mercredi 28 décembre 2016

BALLADE DE LA VIE EXTERIEURE & AUTRES POEMES

« Fussions-nous seulement débarrassés de l’histoire ! »Nietzsche   Passion du néantClarté mortelle brûlant la vie,Un génie flamboyantLuit en nous.Il nous défendContre la tiédeurQue l’ivraie foisonnanteInsinue dans nos cœurs emprisonnés :L’habitudeEt le futile plaisir de vivreEt les mensonges consolateursEt la douce hypocrisie vis-à-vis de soi-mêmeEt la confiante rêverieDu lendemain…Nous portons en nousLa grâce lumineuseL’intuition rayonnante de l’artMais les dieux l’ont malicieusementMariée à Héphaïstos, au sordide labeur... [Lire la suite]

dimanche 11 décembre 2016

SOMNAMBULE

Je garde sous la peau mon costume de mortavec à l'intérieur le long poignard de l'aubema voix se couvre mon ombre et moi nous sommes seulset je laisse sur l'eau des blessures insenséesJe suis à bout de peau je fais des métiers d'absenceje descends dans le corps des oiseaux somnambulesj'éteins les ombres blanches sur le miroir des mortset la couleur du monde s'est perdue en cheminJe vois le ciel pendu à des crochets de plombje vois des marées mortes dans le sang blanc des algueset sur les seuils de pierre des bracelets d'oiseauxDans un... [Lire la suite]
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jeudi 8 décembre 2016

REGARD DES ETOILES

à Jean Laugier, i.m. .Ce corps de glaise,pesant, lié au sol,tiré vers l’invincible nuit,ce corps où l’esprit veillecomme l’oiseau, dans la charpente de ténèbre,la cage d’os qu’un sang paisible éclaire,en songe une musique le saisit,l’allège et le dénoue de la terre charnelle.l’aile promise, triomphale, déploieses plumes frémissantes.Il se retourneet la rosée l’aspire.Les yeux fermés,rêvons que dans le froids’élève librement notre corps de lumière.Et le voici alors dissous dans la lumière,dépossédé du sanget du grand livre intime que... [Lire la suite]
mercredi 7 décembre 2016

LA PAIX, DISENT-ELLES

La paix disent-ellesLa guerre font-ilsNous avions maquillé nos yeux pour contempler le cielEt rougi nos lèvres au suc des grenades pour embrasser la terreNous avions arrondi nos ventres pour honorer le mondeLes oiseaux se sont tusÔ silence des déserts rendus plus aridesSous l’acharnement des charsQue restera-t-il sous la cendre ?Nous cherchons les chemins, les champsDévastés par les bottesNos yeux sont cernés de deuil, nos jardins de décombresNos sexes ont été fouaillés au nom des frontièresNos bouches souilléesNos ventres ont... [Lire la suite]
dimanche 4 décembre 2016

JE NE DIRAI PAS TOUT... Extrait

Je ne dirai pas tout. J’aurai passé ma vie à me décortiquer, à me déshabiller, à donner en spectacle à n’importe quel prix ce que j’avais de plus précieux, de plus original, plus vivant que moi-même, au prix de quels efforts, je ne le dirai pas. Je ne dirai pas tout. On passe au beau milieu de ses contemporains et la figuration n’est pas intelligente. Ils ont tous un cerveau fendu par le milieu dont toute une moitié se transforme en silex. Je vais jour après jour, envers et contre tout, vers mon point de départ, cercueil... [Lire la suite]
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samedi 26 novembre 2016

S'ABAISSER JUSQU'A L'HUMUS

 S'abaisser jusqu'à l'humus où se mêlentLarmes et rosées, sangs versésEt source inviolée, où les corps suppliciésretrouvent la douce argile,Humus prêt à recevoir frayeurs et douleurs,     Pour que tout ait une fin et que pourtant     rien ne soit perdu.S'abaisser jusqu'à l'humus où se logeLa promesse du souffle originel. Unique lieuDe transmutation où frayeurs et douleursSe découvrent paix et silence. Se joignent alorsPourri et nourri, ne font qu'un terme et germe.Lieu du choix : la voie de... [Lire la suite]

mercredi 23 novembre 2016

UN TEMPS DE RIEN

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samedi 12 novembre 2016

PAR MANQUE D'Я

L’homme épelle sa fatigue.Épelle et soudaindécouvre d’étranges majuscules,inespérément seules,inespérément hautes.Qui pèsent plus sur la langue.Pèsent plus mais échappentplus vite et c’est à peines’il peut les prononcer.Son cœur se rassemble sur les cheminsoù la mort éclate.Et il découvre, tandis qu’il continue d’épeler,de plus en plus d’étranges majuscules.Et une grande peur l’étreint:se trouver devant un motécrit seulement de majusculeset ne pouvoir alors le prononcer.   . ROBERTO  JUARROZ Poésie verticale I . ... [Lire la suite]
samedi 22 octobre 2016

LES OISEAUX

Pour Werner Lambersy et Jean Marc La Frenière   Nous n'avions qu'un ciel en partage il a incendié nos jours pour quelques lambeaux de nuages nous avons fait la guerre là où s'amusent les oiseaux nous avons tenté d'arrimer le bleu au noir de l’œil et les oiseaux se sont mis à crier ils se sont enfuis nous avons tant et tant jeté la pierre au vent qu'il s'est tu et les arbres ont péri sous le poids de leurs propres feuilles   .   CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN   .          Oeuvre... [Lire la suite]
dimanche 16 octobre 2016

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Bouche ouverte au silence inépuisable Seul fracas: les montagnes dévalant leur à-pic. J'avoue ma chair périssable, et ma langue déglutit le passé dénommé. De mon corps au paysage, toujours l'espace désertique des mots Il pleut à travers mes os.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com  
Posté par emmila à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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