lundi 25 avril 2016

LA MORT EST UNE ILLUSION

La mort est une illusion. On ne meurt pas mais on naît de différente manière. On naît dans le renouveau total, ce qui donne l'impression d'une rupture nommée mort. Chaque fois que le renouveau est profond, chaque fois que le renouveau est total, la mort est le premier mot qui vient pour décrire cette naissance radicale. La naissance radicale elle-même est une sorte de mort, c'est-à-dire un changement, une renaissance qui brise les limites stagnantes de la finitude, de la saturation. La mort offre à la conscience un voyage interne dans... [Lire la suite]

vendredi 22 avril 2016

NOUVEAUX POEMES...Extrait

Empoisonnée, ensanglantée, minée, Emprisonnée, calcinée, meurtrie, Tu implores, Terre, en criant De toutes tes racines- veines, De tous tes fleuves et rivières, L’Homme-l’ingrat, D’arrêter tous ses crimes, De te laisser continuer Les chants de tes épopées Portés par tes échos, Entre monts et vallées, Entre labours et cimes, Entre grottes et forêts ! Pourtant, tu lui offres encore Ton eau qu’il assassine, Tes arbres qu’il élimine ! Pourtant, tu coules encore Roucoules, ton corps asphyxié, En tes chemins de fleurs, En tes rires... [Lire la suite]
dimanche 10 avril 2016

LA NUIT AU SOLEIL...Extrait

Il faut en finir avec soipour vivre sans, sans vivre pour,sans même le moindre désirde vivre à l'infinitif...La naissance ou le commencementsans commencement.Le naître ou le commencement de la fin.La mort, seule finalité de la naissance.Et, dans le mourir, la seule fin du naître.Enfinla fin de la findans l'infini.Le seul secret de la vie : la mort.La seule énigme de la mort : la vie de la vie.La seule finalité de la poésie :l'infini, c'est à dire l'impossible.   . MICHEL CAMUS .   Oeuvre Philippe Le Ferrand ... [Lire la suite]
samedi 9 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pressés de toute partpar les vols d'hirondelles,les fruits sur l'arbre naissant.Nulle résignationdans le jour qui éclôt bleudans le bleu de l'aube.Je ne sais que le silenceet la clarté qui s'affiche à la fenêtre:unique réponse aux questions immortellement urgentes,la mort, l'amour.Un geste de paille aura suffiet l'absence fait place à une douce ivressedéployée à la crête de l'heure nue . .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com/
dimanche 3 avril 2016

PARTI DES OISEAUX

Une paire d'oiseaux, un jour se laissa choirAu bras d'un arbre qu'elle voulut pour perchoir;Avec leur bec planté en face des montagnes,Les deux oiseaux vivaient une vie de cocagne.Mais la main d'un enfant empoignait une crosse,Un pistolet à plomb qui mit fin à leurs noces.Car, ce bout de métal, sinistre furibond,Violemment fit un " boum " et l'oiseau fit un bondDe la première larme à la dernière ride,De destruction, de mort, les hommes sont avides,Au point de mettre fin, en toute gratuitéA la vie d'un oiseau, fruit de la liberté.Sous... [Lire la suite]
mercredi 9 mars 2016

LES ECROULEMENTS

Regarde mon amour Ce monde qui s’écroule Autour de nous En nous Serre bien ma tête contre ta poitrine Et dis moi ce que tu vois Pourquoi ce silence ? Dis-moi simplement ce que tu vois Les étoiles contaminées tombent-elles De l’arbre de la connaissance Le nuage toxique des idées Nous submergera-t-il bientôt ? Dis-moi ce que tu vois Brûle-t-on déjà les livres sur les places publiques Rase-t-on la tête des femmes avant de les lapider Y a-t-il des processions d’homme à cagoule Brandissant croix et cimeterres Pourquoi ce silence mon aimée... [Lire la suite]

dimanche 28 février 2016

JE MARCHE ENCORE...

Je marche encore comme si j'allaisà la rencontre de quelque chose, je regarde, je pense,alors que devant moi tout n'est qu'inéluctable,sans issue, sans sursis.Pierre qui ne peutque couler.Rideau qui ne s'abaisse qu’une seule foiset plus jamais ne se lève.Histoire d'un oiseau dont on sait seulementqu'il s'est envolé.Il n'y a plus de vie, la mort n'arrive pas.Incompréhensible, long, insupportablement longdestin de l'homme .   IVO ANDRIĆ(1892-1975)   .   Oeuvre Albert Giacometti " L'homme qui marche "   ... [Lire la suite]
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samedi 27 février 2016

LE PRIX DU SANG

Tout nous vient de la terre,de l'eau du puits au lait du pis,du vin des vignes aux petits pois,des petits poings du temps à la robe des blés. Quand le ciel est trop bas pour se tenir debout,je me nourris de mots et de cris éperdus.Je ne suis pas du bois dont on fait les potences.Je suis de l'homme et de l'érable.Je débite les ormes en planches de salut.Je ne suis pas né d'un dieu,mais de ces bêtes immenses qui mordent l'infini,d'une saison mal famée,des têtes fanées dans la maison des fous. Des oiseaux blancs titubent... [Lire la suite]
vendredi 26 février 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

Une toile bat dans le vent une porte s'ouvre sur l'imprévisible. Entre l'autre et soi l'épuisant voyage par saccades. Des murs s'effondrent comme dans un demi-sommeil. On grandit non par désir mais par convenances On attend la fraîcheur l'inattendu un rire peut-être ou un adieu à reculons. Farouche on meurt un peu à peine rassasié. Aura-t-on assez touché assez étreint avant de sombrer ?   .   AGNES SCHNELL  2006   .   Oeuvre Montserrat Gudiol
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dimanche 21 février 2016

ECAILLES

Mort où tant de vie s'égare de nos faibles yeux abandonnée. Torrent tu nous étonnes étincelant et boueux de bouche en bouche le doux et l'amer cailloux et bois achevés repris. Ces photos floues que le temps a bougées. La lumière se cherche sur nos mains et soudain tout est plume neige neige — Le même vent traîné dans le feu la même nuit avec la même texture de branches d'un bonheur inavoué. La même croissance dans les gestes et reffeuillement des mains sur la peau trouées soudaines dans les formes quand l'espace nous entend — Nous... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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