jeudi 28 octobre 2021

THIERRY MATHIASIN...Extrait

  Je sais que tu m'entends, là où les mots s'étirent dans le vent, l'écho des vagues remontent à mes lèvres, quand entre ma tête et mes mains, la nuit dessine ta silhouette Je sais que tu me vois, au bout de ton regard, dans chaque battement de cils, où ton désir soulève ses hanches, les traits de ton visage habillent mon île Je sais que tu m'emmènes le long des jours de tes errances, tu gardes au creux de tes gestes le pas de danse, les volutes d'une franche cadence Je sais... [Lire la suite]
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jeudi 28 octobre 2021

ARRACHE-MOI DOUCEMENT

Arrache-moi doucement à l'enveloppe de chair qui m'opprime me tourmente et m'étrangle Arrache-moi doucement à la griffe de la douleur Q'un moment je sois tout entier un homme   Conduis-moi au pays qui n'existe que lorsque tes doigts brûlent Et que tes cheveux répandent dans la chambre Une odeur de terre d'aube et de terre mouillée   Ne parle pas l'Amour est un long silence Habité par un verbe tout-puissant qui sourd des feuilles et des eaux Et des deux corps qui se fondent ensemble   Arrache-moi doucement... [Lire la suite]
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jeudi 2 septembre 2021

THIERRY MATHIASIN...Extrait

Nous irons au pied des soleils enterrer nos morts, élever à la faveur des grands arbres les deuils qui ont pris racine dans nos yeux, les rêves éteints que les pluies vont diluer dans les canaux qui longent le cimetière Nous n'aurons de cesse d'écouter le vent qui coiffe d'une main tremblante la bordure des jours, le chant des flamboyants loin des rivages où la mer est revenue avec ses vagues désossées Mon corps ne peut contenir tout le cortège des départs, ni se reposer de la violence des souvenirs encore vifs, ces... [Lire la suite]
mercredi 25 août 2021

OEUVRE POETIQUE 1952-1994

Prière (Extrait) . … . Par la rivière par le fleuve Qu’on me laisse à présent partir La mer est proche je respire Déjà le sel ardent Des grandes profondeurs Les yeux ouverts je descendrais au cœur De la nuit tranquille Je glisserais entre les arbres de corail Écartant les amphores bleues Frôlant la joue Enfantine des fusaïoles Car c’est là que demeurent Les morts bien-aimés Leur nourriture c’est le silence la paix Ils sont amis Des poissons lumineux des étoiles Marines ils passent Doucement d’un siècle à... [Lire la suite]
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dimanche 8 août 2021

LIGNEES...Extrait

Anghjula.... . Tu marches dans les nervures songeuses du millepertuis, dans les vaisseaux ramifiés de ton cerveau. Les cellules meurent ou prolifèrent, tu ne sais rien du grand chantier. La forêt n’est pas vierge, la page n’est pas blanche et les chemins n’existent pas. Tu dois marcher longtemps dans le blanc éblouissant du trop-plein de signes, dans le noir incertain des ombres mêlées. Les morts en attente, alignés comme des troncs, dressent leurs branches défeuillées. Tu dois marcher sans t’arrêter. Sans... [Lire la suite]
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dimanche 18 juillet 2021

JE TE DONNE

Les fleurs à inventer les jouets d'une comèteLes raisons d'être fou la folie dans ta têteDes avions en allés vers tes désirs perdusEt moi comme un radar à leurs ailes penduDes embruns dans tes yeux et la mer dans ton ventreUn orgue dans ta voix chaque fois que je rentreDes chagrins en couleur riant à ton chevetLes lampes de mes yeux pour mieux les éclairer Les parfums de la nuit quand ils montent d'EspagneLes accessoires du dimanche sous ton pagneLes larmes de la joie quand elle est à genouxLe rire du soleil quand le soleil s'en... [Lire la suite]
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mercredi 7 juillet 2021

« LA NAISSANCE DU JOUR », EN FORME D’ÉPILOGUE

“Tel est le titre du livre que Colette écrit à cinquante ans alors que, désormais, prétend-elle, « il va falloir vivre – ou même mourir – sans que ma vie ou ma mort dépendent d’un amour ». L’ouvrage débute par une lettre que l’auteure attribue à sa mère, Sido, une déjà bien vieille dame. Sido a été invitée par Henry de Jouvenel, le second époux de Colette, à passer quelques jours chez eux, ce qu’elle refuse en ces termes « Monsieur, vous me demandez de venir passer une huitaine de jours chez vous, c’est-à-dire auprès de... [Lire la suite]
jeudi 1 juillet 2021

STABAT MATER FURIOSA, Poème de Jean-Pierre Siméon, Interprété parSophie Marceau

Adapté par l’artiste colombienne Violeta Cruz, le texte de Jean-Pierre Siméon, qui fait entendre la voix d’une femme qui n’en peut plus de la guerre et de la violence, est porté par Sophie Marceau et un orchestre dirigé par David Greilsammer. . . ... . Un tremblement contenu Une inquiétude C’est le cri d’une femme. Au moins on peut dire ça. Le cri d’une femme qui a perdu son fils. Je crois qu’on peut dire ça. Derrière le propos apparent, l’horreur et l’absurdité de la guerre, le sujet principal semble être... [Lire la suite]
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dimanche 27 juin 2021

LE SOUFFLE ET LA SEVE ...Extrait

Je suis dans un épanchement à la jointure du passé. Des bouffées de sève reprennent place dans l’égorgement de mes pensées où, excisées, elles s’épuisent sous la lame affûtée de l’écrasement. Je ne me retournerai plus, c'est inutile et ça fait mal. Alors, j'oublie, doucement. Je taris les souvenirs trop encombrants comme on pipe de vulgaires fumées oisives. Et je bois aux flaques de l’averse printanière qui a laissé son empreinte sur le sol ému par sa nourrice providentielle. J’efface toutes déceptions au profit de la grâce du... [Lire la suite]
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jeudi 22 avril 2021

DE LA DUALITE

    Au nom de qui de quoi de quel dogme précepte ou credo devrais-je abandonner l'autre rive vers laquelle l'âme tend inélucatblement à jamais depuis toujours . Au faîte des années qui t'isolent quand le geste surrané camisole et rompt à l'intention à l'attente et au désir des mondes . Faim de non recevoir Fin d'un corps usé ployant sous le faix des ans Lorsque tonne le tumulte limbique . Que lui reste - t - il si ce n'est... [Lire la suite]