.Notre unique force.Et quand elle nous inonde, brusquement,Renvoyée par qui devient miroir, à son insu,Nous ne sommes plus que des oiseaux de nuit,Nous n'avons plus que le cri déchiréDe l'effraie qui s'arrache au rocher,Nous n'entendons plus que le raclement de terreurDe nos corps embourbés.Nous ne supportons pas la lumière,Nous ne supportons pas l'échoQui nous révèle notre propre clarté.Nous ne nous trompons pas, nous la connaissons... [Lire la suite]
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dimanche 5 avril 2020

NOUS, AMANTS AU BONHEUR NE CROYANT ....MARCEL MOREAU...HOMMAGE

Cette nuit là, j'ai gardé les yeux grand ouverts. Pour laisser passer la mort se retirant en moi. en un sens inverse pour laisser entrer la vie, ne venant que de toi. La mort me quittant, ta vie m'envahissant se sont sans doute croisées, dans mes yeux grand ouverts. Se sont-elles parlé? si oui. Comment savoir ce qu'elles se sont dit? Le pire serait que que la mort ait dit à ma vie " je reviendrai ". Mais le pire du pire serait que ta vie ait dit à ma mort " je repartirai ". Car alors, vraiment, je n'aurais plus qu'a m'en aller tout de... [Lire la suite]
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lundi 30 mars 2020

THE GARDENER...Extrait

Un poème de Tagore pour les coeurs troublés    .   Paix ! mon cœur, laisse le temps des adieux être doux.Qu’il ne soit pas mort, mais accomplissement.Que l’amour se transmue en souvenir et la douleur en chants.Que le vol de l’oiseau par le ciel s’achève en le repli des ailes au-dessus du nid.Que l’ultime caresse de ta main soit délicate comme la fleur de la nuit.Reste tranquille, Ô ma Belle Fin, quelques instants, dis tes derniers mots en silence.Devant toi je m’incline et j’élève ma lampe pour illuminer ton chemin ... [Lire la suite]