jeudi 12 octobre 2017

LES TREMBLEMENTS INFIMES DE L'EFFACEMENT

J’ai cherché la vie dans les regards du monde, entre les tremblements infimes de l’effacement et l’apparition des matières visibles. J’ai vu des nuages blancs innerver d’eaux incendiées le ferment des jours. J’ai vu l’éclosion insaisissable des espèces, refermée dans la durée. J’ai guetté une vérité dans l’humide chaleur des corps et des éclats de soleil sur des visages tels des papillons blancs sur la tristesse. Espéré la béatitude dans les regards stupéfiés d’immensité et l’exhalation où le corps expire.   .   LIONEL... [Lire la suite]
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jeudi 12 octobre 2017

CONSEILS AUX MIENS POUR APRÈS MA MORT

Merci à Marie-Paule et Raymond Farina . Si parmi vous un jour je mourais  - mais mourrai-je jamais -  ne récitez pas sur mon cadavre des versets coraniques mais laissez-les à ceux qui en font commerce ne me promettez pas ces deux arpents de paradis   - car je fus heureux sur un seul arpent de terre -   ne consommez pas le troisième jour après ma mort le couscous traditionnel ce fut là en effet mon plat préféré ne saupoudrez pas ma tombe de graines de figue pour que les picorent les petits... [Lire la suite]
mercredi 11 octobre 2017

POESIE COMMUNE...Extrait

  Regrettant toujours  CE sera peut-être comme dans cette vie: Je m'écrierai: c'est ici que je veux demeurer, Comme je m'exclamais autrefois devant un beau domaine, C'est ici que je veux vivre, je dirai: dressez une tombe ici.   Mais la mort ne me laissera pas plus de répit que la vie. Elle m'éloignera de tout ce qui me sera cher, Les forêts, les mers avec leurs chevelures, Resteront en arrière sur un rivage immatériel.   Parfois je reconnaîtrai le jardin calme Que j'ai vu de la fenêtre en cette... [Lire la suite]
dimanche 1 octobre 2017

PASSENT LES NUAGES

Entends-tu, entends-tu dans les taillis le chant des enfants, ces voix qui s’élèvent au-dessus des arbres d’argent se perdent dans la nuit prochaine, se taisent lentement et se confondent avec le ciel qu’efface la nuit. Les fils brillants de la pluie s’entrelacent aux arbres et bruissent en silence dans l’herbe blanche, entends-tu leurs voix, as-tu vu leurs cheveux aux peignes rouges, et leurs paumes ouvertes, tendues vers le feuillage humide ? « Passent les nuages, les nuages passent et meurent. » Ainsi chantent les... [Lire la suite]
samedi 9 septembre 2017

LA CHASSE

Prenez-garde animaux à poils et à plume, la chasse, aujourd’hui est ouverte ! Sachez que les chasseurs ne chassent que par plaisir et non par faim, et n’ont donc pas de limites à vous trucider. La chasse est la rencontre nauséabonde de la mort d’un être et du petit plaisir malsain d’un individu qui tue, non pour se nourrir, pour se protéger, pour faire de l’argent ou par accident, mais pour jouir de la prérogative de donner la mort. Le chasseur traque, fusille, piège par jeu, et abaisse ainsi l’homme à un degré de cruauté dégradant. ... [Lire la suite]
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mardi 5 septembre 2017

LA CHUTE...Extrait

Les hommes ne sont convaincus de vos raisons, de votre sincérité, et de la gravité de vos peines, que par votre mort. Tant que vous êtes en vie, votre cas est douteux, vous n'avez droit qu'à leur scepticisme. Alors, s'il y avait une seule certitude qu'on puisse jouir du spectacle, cela vaudrait la peine de leur prouver ce qu'ils ne veulent pas croire, et de les étonner. Mais vous vous tuez et qu'importe qu'ils vous croient ou non : vous n'êtes pas là pour recueillir leur étonnement et leur contrition, d'ailleurs fugace, pour assister... [Lire la suite]
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mardi 5 septembre 2017

ENTRE LA PIERRE ET LA FLEUR

Au lever du jour, nous nous éveillons pierres.  Rien, sinon la lumière. Il n'y a rien sinon la lumière contre la lumière.   La Terre : paume d'une main de pierre.   L'eau silencieuse dans sa tombe calcaire.  L'eau encerclée, humble langue humide qui ne dit rien.  La terre élève une vapeur. Des oiseaux sombrent volent, boue ailée.  L'horizon : tous ces nuages dévastés.  Une plaine énorme, sans rides.  L'Henequen, indice vert, divise les espaces terrestres. Le ciel déjà sans lisières. ... [Lire la suite]
samedi 26 août 2017

LE SILENCE DES PIERRES - MYSTES - Extraits

La voix déchirée des lunesdérive sur les continentsface aux mémoires engloutieset s’éteint dans la nuit des pierresTout est silence.Elle regarde les oiseaux aux mains coupéesleurs fissures déshéritées, le sol grisla cendre du sens.Il ne se passe rienQuand un monde se meurt.Tout est dans le chant absent. ... Sommes-nous certain de demeurervivantségarés sur les récifs de ce temps ?Il y a ici-bas un arbre dresséles bras en croixet une perle clouée, crucifiée.Il y a ici-bas, la trace argentéedes racines, la roséeet pourtantSommes-nous... [Lire la suite]
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mercredi 23 août 2017

JE T'AIME AU GRE DE LA MORT...Extrait

Lorsque je serai tué, un jour d'entre les jours l'assassin trouvera dans ma poche des billets de voyage un pour la paix un pour les champs et la pluie un autre pour la conscience des hommes ( Je t'en prie ô mon cher assassin ne néglige pas les billets je t'en prie voyage ! ) . SAMIH AL-QÂSIM Traduction Abdellatif Laâbi .        
samedi 12 août 2017

JEAN ROUSSELOT...Extrait

Nous mourrons sans avoir apprivoisé les choses Qui nous cernent en attendant De nous incorporer Elles n’ont pas même un regard Pour les moignons d’âme qui nous restent Et laissent pourrir à leurs pieds Nos humbles propositions de trêve. Celles qui nous doivent la vie Ne sont pas les moins odieuses On peut mourir de l’indifférence d’un arrosoir Aussi bien que du poids d’une avalanche.   .     JEAN ROUSSELOT     .     Oeuvre Omer Amblas
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